J 25 | ASSE-OM : une meute affamée !

L’OM tient sa deuxième place et doit absolument la conserver. Plus facile à dire qu’à faire, car la frénésie du mois de février se poursuit et c’est désormais le Chaudron stéphanois qui se dresse sur le parcours des Olympiens. Ils devront y mélanger les bons ingrédients pour rassasier leur faim de points et de victoires. Une recette savoureuse que les supporteurs dévorent !


Fausse route

Saint-Étienne avait créé la surprise en se hissant au pied du podium de la Ligue 1 après seulement cinq journées de championnat. Pour sa part, l’OM subissait deux humiliations successives face à Monaco et Rennes, et flirtait avec la deuxième moitié du classement.

À ce moment de la saison, les Verts étaient sérieusement considérés comme les outsiders de l’habituel trio de tête (Paris, Monaco, Lyon), tandis que l’OM Champion’s Project paraissait déjà caduc pour les plus pessimistes.

Entraînée par un ancien du Barça, soucieux du spectacle comme du jeu, l’équipe du Forez avait alors belle allure – surtout en comparaison des huit années passées avec Christophe Galtier.

Au demeurant, des deux Garcia, c’était bien Oscar le Stéphanois qui faisait de l’ombre à Rudi le Marseillais.

Ce dernier, hué et conspué par la plupart des aficionados de l’OM était même en très mauvaise posture…

Courants contraires

Depuis, le temps a fait son œuvre : il ne reste plus qu’un seul Garcia à la barre et c’est à l’OM qu’il a su mener sa barque.

L’Association Sportive de Saint-Étienne a en effet payé son mercato estival bâclé et à l’issue d’une pluie de défaites – dont celle très acide du derby face à Lyon – s’est retrouvée en eaux troubles, terminant l’année 2017 au seizième rang, à une brassée de la zone de relégation…

Privé de cap et de quartier-maîtres pour son équipage, Oscar Garcia a fort logiquement quitté le navire à la mi-novembre, obligeant la direction du club à réagir dans l’urgence.

Jean-Louis Gasset lui a succédé.

Si la situation s’est aujourd’hui stabilisée, cet inhabituel chassé-croisé a fortement perturbé les esprits.

Au grand dam des « spécialistes » qui lui prédisaient ainsi le plus funeste des destins, l’OM s’est ressaisi et vise désormais les étoiles de la Ligue des champions sans même avoir recruté pendant la trêve hivernale…

Risqué ? Peut-être, mais pour l’heure, Rudi Garcia, Andoni Zubizarreta et Jacques-Henri Eyraud ont fait les bons choix.

Les Verts de l’espoir

Soucieux de leur première moitié de saison en eau de boudin et des boursouflures comme des carences de l’effectif, les dirigeants de l’ASSE se sont séparés de Loïs Diony, Florentin Pogba, Bryan Dabo et Léo Lacroix.

Ils ont ensuite fait revenir deux éléments de prêt (Robert Berić et Oussama Tannane), et enrôlé quatre petits « nouveaux » : Paul-George Ntep (prêt), Mathieu Debuchy (prêt), Neven Subotić et Yann M’Vila (transfert).

Depuis ces changements et la dernière rencontre entre les deux clubs (ponctuée par une victoire trois buts à zéro de l’OM au Stade Vélodrome), les Stéphanois affichent ainsi deux renforts par ligne. Dans l’absolu tout au moins.

En premier lieu, Rudi Garcia fera certainement en sorte de contrer Ntep, très vif sur son flanc gauche.

Sélectionné deux fois en Équipe de France avant de disparaître du côté de Wolfsbourg (aucun but et trois passes décisives en dix-neuf apparitions), il aspire à retrouver du temps de jeu et de la confiance. Toujours percutant, il a déjà réussi ses débuts chez les Verts en marquant pour son premier match.

Le technicien de l’OM insistera aussi sur l’expérience de Debuchy et Subotić, défenseurs polyvalents et rugueux, et rappellera au passage que durant les grandes épopées européennes du Borussia Dortmund au début des années 2010, l’international serbe formait un impressionnant duo avec Mats Hummels, actuel pilier du Bayern Munich.

De son côté, Yann M’Vila était titulaire indiscutable devant la défense des Bleus entre 2010 et l’Euro 2012.

Jusqu’à présent, son inconstance et son inconséquence l’ont toutefois voué à une carrière très inférieure à celle qu’on lui prédisait. Voilà donc une occasion de redorer son blason. Enfin, de le « reverdir » dans un premier temps !

Talentueux, bien qu’irréguliers ou en méforme, ces joueurs sont autant de paris pour Saint-Étienne. En cas de réussite, ils assureraient la lutte pour le maintien ou permettraient de glaner une place plus digne du pedigree du club.

Pour l’instant, les dernières prestations de Sainté montrent du mieux : six points pris et une rencontre à Amiens maîtrisée (avec des recrues défensives sereines). De quoi laisser espérer une réelle opposition face aux hommes de Rudi Garcia, contrairement au match aller…

Cela étant, et indépendamment de l’OM, l’ASSE devra rapidement se mettre au diapason d’une Ligue 1 bien plus changeante et exigeante que par le passé. Il y va de sa survie dans l’élite.

C’est la dernière fois ! 

C’est par ces mots que Luiz Gustavo a réagi à la fin du match victorieux contre Metz (6-3).

En homme fort de l’équipe et en joueur d’expérience, le vice-capitaine olympien sait pertinemment que le plus dur reste à faire pour se maintenir sur le podium dans la sueur d’un duel à trois acharné (et loin d’être terminé), car un danger plane au-dessus de chaque joueur phocéen : le relâchement !

Être suffisant après avoir mené rapidement deux buts à zéro dès la première période est inadmissible et pourrait rapidement, s’avérer préjudiciable.

De fait, l’OM devra se rendre à Geoffroy-Guichard avec la détermination qu’incarne si bien le Brésilien.

En effet, si les dernières entrées de l’OM dans le chaudron n’ont occasionné qu’une seule victoire stéphanoise (le 18 mai 2013, 2-0), pour six nuls et trois succès marseillais, négliger le regain de forme de l’adversaire lors d’une rencontre jouée dans son antre et ayant valeur de test pour les anciens comme les nouveaux serait une énorme erreur !

Pour autant, les hommes de Rudi Garcia semblent en avoir conscience et s’ils sont déterminés et appliqués, le rythme des récentes semaines ne devrait pas changer, sachant que le groupe est supérieur à celui de Saint-Étienne et que l’ambiance qui y règne amène de plus en plus d’aisance dans le jeu.

Ajoutons que les Olympiens restent invaincus en 2018 et ont inscrit sept buts sans en encaisser en retour lors des deux précédentes confrontations avec le club forézien. De quoi partir en toute confiance à la conquête du Chaudron ?

Sans doute, si nos joueurs gardent la tête froide et cette faim de loup qui a bousculé l’ordre établi !

À quelques heures d’affronter Bourg-en-Bresse en Coupe de France, nous avions d’ailleurs intitulé notre avant-match « L’appétit vient en mangeant ». Le fait est qu’avec neuf buts à zéro au coup de sifflet final, nous n’imaginions pas les Marseillais si voraces…

Allez l’OM !

Écrit par Florent.B

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A propos de Toti


Pixelliste iconoclaste, feuilliste acescent, il gâche le temps libre de tous ceux qui se risquent à lire sa prose et le sien à suivre l'OM.
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  1. Rudi avec un i mes amis

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