OM-LOSC : en quête de vérité

Après une déroute à Sochaux en Coupe de La Ligue, l’OM se prépare à recevoir le LOSC dans le cadre de la dix-huitième journée du championnat. Un rendez-vous crucial pour deux clubs au parcours voisin, impatients de profiter de la trêve hivernale pour se reconstruire.


Dégringolades

Titré en 2010 au bout de dix-sept ans de disette, l’OM s’est ensuite replié sur lui-même tandis qu’en son sein, des forces le tiraient vers le bas…

Pour Lille, le constat est proche. Éreinté par le loyer du Stade Pierre Mauroy et l’explosion de la masse salariale relative au sacre de 2011, le LOSC n’en finit plus de se désintégrer.

Perdant l’entraîneur qui l’avait mené à la gloire – et qui officie désormais à l’OM – ainsi que ses meilleurs joueurs d’année en année, le club du nord a imité son homologue sudiste au point d’être lanterne rouge en début de saison…

La situation est même devenue tellement préoccupante que Frédéric Antonetti a été évincé le 22 novembre dernier au profit de son adjoint, Patrick Collot. Une histoire qui se répète et fait écho à ce qui s’est passé à Marseille avec les résultats catastrophiques de l’exercice précédent et le départ de Michel remplacé au pied levé par Franck Passi.

De quoi décourager les supporteurs les plus enthousiastes…

Convalescences

Pourtant, la donne semble avoir changé à Marseille comme à Lille.

Pour l’OM, le départ de la famille Louis-Dreyfus et le rachat par Franck McCourt ont tout d’un véritable renouveau. Beaucoup plus lisible et crédible qu’auparavant, la politique du club incarnée par Jacques Henri-Eyraud semble ainsi devoir ramener l’OM sur les bons rails à moyen terme.

En aval, le licenciement serein de Franck Passi – en dépit de quelques soubresauts médiatiques – et les nominations de Rudi Garcia et d’Andoni Zubizarreta à la tête de l’entité sportive de l’OM ont même de quoi réveiller de solides espoirs pour les saisons à venir.

Première étape de ce changement, le jeu a évolué en qualité et en efficacité malgré des résultats en dents de scie.

De fait, Maxime Lopez qui ne trouvait pas grâce aux yeux de Franck Passi est devenu la pièce maîtresse de la formation olympienne sous la tutelle de Rudi Garcia. Quant à Florian Thauvin, il a retrouvé le technicien qui l’avait incité à rejoindre Lille avant d’atterrir à Marseille et recouvre peu à peu son meilleur niveau après trois saisons décevantes.

Plus convaincant et encourageant, l’OM tutoie désormais la première moitié du classement. De quoi se rassurer après le passage de « l’ouragan Michel ».

Pour autant, le bilan est mitigé (quatre victoires, trois matchs nuls, trois défaites), et le chantier vaste.

Manque de tranchant en attaque et fragilité défensive récurrente grèvent en effet le potentiel de cet OM encore largement tributaire des choix désastreux opérés par l’ancienne direction.

Par conséquent, le mercato hivernal s’annonce décisif pour espérer rectifier le tir, compléter le travail acharné de Rudi Garcia et convaincre des supporteurs impatients.

Ce sera le deuxième étage de la fusée McCourt avant une probable mise en orbite programmée à l’issue du mercato estival.

À Lille, le temps semble s’être arrêté, comme suspendu à l’évolution de la vente du club à l’homme d’affaires Gérard Lopez.

Dans les médias, on s’agite sans savoir grand-chose de l’avenir du LOSC et on glose sur l’improbable retour de Marcelo Bielsa en Ligue 1. Le temps des certitudes et du « Barça du nord semble bien loin »…

Heureusement, sur le terrain, Patrick Collot assure un intérim probant avec quatre victoires de rang ponctuées d’une lourde défaite face au PSG en Coupe de la Ligue.

Une contre-performance à relativiser eu égard à la qualité globale de la formation parisienne, mais qui n’est pourtant pas anodine si l’on considère que le groupe lillois est plus homogène et complet que celui de l’OM.

Avec une onzième place et vingt points pour récompenser ses efforts et ceux de ses poulains, l’entraîneur du LOSC peut respirer avant d’affronter l’escouade marseillaise.

Toutefois, les Olympiens demeurent invaincus à l’Orange Vélodrome et cette confrontation qui tourne souvent à l’avantage des ciel et blanc s’annonce très indécise.

Rédemption

Outre les velléités des uns et des autres (Florian Thauvin sera probablement revanchard avec son ancien club), pour les Marseillais comme pour les Lillois, il est temps de sécuriser les enjeux et de préparer au mieux la suite de la saison.

Fi des paroles, l’OM a besoin d’actes et de résultats ! Du reste, combien de belles dynamiques se sont-elles brisées à l’issue de la trêve des confiseurs ?

On songe évidemment à Bordeaux et ses quatorze unités d’avance sur l’OM à ce moment de la saison en 2009-2010, mais aussi au titre prometteur de champion d’automne ravi au nez et à la barbe du PSG par les hommes de Marcelo Bielsa en 2014-2015…

Pour l’heure, indépendamment des éventuelles recrues qui viendront renforcer durablement ou provisoirement l’Olympique de Marseille au cours de la prochaine période de transfert, un seul mot d’ordre est encore audible  pour les supporteurs : victoire !


 

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A propos de Toti


Pixelliste iconoclaste, feuilliste acescent, il gâche le temps libre de tous ceux qui se risquent à lire sa prose et le sien à suivre l'OM.
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