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"Ils ont tué l’engouement avec le prix des places !"
La Provence
Le patron du restaurant sénégalais Le Ziguinchor ne décolère pas après la politique tarifaire appliquée à la billetterie.
Patron du Ziguinchor, Richard Mendy n’est pas content. Pour le taulier du restaurant sénégalais, situé rue Pastoret près du cours Julien, le match amical entre le Sénégal et les Comores devait être "un moment festif et familial". Mais les tarifs proposés initialement par MC Sport, la société organisatrice, ont "tué l’engouement" pour ce passionné de football, grand habitué du Vélodrome et fada de l’OM. "Tout le monde trouve ça trop cher. Les gens n’ont plus d’argent, les organisateurs sont-ils au courant ?, fait mine d’interroger le restaurateur. C’est un match amical, un dimanche à 15h, on ne va pas laisser les enfants à la maison ! Ils auraient dû faire un billet acheté = un billet offert, comme l’OM peut parfois le faire, mais ils ont préféré se dire qu’ils allaient se gaver."
"Ils ont baissé les tarifs (15€ en virages, de 25 à 55€ en tribunes latérales, NDLR) depuis mercredi, mais ils ont tué l’engouement, martèle le Marseillais, né à Dakar et qui a grandi à la Castellane. On ne se branche même pas entre nous, il n’y a aucun rassemblement prévu, pas de groupes de supporters… La société qui organise le match n’a même pas pris la peine de contacter le consulat, les associations ou les restaurateurs pour proposer des invitations et ainsi remplir le stade, déplore le boss du Zig'. Le fait que l’équipe nationale du Sénégal soit là, c’est énorme pourtant. En mars, je suis monté au Stade de France pour Sénégal-Pérou (2-0), c'était le match où la coupe d’Afrique était présentée à la diaspora sénégalaise basée en Europe. C’était l’occasion pour ceux qui n’avaient pas pu la fêter à Dakar de le vivre ici. Le stade était plein, ça débordait de Sénégalais, il y avait 80 000 personnes venues de partout, de Londres, de Bruxelles !"
Là, Richard attend encore avant de prendre sa place. "C’est dommage, c’est le match de la fraternité, les Comoriens et les Sénégalais de Marseille sont des frères, on a grandi ensemble, nos familles sont amies. Et puis, les Comoriens ont toujours été derrière le Sénégal, c’est la première nation qu’ils supportent", témoigne-t-il.