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Re: Nouvelles métropolitaines et internationales

22 Aoû 2026, 18:23

Gastibelza en est resté à Pie X. :mrgreen:

Re: Nouvelles métropolitaines et internationales

22 Aoû 2026, 22:15

Les Papes, c'est comme les suites au cinéma, plus il y en a et plus c'est chiant. redaface2

Et puis de toute façon, je préfère Pie XII pour son pragmatisme. :mrgreen:

Je prends note de vos remarques. Sans doute ai-je une vision trop franco-française et datée de la question.

Re: Nouvelles métropolitaines et internationales

29 Aoû 2026, 21:32

Re: Nouvelles métropolitaines et internationales

03 Sep 2026, 09:36

Information
A Sarcelles, un projet nébuleux d’attentat

Six hommes ont été placés en détention après la découverte d’armes dans une voiture près d’une synagogue

C’est sans doute l’affaire la plus sensible de ces derniers mois, aux yeux des autorités chargées de protéger le pays face au terrorisme. Pour l’heure, c’est aussi la plus nébuleuse, tant les pistes demeurent difficiles à confirmer. Le 11 juillet, la police découvre dans un véhicule, à Sarcelles (Val-d’Oise), un fusil de type kalachnikov, un pistolet Beretta, des cartouches et un bidon d’essence. Près de 300 personnes sont alors évacuées de deux synagogues, d’un complexe de cinéma et de restaurants situés à proximité. Le confinement est même imposé aux résidents d’une maison de retraite et d’un hôtel.

La mesure est spectaculaire, et pour cause : selon un renseignement parvenu peu auparavant aux autorités françaises, mentionné dans les éléments de l’enquête dont Le Monde a eu connaissance, un groupe terroriste, issu de la mouvance islamiste tchétchène, aurait projeté une attaque contre l’une des synagogues à l’occasion de la fin du shabbat.

Le 25 juillet, le Parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé le placement en détention provisoire de six hommes « soupçonnés d’avoir participé au convoyage du véhicule » et « d’avoir participé à la fourniture ou à la livraison des armes ». Ils ne sont, cependant, pas poursuivis pour terrorisme, même si la justice est saisie de ce chef. Selon le PNAT, il n’est pas établi « qu’ils avaient connaissance du projet final ». Autrement dit, ils ont pu être de simples petites mains d’un projet les dépassant. Une source proche de l’enquête précise, pour justifier le caractère terroriste de l’affaire retenu à ce stade : « Nous ne sommes pas en présence d’une simple logique de criminalité organisée, au regard des précautions, dont le compartimentage, prises par les membres de ce groupe. »

Enfin, la justice comme les services de renseignement n’écartent pas une autre hypothèse, celle d’une manipulation de délinquants par un Etat étranger ayant pour but de déstabiliser la France, comme l’Iran et la Russie ont pu le faire par le passé. Le Monde a pu reconstituer les prémices de cette affaire. La version officielle sur la découverte du véhicule contenant les armes fait état d’une information transmise par un service étranger. C’est exact, mais partiel. Car, si, le 11 juillet, l’ambassade du Maroc à Paris alerte effectivement son interlocuteur habituel, chargé des contacts diplomatiques, au sein de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), le renseignement viendrait, en réalité, de la région parisienne. Selon les informations du Monde, la direction générale des études et de la documentation marocaine, le service de renseignement et de contre-espionnage du Maroc, aurait été informée par l’un de ses propres contacts en France. Cependant, cette source humaine n’était pas au cœur de l’opération. Elle n’a livré que la marque d’un véhicule, son immatriculation, amputée de deux lettres, et le nom du restaurant près duquel elle était garée.

Ce renseignement s’est révélé suffisant pour les policiers du Val-d’Oise, avisés par la DGSI, et œuvrant dans le cadre d’une enquête de flagrance ouverte par le parquet de Pontoise. Ils trouvent la voiture, vide de tout occupant, et découvrent les armes. C’est la stupeur. Le renseignement des Marocains était bon. Et, même si elle suspecte ce « service partenaire de confiance », comme elle le qualifie, de traiter à son insu des sources sur son territoire, la DGSI se réjouit d’avoir pu déjouer une attaque terroriste dans une zone sensible.

Le véhicule est stationné au cœur d’une zone commerciale, calme et pas connue des services de police comme un lieu d’activité des narcotrafiquants, fréquentée par la communauté juive de Sarcelles, surnommée « la Petite Jérusalem ». La synagogue Beth-El, dite « des Marocains », n’est qu’à 260 mètres et la grande synagogue de la ville, à 500 mètres.

Les enquêteurs n’ont décelé aucune activité suspecte ou repérage sur les vidéos de surveillance des synagogues. Toutefois, celles du réseau de caméras de la ville et la carte SIM de la Toyota leur permettent rapidement de remonter jusqu’aux personnes, qui seront arrêtées fin juillet.

Le véhicule a été volé sur la commune d’Andrésy (Yvelines), le 10 juillet au soir, avant d’être garé à Sarcelles, le 11 juillet à 2 h 20 du matin. Lors d’un dernier trajet entre Soisy-sous-Montmorency (Val-d’Oise) et Sarcelles, les images montrent un déplacement en convoi avec une Toyota Prius, dont les occupants viennent s’ajouter au nombre de personnes placées sous surveillance.

Organisation très cloisonnée

L’analyse de trois lignes téléphoniques Lycamobile prépayées utilisées par les suspects et de nombreuses surveillances physiques conduisent les enquêteurs jusqu’à la cité Pablo-Picasso, à Nanterre, d’où vient un grand nombre de personnes interpellées.

Les traces génétiques laissées à l’intérieur de la voiture, sur les armes, le bidon d’essence et les plaques d’immatriculation ont permis de mettre six noms sur la liste des hommes ayant pu participer aux actes préparatoires de ce que le ministère de l’intérieur qualifie d’« attaque terroriste déjouée ». Ces délinquants, dont plusieurs sont déjà connus pour des faits liés au trafic de stupéfiants ou d’armes, ne présentent « aucun signe de radicalisation », précise la justice. Il apparaît que, après avoir été volée, la voiture a été maquillée et affublée de fausses plaques d’immatriculation avant le chargement des armes. Cette opération, selon l’enquête, se serait déroulée sur un parking de la commune de Carrières-sous-Poissy (Yvelines).

En outre, après avoir réalisé cette prestation de service, les six mis en examen semblent avoir repris leurs activités après le 11 juillet. Plusieurs d’entre eux se rendent, le 13 juillet, en Allemagne, en voiture, transitant près de Strasbourg. Les enquêteurs n’ont pas pu identifier, pour l’heure, l’objet et la nature de leur déplacement.

L’enquête s’est accélérée lorsqu’un membre du groupe, Zakarya R., réserve un billet d’avion pour Marrakech (Maroc), où il compte se rendre, le 22 juillet. La crainte de voir les suspects s’enfuir est réelle. La décision est prise de lancer les interpellations, le 21 juillet. Depuis, un mois après leur arrestation, les six mis en examen ont, pour l’ensemble, gardé le silence sur les faits ou contesté « toute intention terroriste ». Les investigations butent encore sur l’identité des commanditaires et de ceux qui auraient dû perpétrer l’attaque.

L’organisation de l’opération semble avoir été très cloisonnée. Le conducteur de la Toyota, aperçu sur les vidéos lors de l’arrivée de la voiture à Sarcelles, a déclaré aux enquêteurs de la DGSI qu’elle avait été déposée devant chez lui par ceux qui étaient chargés de la dérober. Il a assuré avoir été payé quelques centaines d’euros pour sa tâche avant de confier qu’il pensait éventuellement transporter des stupéfiants. Ce jeune homme inconnu de la justice dit n’avoir jamais pensé à des armes, et encore moins à une affaire de terrorisme.

En privé, les autorités ne cachent pas leur surprise et leur inquiétude face à « cette piste tchétchène ». Elles pensaient que le terrorisme n’était plus l’apanage de réseaux internationaux capables de monter des opérations sur le sol français, comme en 2015. Les profils auxquels la France doit faire face depuis plusieurs années sont souvent des solitaires autoradicalisés issus d’un phénomène endogène. L’affaire de Sarcelles serait-elle le signe avant-coureur du retour d’une menace que la France a connue par le passé ? En 2015, les enquêtes judiciaires avaient démontré que des délinquants relevant du droit commun avaient vendu des armes et fourni des voitures à des réseaux terroristes sans savoir qui ils étaient vraiment et sans connaître leur projet.

Le Monde

Re: Nouvelles métropolitaines et internationales

03 Sep 2026, 17:22

:lol: : Ils sont bons ces canadiens pour se foutre de la gueule de Trump. Il faut savoir que la dernière dinguerie qu'il a posté cette nuit, il propose de changer le nom du détroit d'ormuz en Trump Strait, étant donné que les US en okr le total contrôle d'après cet abruti

Re: Nouvelles métropolitaines et internationales

03 Sep 2026, 18:59

"Strait of our moose"... quasi la mm prononciation. :lol:
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