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Re: [LOSC] Letang, c’est de l’argent !

18 Sep 2026, 15:57

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« La Commission de discipline de la LFP m'a sanctionné lourdement le 16 septembre 2026 malgré mes explications circonstanciées et la production de documents. »

:pong:
Il est bon le salaud. On dirait du Aulas.

Re: [LOSC] Letang, c’est de l’argent !

Hier, 21:21

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Révélations sur les liens plus troubles qu'il n'y paraît entre le LOSC et l'ancien propriétaire de l'AC Milan via Elliott Management



Des échanges entre Giorgio Furlani, Maarten Petermann et Gordon Singer (de gauche à droite) ont été dévoilés et jettent le trouble sur la gestion du LOSC et de l'AC Milan entre 2020 et 2022.

Des éléments inédits révèlent comment le fonds d'investissement Elliott exerçait une influence sur le LOSC et l'AC Milan lors des saisons 2020 à 2022, alors que les deux clubs jouaient simultanément la Ligue Europa puis la Ligue des champions, ce qui aurait pu leur être interdit.

« J'ai cherché comment le démolir mais on m'a dit qu'il ne pouvait pas être licencié. » La phrase, violente, est destinée à l'auteur de ces lignes. Maarten Petermann (1), associé et dirigeant néerlandais de Merlyn Partners, société propriétaire du LOSC depuis 2020, l'écrit le 17 juin 2022 dans une boucle WhatsApp.

(1) Les avocats de Blue Skye n'ont pas souhaité apporter de commentaires. Sollicités le 1er octobre, les autres protagonistes cités dans cet article n'ont pas donné suite.
Quelques mois plus tôt, L'Équipe avait publié un article qui avait fortement déplu : Le fonds d'investissement Elliott contrôle-t-il le LOSC en plus de l'AC Milan ? Deux clubs qui avaient disputé ensemble la Ligue Europa en 2020-2021 puis la Ligue des champions 2021-2022 et qui sont soupçonnés d'avoir enfreint le règlement des compétitions de l'UEFA (2).

(2) L'article 5 interdit qu'une même personne, physique ou morale, exerce « une influence décisive lors de la prise de décisions » de deux clubs qualifiés pour une même compétition européenne la même saison.

Des années d'enquête ont révélé de nouveaux éléments. Ces révélations trouvent leur origine dans une investigation menée en Italie par le parquet de Milan sur le rachat de l'AC Milan par RedBird à Elliott Management, en 2022 (3), après une plainte d'un actionnaire minoritaire, Blue Skye. Les perquisitions menées par la brigade financière, la guardia di finanza, en janvier 2023 puis en mars 2024, ont permis de saisir des discussions WhatsApp, mails et SMS sur le téléphone de Giorgio Furlani. Cet ancien cadre financier d'Elliott supervisait autrefois l'investissement du fonds spéculatif au LOSC. Il est devenu administrateur-délégué de l'AC Milan.

(3) Le parquet de Milan enquête sur la vente de l'AC Milan au profit de RedBird signée le 26 mai 2022 après la plainte d'un actionnaire minoritaire, Blue Skye, qui s'estime lésé. Le 4 mars 2026, l'instruction de première instance a donné lieu à une requête de « classement sans suite ». Blue Skye s'est opposé à ce classement le 25 mars (art. 410 du code de procédure pénal). La procédure est strictement centrée sur la vente de l'AC Milan. Le LOSC n'y est pas cité. Il n'apparaît que dans les multiples échanges réquisitionnés sur les téléphones. La juge des enquêtes préliminaires, Chiara Valori, doit maintenant statuer sur cette opposition.

Ces échanges font apparaître des liens entre Lille et l'AC Milan dans le cadre de leur gestion. On retrouve aussi des arbitrages sur les transferts de Lille (Sanches, Onana, Botman) attenants à des discussions sur la gouvernance de l'AC Milan.

En 2022, l'UEFA s'interroge et interroge

Au printemps 2022, la pression est double sur le fonds Elliott. Il y a nos questions mais aussi celles de l'UEFA, qui interroge le LOSC sur la société qui le contrôle. Andrea Traverso, de l'Unité de suivi financier et de conformité, apparaît bien peu convaincu par les réponses apportées par le club et réclame des « approfondissements supplémentaires », selon un message interne de Petermann.

« Je suis sur notre appel vidéo UEFA fair-play financier, écrit ainsi Petermann le 7 avril 2022 à 13 h 50 (UTC). Traverso s'est connecté et sa première question était : "Qui contrôle le LOSC ?" J'ai débattu avec Traverso pendant l'appel. (...) Je suis sûr qu'on aura une relance. » Et Gordon Singer, dirigeant principal d'Elliott management, membre du conseil d'administration de l'AC Milan représentant le fonds, de relativiser : « Ils n'ont pas de pouvoir d'investigation. »

Les montages financiers à l'oeuvre apparaissent complexes. 100 % créancier du LOSC après en avoir sorti Gérard Lopez en décembre 2020, Elliott était soupçonné d'exercer un contrôle sur les Dogues, les sociétés (Birch) qui financent la holding derrière Lille (Callisto Sporting) étant domiciliées chez Elliott, au Delaware (États-Unis). Une situation qui, si elle est avérée, aurait dû interdire Lille et l'AC Milan de disputer la même compétition européenne la même saison, ce qu'ils ont fait à deux reprises, donc.

Au printemps 2022 donc, mis sous pression par l'UEFA, Petermann cherche à discréditer L'Équipe. Le LOSC affirme à l'UEFA que notre article est « délibérément mensonger ». Le 8 avril 2022, pourtant, tandis que nous lui adressions une série de questions en vue de la publication de notre article, Petermann admet : « Birch détient deux actions chez Callisto, ce qui permet d'avoir un administrateur au niveau de Callisto pour s'assurer qu'on ne vous vende pas le club dans le dos. » Puis, dans une nouvelle conversation du 9 avril : « Le financement de Birch n'est pas public. (...) J'ai une solution simple pour Birch et Callisto. (...) On peut nier qu'il existe un financement Elliott au niveau de Callisto quand la question sera posée. »

Aux mêmes dates, le dirigeant de Merlyn Partners semble avoir tout simplement envisagé de faire disparaître provisoirement, sur le papier, l'instrument qui donne à Elliott son emprise sur Lille afin de ne pas éveiller l'attention des auditeurs européens ou des journalistes.

« (Je l'ai) appelé (Gordon Singer) pour insister sur le fait que je veux que la dette soit sortie de Callisto et transférée dans l'autre entité, rédige Petermann à Furlani le 10 avril 2022. Ce n'est pas une option de la garder là. Le régulateur va nous tomber dessus, et je ne vais pas me parjurer s'il existe une solution simple pour l'éviter. Je pense que vous êtes bien trop désinvoltes vis-à-vis de cette situation. »

Toujours selon nos informations, le 27 janvier 2022, Furlani et Petermann échangeaient déjà sur les warrants, des titres financiers qui donnent le droit d'acheter, plus tard, une part du LOSC à un prix fixé à l'avance. Sur le papier, ces titres n'apparaissent nulle part dans l'organigramme officiel du club. Selon les documents saisis par la justice, ils pourraient représenter jusqu'à 80 % du capital social. Autrement dit, Elliott détiendrait bien, de façon invisible, une grande partie du club - sans en être actionnaire officiel.

Les mêmes documents mentionnent aussi une « catégorie A2 » dans les statuts de Callisto Sporting, la holding luxembourgeoise qui contrôle Lille. Cette catégorie d'actions donnerait à son détenteur un droit de veto sur les décisions les plus importantes du club : validation des comptes annuels, répartition des bénéfices. En clair, même sans être propriétaire au sens classique, son détenteur semblait pouvoir amputer les décisions stratégiques.

Dans le Nord, la version officielle maintient que les actions du LOSC appartiennent à la société française L. Holding, elle-même contrôlée par la holding luxembourgeoise Callisto Sporting, elle-même contrôlée par Merlyn Partners, un fonds présenté comme indépendant ayant racheté le club à Gérard Lopez sans lien de dépendance avec Elliott.

Sur les transferts, des décisions prises par Gordon Singer

D'après les comptes du Registre de commerce et des sociétés du Luxembourg, Callisto pourrait n'être qu'un tuyau. Fin 2021, la société doit 163,5 M€ à ses « autres créanciers », sans les nommer, et prête 163,5 M€ à ses filiales. Fin 2023, ses prêts à ses deux filiales atteignent 184,8 M€. Les documents récupérés par le Parquet milanais, et notamment des échanges entre Furlani et Singer, tendent à montrer que la gestion opérationnelle des deux clubs serait conjointe.

Les 14 et 20 janvier 2022, Furlani discute avec Singer au sujet du défenseur Sven Botman. Furlani : « Newcastle a offert 35 millions... On va payer ça mais disons 15 au LOSC, 20 passés en perte plus haut... C'est une bonne affaire pour lui. On est indifférents économiquement au niveau global d'Elliott... » Le 21 janvier, Singer tranche : « Je ne veux pas fausser la donne sur Botman. Si le LOSC reçoit une offre à 40 millions ou plus pour lui, vendons-le tout simplement. »

Autre exemple qui ne paraît guère laisser d'ambiguïté : le 26 janvier 2022, Singer ne veut pas céder le milieu portugais Renato Sanches à l'AC Milan mais le garder à Lille : « Je préfère (...) aider le LOSC à se battre pour terminer dans le top 6, pour toucher les 25 millions d'euros liés à la qualification en Ligue Europa. »

Le 29 juillet 2022, enfin, il est question du milieu belge Amadou Onana. Petermann rappelle à Furlani que Merlyn gère le capital d'Elliott : « J'ai parlé au directeur sportif et je lui ai dit qu'Onana partait. Je lui ai rappelé que nous gérons le capital d'Elliott, et ils "fronceraient les sourcils" si on refusait 40 millions - et ils auraient raison. Il a été d'accord. Donc il part. »

Une influence qui a duré à Milan

Interrogé sur l'existence d'un circuit financier ou décisionnel impliquant conjointement le LOSC et l'AC Milan au niveau d'Elliott, notamment au sujet des transferts, Olivier Létang, président de Lille depuis 2020 n'a pas donné suite à nos sollicitations.

Le 22 décembre 2022, Petermann aurait également révélé que les dirigeants de Merlyn sont rémunérés par Elliott pour cette gestion purement formelle du LOSC. Les avocats de Blue Skye ont écrit au Parquet de Milan pour soutenir cette thèse, celle d'un double contrôle substantiel des deux clubs français et italien.

Furlani et Singer, eux, seraient soupçonnés d'avoir caché aux autorités l'influence qu'Elliott exerçait sur l'AC Milan, même après la vente. Le 26 mai 2022, Singer conseille ainsi à Gerry Cardinale (fondateur de RedBird capital) qu'il vaut mieux dire que « RedBird rejoint Elliott »plutôt que « Elliott qui vend ».

Cette thèse est fortement niée par Elliott, dont un porte-parole nous a transmis ce communiqué le 4 octobre : « Le parquet italien a eu connaissance de l'ensemble de ces éléments, qu'il a examinés dans leur juste contexte, et a requis le classement sans suite de son enquête. Nous sommes déçus, mais pas surpris, de constater que peu avant l'examen de ces réquisitions par un tribunal italien, des éléments soigneusement sélectionnés ont été divulgués publiquement probablement par une partie adverse procédurière et amère, déboutée de chacune des multiples actions qu'elle a engagées. L'UEFA a déjà examiné ces questions et n'a pas établi qu'Elliott exerçait un contrôle ou une influence déterminante sur le LOSC. La relation entre Elliott et le LOSC s'est toujours limitée à une relation de prêteur. En somme, aucune de ces allégations n'est fondée. »


https://www.lequipe.fr/Football/Article ... nt/1723662

Re: [LOSC] Letang, c’est de l’argent !

Hier, 21:22

Letang en taule, le reste n'a que peu d'importance
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