J 28 | OM-FCN : c’est reparti pour un tour !

L’OM retrouve son Vélodrome après trois défaites de rang à l’extérieur (une première depuis le début de la saison). L’occasion de repartir du bon pied sans doute. Encore faudra-t-il se défaire d’une formation nantaise solidement accrochée à la cinquième place de la Ligue 1 à défaut de briller dans le jeu… Une affiche abordable pour Marseille, mais dans les faits, à mille lieues de la promenade de santé !

Relever la tête

Autant le revers mâtiné de qualification en Europa League avait peu ému, autant les deux roustes successives au Parc des Princes laissent un goût amer dans la bouche, pas tant parce qu’elles situent l’écart de niveau actuel entre le PSG et l’OM que parce qu’elles trahissent un relatif manque d’engagement et d’ambition de la part des Marseillais !

Pour continuer à rêver – plus grand – il faudra donc s’affranchir des épreuves qui nous attendent !

La première sera d’affronter la seule équipe du Championnat de France ayant joué trente-deux matchs d’affilée sans perdre, avant de chuter à Strasbourg (1994-1995). *¹

Un record après lequel notre dernier adversaire en date n’a d’ailleurs pas fini de courir…

Par chance, les contre-performances concomitantes de l’AS Monaco et de Lyon le week-end dernier entretiennent l’espoir d’un épilogue heureux pour les Olympiens.

De fait, l’opposition à venir sera cruciale et forcera nos protégés à cesser de regarder le bout de leurs chaussures pour montrer ne serait-ce qu’une once du caractère que nous leur connaissons et qui, jusqu’ici, nous emplissait de fierté !

Bomber le torse !

Pour croire en des lendemains qui chantent (avec l’hymne de Ligue des Champions par exemple…), la première des choses à faire est d’afficher ses ambitions.

Face à un concurrent en manque d’allant offensif, mais particulièrement solide et d’une rigueur tactique à la hauteur de son entraîneur, « Mister » Claudio Ranieri (grand artisan de cette réussite, mais aussi de la victoire en Premier League de Leicester, il y a deux saisons), c’est encore plus important !

Certes, mais le FC Nantes n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais un adversaire anodin. Au même titre que l’OM, c’est un club dont l’histoire est riche, constellée d’exploits et qui mérite du respect !

De fait, outre les points qui nous séparent, nous devons accueillir les Canaris avec les craintes d’usage et une détermination de chaque instant. En effet, quand on a la prétention de jouer les premiers rôles, toute opposition est la bienvenue. À plus forte raison à domicile !

Or, en excluant un accident de parcours face à Rennes, les Olympiens ont acquis cette année, la réputation d’être imprenables au Vélodrome. Il serait de bon ton qu’ils le prouvent une fois encore…

Et nous faire basculer…

Les supporteurs olympiens ne veulent pas regretter le voyage et pour que la soirée soit belle, il faudra la victoire ET la manière !

Dimitri Payet, qui semble avoir été protégé mercredi en Coupe de France eu égard aux propos qu’il avait tenus peu avant ce troisième acte de l’opposition avec les Franciliens (et que d’aucuns ont jugé déplacés, voire violents, dont votre humble serviteur), fera ainsi son retour au sein du groupe dans un contexte plus serein.

S’il déçoit beaucoup de supporteurs et d’observateurs depuis un an, sa finesse technique, son toucher de balle et sa vista demeurent difficilement remplaçables dans l’animation offensive de l’OM.

Toutefois, il n’est pas seul à devoir se (re) mettre au diapason : Florian Thauvin et Lucas Ocampos auront notamment la charge d’alimenter efficacement un troisième attaquant, chose que l’on a peu vue lors des deux dernières rencontres…

Peut-être qu’alors, le turnover massif effectué par Rudi Garcia prendra tout son sens, autorisant des joueurs frais et en pleine possession de leurs moyens, à fouler la pelouse du sanctuaire qui est le nôtre, afin que toutes les chances soient avec nous.

De plus, en lieu et place du trublion argentin, le technicien marseillais choisira peut-être Morgan Sanson. Une option qui paraît peu probable en regard de ses récentes prestations sur la ligne offensive (et de ses difficultés habituelles sur le côté gauche), même si elle est toujours envisageable.

Reste que face à un adversaire aussi compact et organisé que Nantes, les occasions seront rares et qu’il faudra du réalisme !*²

Le milieu de terrain, occupé la plupart du temps par le duo Luiz Gustavo/Franck Zambo-Anguissa ne donnant aucun signe d’inquiétude, c’est surtout une forme de stabilité défensive que l’on attend, étant donné que le peu de buts marqués par nos adversaires à venir, l’ont surtout été en contre.

De son côté, l’inamovible – et rarement décevant – Adil Rami, voit régulièrement ses partenaires changer au gré des essais et des replacements, souvent fructueux, tentés par Rudi Garcia. Pourtant, c’est sans doute là que réside le talon d’Achille de l’équipe cette saison, en particulier face aux contres incisifs (à Lyon par exemple).

Une faiblesse qui s’explique en partie par le profil des défenseurs phocéens (deux stoppeurs puissants, mais lents, quelles que soient les configurations), et également par la philosophie ludique générale.

D’une part, le jeu de l’OM – et son succès – se fonde sur la possession du cuir et son utilisation (permettant de fatiguer les opposants en cherchant une faille), d’autre part, cette audace nous rend vulnérables dès que le cours des événements nous échappe !

À l’inverse, le FC Nantes est habitué à ne pas tenir le ballon et à attendre son rival dans ses seize mètres, sans prendre de risque…

Une telle opposition de style laisse présager un match intéressant alternant phases d’attaques construites et de contre-attaques spontanées face à deux défenses rugueuses et plus ou moins hermétiques.

D’énormes enjeux 

En somme, et au-delà de la forme des deux formations, ce match doit permettre à l’OM de revenir sur de bons rails en Ligue 1 avant d’accueillir Bilbao en Europa League.

En l’espèce, pour que nos ambitions tant domestiques qu’européennes ne se réduisent pas à de vaines promesses, les hommes de Rudi Garcia doivent impérativement réagir, glaner des points, garder Monaco en ligne de mire et tenir Lyon à distance !

Ce ne sera pas une mince affaire, mais la perspective de jouer la prochaine Ligue des Champions et d’en récupérer la manne financière (droits TV de qualification puis de participation), doit aujourd’hui primer tout le reste.

L’OM Champions Project en dépend et son avenir passe par une victoire face à Nantes ce dimanche !


*¹ Strasbourg semble décidément abonné à ce genre de défi puisque ce sont aussi les Alsaciens qui ont mis fin à la série de succès du PSG il y a quelques semaines !
*² nos prières se tournent évidemment vers la Bonne Mère pour que Clinton Njie et l’inanité de ses choix invraisemblables restent sur le banc…
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A propos de Ragnarok


Juriste de raison, confiseur de métier, ancien habitant du bassin parisien repenti en Marseillais pur sucre qui n'a toujours vibré que pour l'OM. Joueur occasionnel au Z5 (option « pieds carrés et contrôles aléatoires » incluse), et désormais fier rédacteur de Massalia Live !
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Une Réponse pour J 28 | OM-FCN : c’est reparti pour un tour !

  1. Bon article et bonne analyse mais même lors d’un OM- Nantes, vous ne pouvez pas vous empêcher de parler du PSG 🙂