Féminines | Mercato : Emily Burns, gardienne

 

Emily Burns rejoint les Marseillaises

Originaire de Sherwood Park, en Alberta, Emily Burns n’a pas emprunté le chemin le plus balisé pour arriver à Marseille. Mais c’est peut-être ce qui rend sa trajectoire aussi intéressante.

De l’Alberta aux cages de l’élite française

Formée à l’université MacEwan, où elle laisse une empreinte durable — ses records de victoires et de clean sheets en carrière universitaire tiennent encore —, Emily Burns signe son premier contrat professionnel en 2020 avec le Racing Santander, en deuxième division espagnole. L’Europe lui convient, elle s’y installe.

Elle arrive en France à l’été 2021, du côté de Saint-Étienne, puis passe par Dijon avant de trouver à Nantes l’environnement dont elle avait besoin pour exprimer pleinement son talent. C’est là que tout s’accélère : titulaire indiscutable, elle contribue de manière décisive à la montée du FC Nantes en Arkema Première Ligue lors de la saison 2023-2024, décrochant au passage le trophée de meilleure gardienne de Division 2. La saison suivante, en première division, elle confirme et figure parmi les nommées au Trophée UNFP de la meilleure gardienne du championnat.

Une gardienne moderne, dans le système de Chabot

Ce qui distingue Emily Burns, c’est autant ce qu’elle fait avec le ballon que sans. Solide sur sa ligne, autoritaire dans les airs, elle est aussi l’une des gardiennes les plus à l’aise avec les pieds du championnat — une qualité qu’elle a précisément développée sous la houlette de Nicolas Chabot à Nantes, dont le système repose en grande partie sur la relance depuis les cages.

Elle débarque donc à Marseille avec la connaissance des méthodes de son entraîneur, ce qui n’est pas un détail. Elle sait ce qu’il attend, il sait ce qu’elle vaut.

Une personnalité qui cadre bien avec le projet

Dans un entretien accordé cette saison, Burns confiait avoir besoin de pression pour performer — « ça devient une autre mentalité, quelque chose d’autre » — et ne pas particulièrement suivre le football en dehors des terrains. Une franchise qui tranche, et qui dit beaucoup sur une joueuse qui avance à sa manière, sans se soucier des conventions.

À Marseille, elle prend la responsabilité des cages olympiennes avec ce bagage : cinq saisons en France, deux trophées de meilleure gardienne, et la conviction tranquille de quelqu’un qui sait où elle va.

Elle portera le numéro 1. Elle est la dixième recrue des Marseillaises.

Bienvenue à Marseille, Emily !


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A propos de Kim Nielsen


Je supporte l'OM depuis 1973, ça ne me rajeunit pas ! J'étais présent à Bari et à Munich pour des résultats opposés. J'ai pris goût au foot féminin depuis la coupe du monde en France.
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