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OM : pourquoi le départ de Robinio Vaz, vendu à la Roma, est une opération vitale pour le club olympien
Le prometteur attaquant, recruté à l'été 2024, a déjà plié ses bagages, direction la capitale italienne, où il a passé mercredi sa visite médicale. Bonus compris, l'OM, qui ne pouvait pas s'aligner sur le salaire proposé par la Roma, va récupérer 25 millions d'euros essentiels pour renflouer ses caisses.
Tout juste vient-il d’éclore que voici l’heure de quitter le nid. Robinio Vaz à l’OM, c’est déjà fini. L’espoir français (18 ans) a pris son envol, (bien) plus tôt que prévu. Ses accélérations, s’il ne se brûle pas les ailes, embraseront désormais les pelouses italiennes. Après 22 petites apparitions en ciel et blanc, le natif de Mantes-la-Jolie a troqué la tunique olympienne contre celle giallorossa de l’AS Roma. Il vient d’ailleurs de faire ses adieux au "peuple marseillais", sur ses réseaux sociaux.
Cet hiver à Marseille tout est à vendre… ou presque. En premier lieu, "le patrimoine du club", dixit Roberto De Zerbi qui souhaitait, à la mi-octobre, "bâtir un avenir avec ces jeunes, comme Vaz et Bakola". Mais tout va très vite sur la planète Mars, où la vérité de l’automne est rarement celle de l’hiver. Demandez à Neal Maupay, passé en un clin d’œil de "fils" préféré à déshérité, ou à ces "bons petits" mis sur le marché six mois après leur arrivée par Medhi Benatia, forcé de corriger ses erreurs. Ce même directeur du football qui refuse aux autres ce qu’il réclame, à cor et à cri, pour lui : du temps.
Un intéressement pour Sochaux
Les motivations derrière le dossier Robinio Vaz sont différentes. Une concurrence féroce ou un niveau défaillant n’expliquent pas son départ. Sur les hauteurs de La Commanderie, où les lignes de compte sont dans le rouge vif, il s’agissait plutôt de savoir vendre au bon moment. Et Dieu sait que l’OM, ces dernières saisons, a plusieurs fois manqué le coche, en déclinant des sommes rondelettes avant de voir la cote de ses protégés dégringoler, s’ils ne partaient pas tout simplement libres.
Alors que les courtisans ne se bousculent pas au portillon pour accueillir les candidats désignés (Angel Gomes, Neal Maupay, Pol Lirola, Ulisses Garcia…), la Roma, sur les conseils de son directeur sportif Frederic Massara, grand ami de Benatia passé par Rennes la saison dernière, était prête à casser sa tirelire pour s’offrir le diamant brut, Robinio Vaz. 22 millions d’euros, plus 3M€ de bonus et un pourcentage à la revente. Banco !
Une bénédiction pour l’OM. Une offre impossible à refuser pour Pablo Longoria, contraint de tenir ses engagements financiers auprès du boss Frank McCourt. Même si Sochaux touchera un intéressement sur le transfert (15% de la plus-value, soit un peu plus de 2 M€), dans le cadre de son mouvement entre le Doubs et Marseille à l’été 2024 (200 000 euros), l’OM pourra renflouer ses caisses et ajuster, raisonnablement, son effectif (l’Angevin Himad Abdelli est toujours dans les tuyaux).
Ne pas donner de mauvaises idées à Bakola et Mmadi
Une aubaine au regard du CV de cet espoir (18 ans), tout aussi talentueux soit-il, qui n’a été titulaire qu’à trois reprises dans la cour des grands (22 apparitions au total, 4 buts, 1 passe décisive). Même s’il a les qualités pour s’installer au plus haut niveau (personnalité, sang-froid, finition, vitesse…), son avenir n’est pas écrit. Le Francilien, se dit-on à l’OM en haut lieu, aurait très bien pu s’embourber en Provence, dans le sillage de dernières semaines autrement délicates.
Enfin, une solution rêvée à un épineux problème : sa possible prolongation de contrat. Lié à l’OM jusqu’en juin 2028, Vaz, qui touchait 10 000 euros par mois, était au cœur des négociations. Le club marseillais lui a proposé des émoluments revus nettement à la hausse, a priori "meilleurs que ceux touchés par Bilal Nadir" et "susceptibles de dépasser le million annuel avec les primes", glisse un proche du dossier. Grâce au premier palier de ce contrat évolutif, le Francilien aurait gagné quelque 60 000 euros mensuels. Une coquette somme… bien maigre en comparaison à la promesse formulée par l’AS Roma.
Soit, selon nos informations, un salaire annuel (net !) de 1,5 million d’euros. Intouchable pour l’OM, dont l’une des craintes était d’ouvrir la boîte de Pandore en cédant aux demandes du clan Vaz… alors que d’autres minots, dont l’avenir est également en discussion (Bakola, Mmadi), tendent l’oreille et aurait eu, ainsi, un atout pour faire grimper les enchères.