nicoB a écrit:Euh non mais séparer le côté Vie scolaire et la matière c'est juste ce qu'il y a de mieux dans le système français hein. Je passe deja la moitié de mon énergie a pas enseigner l'histoire géo, si en plus je dois m'occuper de l'administratif... C'est un moyen de préserver un minimum d'exigence intellectuelle. Et c'est justement ce qui est de plus en plus remis en cause avec l'interdisciplinarité et toutes les matières où plusieurs profs interviennent (aide aux devoirs, accompagnement personnalisé, PDMF, enseignements d'exploration etc).
Parce que bon, "l'affaire de toute la communauté éducative", sur le terrain, ca se transforme tout le temps en "le boulot du prof" quand le CPE est pas au top.
Après, le constat de la formation, on fait tous le même : à revoir. Dommage, l'idée des iufm était bonne.
ps : je n'ai que très peu d'expérience de l'enseignement à l'étranger : lecture de "madame vous êtes une prof de merde" pour la belgique + vagues connaissances du système anglais. Je vois pas comment on peut dire que ce sont des systèmes qui fonctionnent et encore moins comment on peut croire qu'ils sont meilleurs que le système français.
Bref, tu vas dans mon sens, à savoir qu'il faudrait mieux former les enseignants à la gestion et tenue de classe.
Par contre, je ne suis pas d'accord avec toi sur la séparation Vie scolaire/Discipline. Nous sommes le seul pays à fonctionner avec ce système (quelques expérimentations en Allemagne et Belgique à ma connaissance) et, si j'en crois les comparaisons internationales, nous ne sommes pas très efficaces. Des solutions existent (du moins pourraient être tentées), mais ça ne peut être résumé en quelques lignes, il faudrait repenser le système éducatif et sociétal dans sa globalité.
Après, si tu parles des CPE "pas au top", cette remarque vaut pour les enseignants également.
Bon, pour jouer franc jeu, après avoir été surveillant (MI/SE), j'ai été prof (je tais la matière

), pour être désormais CPE et effectuant de la recherche en sciences de l'éducation. Ne me dites pas que je suis déconnecté du terrain, je suis dans un dispositif RAR (nouvelle appelation des ZEP). Je connais la difficulté d'enseigner...
Sinon, pour changer de sujet...
"Je veux être le candidat du peuple de France et non celui des élites", a expliqué Nicolas Sarkozy. "Le référendum, c'est l'esprit de la Ve République et nous lui devons beaucoup", a-t-il assuré en référence à ses propositions de consultations publiques sur les droits des chômeurs et des étrangers. "Avec la réforme de la Constitution, j'ai voulu trouver une voie raisonnable. Une voie qui redonne des pouvoirs au Parlement. Je l'ai fait parce que j'ai pensé que c'était souhaitable pour la démocratie."
Nicolas Sarkozy a ouvert la voie à une dose de proportionnelle aux élections législatives, revendication de longue date des "petits" partis : "Je suis convaincu qu'un mode de scrutin doit d'abord avoir pour objectif de dégager une majortié capable de gouverner. Je suis attaché au mode de scrutin uninominal à deux tours. Mais réfléchissons ensemble. Est-ce que quand, il y a trente ans, on a fait entrer une partie de l'opposition, on a affaibli les conseils ? Il me semble qu'on pourrait corriger à la marge ce mode de scrutin."
Le candidat du peuple de France...
Consultations publiques...
Ce n'est pas lui qui a fait

au résultat du referendum sur la constitution européenne ?
Par contre, très bonne idée, à mon sens, que d'introduire de la proportionnalité dans le scrutin législatif. Au moins, cela refléterait un peu plus la diversité des points de vue qui existe en France.