ruby a écrit:0. fourcroy, je comprends ta pensée
1. c'est à mon sens un impôt justement totalement inégalitaire car ceux qui ont les moyens de payer les droits pourront toujours garder le patrimoine familial et le transmettre de générations en générations
2. mais je ne trouve pas normal qu'une personne qui a travaillé toute sa vie, qui a payé des impôts et qui a pu s'acheter un bien avec le fruit de son travail, ne puisse pas le transmettre à ses enfants qui ne pourront assumer le paiement de ses droits. J'estime que ce "capital" a déjà été taxé, et ce à de nombreuses reprises, sans pour autant qu'il le soit à nouveau au moment du décès.
3. d'ailleurs, il existe des solutions fiscales qui permettent de transmettre le patrimoine immobilier, et en ne payant aucun droit de succession

0. En fait, même si tu n'es pas d'accord avec moi sur cet impôt, je pense que tu partages les valeurs qui m'amènent à penser ainsi. D'où la compréhension ; il ne te reste plus qu'à changer d'avis.
1. Je ne comprends pas vraiment. Bien sûr, dans la mesure où on ne taxe pas à 100%, même à partir d'un seuil, ceux qui ont des ascendants riches reçoivent davantage, mais pas tant que ça en proportion. Ou alors, il faut pousser la logique jusqu'au bout et décréter un truc du genre "vous gardez l'argenterie en souvenir, mais au-delà de 50 K€, c'est pour l'Etat". Violent.
2. Pour moi irrecevable. C'était ton bien de ton vivant. Tu es mort. Il ne t'appartient plus. La logique de mon argumentation exclut cela. Si ton bien t'appartient alors que tu es mort, alors on est dans une logique d'Ancien Régime. Tu restes le fils de avant d'être toi-même.
3. C'est un autre problème. Je parle d'une question de principe. L'adaptation du principe est comme toujours complexe. Ca s'appelle le droit.

"When a measure becomes a target, it ceases to be a good measure." @Charles Goodhart