[Topic Politique] Titre à trouver

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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar Dimeco63 » 03 Avr 2026, 18:00

Le plus hallucinant dans toutes ces polémiques avec Bakayoko en plus c'est même pas sa couleur de peau, c'est plutôt sa qualité de frappe :evil:
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar gob » 03 Avr 2026, 19:54

Ils ne disparaîtront pas, ils vont plutôt s’étendre malheureusement
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar Gastibelza » 04 Avr 2026, 09:24

Dimeco63 a écrit:Le plus hallucinant dans toutes ces polémiques avec Bakayoko en plus c'est même pas sa couleur de peau, c'est plutôt sa qualité de frappe :evil:


C'est évident. A chaque fois que je tombe sur un interview de ce nouveau maire, je crie "Comment tu la mets pas bordel de merde ?".

Il y a des réflexes qui restent ancrés longtemps.
Donnez-moi vos pauvres, vos exténués,
Envoyez-moi vos cohortes qui aspirent à vivre libres,
Les rebuts de vos rivages surpeuplés ;
Envoyez-les moi, les déshérités que la tempête m’apporte.
J’élève ma lumière et j’éclaire la porte d’or


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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar Bibpanda » 05 Avr 2026, 11:00


Et ils veulent mettre en place une identité numérique et mettre un contrôle des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans alors qu'ils sont incapables de protéger les données des gens, ils ne voient que par leurs futurs crédits socials européens qu'ils veulent mettre en place....
C'est les citoyens qui doivent tout savoir de l'Etat et non le contraire....
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar Dragan » 03 Mai 2026, 20:38

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« Les fins de règne sont toujours le quartier général des règlements de comptes » : Emmanuel Macron, le roi soleil couchant
latribune.fr

RÉCIT – Dans un an, le président achèvera son second mandat. Bien décidé à ne pas s’effacer, il prépare ses derniers mois à l’Élysée. Un compte à rebours a commencé.

En cette fin de journée d’automne, une petite réception a été organisée à l’Élysée en l’honneur de conseillers qui ont choisi de voguer vers d’autres horizons. Après son discours d’usage, Emmanuel Macron se déplace de groupe en groupe. Il aime toujours prendre le temps de saluer les invités. L’un d’eux a justement une question à lui poser : après ces plus de huit années, n’est-il pas lassé de toutes ces cérémonies à répétition où l’on tourne autour de lui comme autour d’une attraction ? La réponse est claire, directe. C’est non.

« Pour l’instant, je ne me désire pas ailleurs », réplique le chef de l’État, ajoutant faire là référence à André Breton. Quatre ans plus tôt, il a visité le musée consacré au surréaliste à Saint-Cirq-Lapopie. Sur le livre d’or de la commune lotoise où il avait choisi de s’installer après en avoir visité tant d’autres, l’écrivain avait inscrit « avoir cessé de [s]e désirer ailleurs » dès qu’il découvrit celle-ci.

Pour Emmanuel Macron, il va falloir pourtant bientôt s’imaginer une autre adresse. Une autre vie. Le 13 mai 2027, son second quinquennat sera officiellement achevé et, comme le veut la Constitution, il ne pourra en solliciter un troisième auprès des Français. Désormais, un compte à rebours est irrémédiablement enclenché. « À partir de maintenant, on ne compte plus en années mais en mois, calcule une ministre restée fidèle. Psychologiquement, ça change tout. » Le président l’a-t-il lui aussi intégré ? Longtemps, il a été un monarque superpuissant. Petit à petit, il devient un roi soleil couchant.

Les dîners avec Lecornu

Surtout ne rien laisser paraître. Le 16 avril, Emmanuel Macron reçoit 500 maires à l’Élysée. Il se met à l’écart une vingtaine de minutes avec Benoît Payan pour discuter. « On dirait qu’il est en début de mandat », confiera par la suite le maire de Marseille à Sabrina Roubache, la ministre déléguée chargée de l’Enseignement professionnel, qui a participé à leur conversation. À tous, partout, le chef de l’État s’emploie à montrer la même énergie débordante. Rue du Faubourg-Saint-Honoré, on le répète tel un mantra : il présidera « jusqu’au dernier quart d’heure ».

Afin de lester son legs, tout est fait pour que trois dossiers soient maintenant très vite bouclés : la loi sur la fin de vie, qui devrait être définitivement adoptée au Parlement à l’été, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, qui avance également rapidement au niveau européen, et la mise en route du service militaire volontaire, dont le financement sera entériné à l’Assemblée nationale lors de l’examen de la loi de programmation militaire la semaine prochaine.

Parallèlement, pour donner du sens à son récit ces prochains mois, le huitième président de la Ve République adoptera un fil conducteur : cette décennie aura été celle du renforcement de l’indépendance du pays dans un monde plus chaotique que jamais, expliquera-t-il. Ce discours lui permettra d’égrener son bilan en matière industrielle, énergétique, sanitaire, européenne… La défense de son action sera jusqu’au bout son obsession. Emmanuel Macron est toujours agacé qu’on ne dise pas que la France va beaucoup mieux que l’on ne l’affirme en permanence.

Le 6 mai 2025, il déjeune avec une douzaine de députés Horizons. « Si on vous écoute, tout le monde vote RN ! » ne peut-il s’empêcher de contester en conclusion d’un repas durant lequel ses convives lui ont dressé un tableau trop sombre à son goût. « Il ne comprend pas le vote RN. Pas une seconde ! a remarqué un ministre du gouvernement Lecornu. Pour lui, les dirigeants du Rassemblement national ne sont que des populistes et ça n’a donc aucun sens de voter pour eux. Le président est intellectuellement brillantissime, hors du commun, mais cela le rend très décalé du quotidien des gens. Il n’arrive pas à intégrer qu’ils peuvent ne pas forcément suivre ce qui est logique. »

« Les fins de règne sont toujours le quartier général des règlements de comptes », relate dans Le Temps d’une décision (Gallimard) Bruno Le Maire, qui a assisté aux premières loges à celle de Jacques Chirac et à ses effusions de sang. Les précédents vécus par le général de Gaulle et François Mitterrand en ont été une autre illustration : le terme des baux élyséens des présidents réélus est crépusculaire. Pour affronter la malédiction qu’on lui promet, le chef de l’État se sent, lui, politiquement stabilisé. « Les manettes essentielles sont toujours entre ses mains, se réjouit un de ses proches. Nous n’avons pas réussi à enrayer la mécanique d’un second mandat, mais nous avons réussi à pallier les entraves. »

À l’été 2024, terriblement affaibli à la suite de la dissolution, il aura comme première préoccupation de garder le pouvoir. Comment pourrait-il s’y prendre pour faire partir, s’il le souhaite, son futur Premier ministre ? Emmanuel Macron interroge alors Xavier Bertrand, qu’il songe à promouvoir à Matignon. L’élu LR des Hauts-de-France avance une solution : retirer les ministres macronistes du gouvernement provoquerait forcément une crise politique.

Quelques jours plus tard, après moult hésitations, le président avait finalement choisi de nommer Michel Barnier. Les 99 jours passés par l’ex-commissaire européen, issu de LR, Rue de Varenne furent la seule période où il n’eut plus prise sur les choses. Il le vécut très mal. Par la suite, avec François Bayrou, le rapport des forces se rééquilibra, mais à l’Élysée on notait que l’impopularité record du Béarnais entraînait le chef de l’État dans des abîmes sondagiers bien plus profonds qu’après la dissolution. Aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre. Avec Sébastien Lecornu, Emmanuel Macron est très satisfait de son partage des rôles. Il a retrouvé un Premier ministre avec lequel le travail est fluide. Mercredi, les deux hommes ont dîné en tête à tête. La semaine précédente, il en avait déjà été de même.

Sa rupture avec Sarkozy

Cet accord parfait lui permet encore, neuf ans après son arrivée à l’Élysée, de continuer à veiller à tout. Depuis cet automne, le président tient chaque mois une réunion consacrée au narcotrafic avec les membres du gouvernement concernés et les patrons des services de police, de gendarmerie et du renseignement, à qui il met une pression maximale afin d’obtenir des résultats. Ce printemps, c’est lui qui a tenu absolument à ce que le texte concrétisant l’accord de Bougival sur la Nouvelle-Calédonie soit examiné au Parlement, bien que ses chances d’adoption soient plus qu’infimes. Il voulait de cette manière faire porter au PS, qui avait indiqué y être opposé, la responsabilité de l’échec.

Lors du Conseil des ministres qui suit le premier tour des élections municipales, il passe un petit mot à son voisin Laurent Nuñez. Parmi les questions qu’il adresse au ministre de l’Intérieur, il y a notamment celle-ci : pourquoi, dimanche soir, celui-ci n’a-t-il pas annoncé les résultats à la télévision ? Le locataire de la Place Beauvau lui répond que Christophe Castaner a été le dernier à se plier à cette tradition et que, depuis, cela ne se fait plus. « Quand on voit le président en réunion, c’est le même que l’année dernière ou qu’il y a cinq ans, certifie David Amiel, ministre des Comptes publics. Il est très concentré sur le présent. Il n’est tourné ni vers le futur ni vers le passé. »

« La situation internationale peut lui permettre d’éviter l’effacement. » C’est la prédiction que formulait au milieu de l’hiver François Hollande. C’est exactement ce qui se passe. La guerre de Gaza, puis celle contre l’Iran, les foucades de Donald Trump au Groenland ou ses revirements sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine ont accaparé ces derniers mois l’agenda d’Emmanuel Macron et l’ont mis régulièrement en pleine lumière. « Le nombre de gens à l’étranger qui me disent “heureusement, que vous l’avez et heureusement qu’on l’a” est impressionnant », témoigne le ministre des Finances, Roland Lescure. D’une manière générale, à l’instar de ses prédécesseurs comptabilisant deux mandats, le chef de l’État aura attaché une importance encore plus grande à l’international lors de son second bail élyséen.

Prochainement, deux événements vont lui permettre de jouer une nouvelle fois les hôtes du monde. Du 15 au 17 juin, la France accueillera le G7 à Évian. Il y mettra en avant la troisième voie qu’il prône entre les États-Unis et la Chine. Afin de donner du poids à cette ambition, il a également invité dans les Alpes Narendra Modi. Parmi les dirigeants de la planète, le Premier ministre indien est l’un de ceux avec qui il a noué un lien très serré. De même, pour son dernier 14-Juillet, le président envisage de convier l’ensemble des leaders européens à Paris. Avant de quitter ses fonctions, trouvera-t-il une nouvelle occasion de marquer les esprits comme il parvint à le faire à Davos le 20 janvier, quand il avait appelé à refuser la « loi du plus fort » ? Son fameux « for sure » fut viral et quasiment unanimement salué.

Ce retour de flamme avait fait du bien à Emmanuel Macron. L’automne avait en effet été rude à l’Élysée, plus noir encore que le précédent, qui avait suivi la dissolution. « Pour la première fois, il accuse vraiment le coup », rapportait à l’époque un des rares à qui le chef de l’État s’ouvre un peu. Au début d’octobre, le président affronte une nouvelle tempête politique. L’explosion du premier gouvernement de Sébastien Lecornu provoquée par la nomination de Bruno Le Maire au ministère des Armées le remet seul en première ligne.

Dans son camp, les coups pleuvent comme jamais. Sur le plateau du 20 Heures de TF1, Gabriel Attal déclare « ne plus comprendre ses décisions ». Sur RTL, Édouard Philippe réclame une présidentielle anticipée et donc sa démission. Le locataire de l’Élysée vacille. Personnellement, il est aussi atteint. À la fin d’octobre, le procès contre les auteurs du cyberharcèlement sexiste à l’encontre de son épouse se tient devant le tribunal correctionnel de Paris. Chez Brigitte Macron, diffamée durant des mois, des plaies se rouvrent. Elle est très affectée. « Sale temps », écrit son mari à un ami.

L’heure de la fin de règne a-telle déjà sonné ? Si tôt ? Avec Nicolas Sarkozy, la rupture est spectaculaire. Depuis 2017, l’ex-président et Emmanuel Macron s’étaient alliés. Si l’un et l’autre y trouvaient son intérêt, il y avait également une sorte d’admiration réciproque. Les deux hommes étaient d’une espèce à part, celle des grands fauves ; ils se reconnaissaient. Au début de décembre, l’ancien chef de l’État fait tout exploser avec la parution de son livre Le Journal d’un prisonnier (Fayard). Il y écrit noir sur blanc avoir « tourné la page de [leur] amitié » .

En dévoilant la proposition que son successeur lui a faite pour améliorer les conditions de son incarcération, il le met en difficulté. Emmanuel Macron est furieux que son aîné trahisse le secret de leurs conversations. Désormais, pour lui, c’est fini ; il ne veut plus entendre parler de Nicolas Sarkozy. Le 26 février, son prédécesseur est venu à l’Élysée assister à la décoration de Rodolphe Saadé, élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur. Sitôt le PDG de CMA CGM [propriétaire de La Tribune Dimanche] honoré, il s’éclipse de la cérémonie. Avec son cadet, ils ne se sont pas croisés.

L’hypothèse Castex

D’un ancien président à l’autre… C’est dans un an l’épithète qui lui sera à son tour accolée. Emmanuel Macron aura seulement 49 ans. Que fera-t-il alors de sa vie d’après ? Jean-Pierre Raffarin le voit à la tête d’une fondation et défricher le champ des idées. Le chef de l’État n’a-t-il pas toujours été porté sur le débat intellectuel et la prospective ? En ce moment, il se passionne pour l’IA et toutes les questions vertigineuses que cette révolution soulève pour l’humanité. Lui-même est un utilisateur régulier de Claude, le logiciel développé par Anthropic. D’autres l’imaginent plutôt en président du Conseil européen si António Costa, l’actuel titulaire du poste, décidait de ne pas aller au bout de son mandat. Le locataire de l’Élysée n’a-t-il pas été un infatigable défenseur d’une souveraineté européenne plus poussée durant ses deux quinquennats ? Sans doute bien d’autres pistes de reconversion fleuriront ces prochains mois.

Et la politique ? « Je n’[en] ai pas fait avant et je n’en ferai pas après », a lancé Emmanuel Macron le 23 avril à des élèves en marge d’un déplacement à Chypre. Les commentaires que sa petite phrase a suscités dans le microcosme politico-médiatique l’ont fait sourire. Mais qui y a vraiment cru ? Tous ses proches entretiennent déjà une petite musique : c’est une certitude, il reviendra. Le 6 juillet dernier, s’invitant par surprise au 10e anniversaire des Jeunes avec Macron organisé au Cirque d’Hiver à Paris, il avait lui-même alimenté cette mélodie, en déclarant à ces derniers qu’il aurait « besoin [d’eux] pour dans cinq ans, pour dans dix ans ».

Présent, Gabriel Attal avait bien compris le message. Il en avait aussi tiré une conclusion : en 2027, Emmanuel Macron souhaiterait un successeur qui n’empêche pas un tel plan de pouvoir se concrétiser – c’est-à-dire qui ne soit pas un trentenaire ambitieux issu du même socle, et qui se serait, par-dessus le marché, emparé contre sa volonté du parti qu’il avait créé. Dans la tête du chef de l’État, un homme a en revanche depuis longtemps le profil idéal: Jean Castex. Le 24 mars, il a de nouveau évoqué l’hypothèse de la candidature présidentielle du patron de la SNCF devant François Bayrou, qu’il recevait à dîner pour lui remonter le moral 48 heures après la perte de sa mairie de Pau. Le leader du MoDem, lui, s’est montré très sceptique.

« La question pour lui, c’est à combien sort-il de l’Élysée? anticipe Xavier Bertrand. À 20 % de popularité? À 30 %? Ce n’est pas la même histoire. » Durant ces douze mois où la lumière va progressivement décliner, le chef de l’État aura encore plusieurs -occasions d’imprimer sa marque auprès des Français. Leur fera-t-il ses adieux lors de ses ultimes vœux ? Publiera-t-il ce fameux manifeste dont il a tant de fois évoqué l’idée et où il exposerait les fondamentaux du macronisme, ce « néogaullisme », comme on le définit à l‘Élysée, qu’aucun des candidats déclarés sur la ligne de départ de 2027 ne préempte ?

Au cours de son mandat, plusieurs projets de texte ont été travaillés. L’an passé, après la chute de François Bayrou, le président avait été très tenté de le publier avant de se raviser. Le 23 juin, lors de la panthéonisation de Marc Bloch, il mettra à l’honneur un homme qui en son temps avait sonné l’alerte, avant que tout ne s’effondre. Et puis il y aura ces signaux qu’il enverra à la jeunesse, cette génération Macron… « Il faut préparer la nostalgie de demain », avance un proche.

Souvent durant toutes ces années, le chef de l’État s’est plu, à l’issue d’un dîner, à faire visiter l’Élysée à ses convives. C’était un stratagème qu’il avait trouvé afin de mettre un terme à la soirée en les congédiant une fois arrivés sur le perron. C’était aussi le moyen de montrer la trace que le couple présidentiel laisserait sur un palais auquel il aura redonné, comme les Pompidou l’avaient fait avant eux, un vrai lustre. Ce printemps, la dernière rénovation qu’Emmanuel et Brigitte Macron ont souhaitée vient de s’achever. Le vestibule est prêt.
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar Dragan » 03 Mai 2026, 20:40

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« Villepin, son talon d’Achille, c’est l’argent »
Le Parisien
Jean-Michel Décugis; Ronan Folgoas

Robert Bourgi, ex-conseiller officieux aux affaires africaines de l’Élysée sous la présidence de Jacques Chirac, dénonce les pratiques occultes et les cadeaux dont l’ancien Premier ministre aurait été le complice et le bénéficiaire.

À un an de la prochaine élection présidentielle, Robert Bourgi assure ne rouler pour personne. Gaulliste devant l’éternel mais sous l’influence d’aucun courant politique, soutient-il, ce personnage ambigu et controversé de la V e République serait seulement désireux de purger ses souvenirs d’ex-conseiller officieux de l’Élysée et de soulager sa conscience au soir de sa vie. Entre 1997 et 2005, ce Franco-Libanais né à Dakar (Sénégal) à la fin de la Seconde Guerre mondiale était chargé de gérer « les gestes d’amitié » des chefs d’État africains envers Jacques Chirac, alors président de la République. La face cachée de ce qu’on appelait encore la Françafrique.

C’est dans ce contexte que Robert Bourgi a côtoyé le flamboyant Villepin, alors secrétaire général de l’Élysée puis ministre des Affaires étrangères à partir de 2002 et ministre de l’Intérieur. Devenu Premier ministre en 2005, ce dernier a ensuite mis un terme aux activités secrètes de ce lobbyiste de l’ombre, adoubé du Sénégal au Congo en passant par la Côte d’Ivoire et le Gabon.

Deux décennies plus tard, Robert Bourgi, 81 ans, n’a rien oublié et reconnaît vouloir barrer la route de l’Élysée à celui qui semble préparer sa candidature pour 2027. Quitte à agiter les fantômes d’un ancien monde. Quitte aussi à utiliser une méthode éprouvée en 2017 lorsqu’il avait provoqué la chute de François Fillon, alors en route vers la victoire à la présidentielle, après avoir révélé qu’il lui avait offert pour 13 000 € de costumes.

Dans l’émission « Complément d’enquête » consacrée à Dominique de Villepin, diffusée sur France 2 jeudi et réalisée par Nicolas Vescovacci, Robert Bourgi raconte cette fois lui avoir remis en 2002 et 2003 deux statuettes représentant Napoléon. Deux objets d’art offerts, d’après lui, par le président du Burkina Faso et un industriel italien pour des montants de 75 000 et 50 000 €. Des cadeaux légaux à l’époque dont Dominique de Villepin confirme l’existence mais assure ne pas en avoir connu la provenance exacte tout en minimisant leur valeur marchande.

Au lendemain de la diffusion de l’émission, nous avons retrouvé Robert Bourgi à la terrasse d’un restaurant du XVI e arrondissement de Paris où il a ses habitudes. Affable et volubile, l’octogénaire ressemblerait presque à un retraité comme les autres dans ce quartier chic et discret. Factures à l’appui et anecdotes en bandoulière, il maintient sa version et détaille les circonstances de ces remises de cadeaux.

Une enquête préliminaire en 2011 classée sans suite

L’ex-cheville ouvrière des relations occultes franco-africaines décrit aussi les transferts massifs de fonds réalisés, toujours selon lui, entre plusieurs capitales africaines et Paris. En point d’orgue, un épisode rocambolesque auquel Dominique de Villepin aurait participé : la remise par le Burkina Faso, en novembre 2001, de 3 millions de dollars cachés dans quatre djembés. Ces faits allégués sont aujourd’hui prescrits.

Contacté vendredi, l’entourage de Dominique de Villepin voit derrière ces nouvelles déclarations de Robert Bourgi l’ombre de Nicolas Sarkozy dont l’ancien intermédiaire officieux de l’Élysée serait « le vieux et fidèle relais », capable de « récits changeants » et de « coups tordus ». Ceci à un moment où l’ex-président de la République est mis en difficulté dans le procès en appel de l’affaire du financement occulte par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007. Sur le fond, en revanche, l’entourage de Dominique de Villepin ne souhaite pas réagir et rappelle qu’une enquête préliminaire ouverte en 2011 à la suite des premières déclarations de Robert Bourgi sur l’existence supposée de transactions secrètes entre l’Élysée et de nombreux pays africains sous la présidence de Jacques Chirac a été classée sans suite. Mais, depuis, Laurent Gbagbo, ex-président de la Côte d’Ivoire, s’est exprimé publiquement deux fois sur ce sujet et a accrédité l’existence des remises d’argent liquide à la France décrites par Robert Bourgi.

Dominique de Villepin affirme que les bustes de Napoléon reçus sont de simples cadeaux personnels de votre part dont il ignorait la provenance. Que répondez-vous ?

ROBERT BOURGI. C’est un mensonge. Dominique ne peut pas nier l’origine de ces objets. Le premier buste a été offert par l’ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré. Nous étions un soir à Ouagadougou. Dans la salle à manger présidentielle, j’ai dit à Blaise : « Tu sais, Dominique est comme moi… Il aime Napoléon. » J’ai alors suggéré, s’il était satisfait du travail de Dominique, qu’il devrait lui offrir un objet napoléonien. Blaise Compaoré m’a donné les pleins pouvoirs. Dominique était présent, il a entendu la discussion et il m’a glissé à l’oreille : « Choisissez-le bien, Robert. »

Où ce buste a-t-il été acheté ?

Je suis allé à la galerie de Souzy à Paris, place Beauvau, une adresse que Charles Pasqua m’avait fait connaître, et j’ai choisi un buste à 75 000 €. Blaise Compaoré a payé par virement, et j’ai conservé la facture (datée du 29 mai 2002). La seconde statuette, payée 50 000 € toujours à la galerie de Souzy (la facture est datée du 23 juillet 2003), représentait l’empereur à Sainte-Hélène. Elle a été offerte par mon ami l’industriel ­italien Gian Angelo Perrucci après une rencontre autour d’un verre au Quai d’Orsay. Ce jour-là, Dominique m’avait dit : « Choisissez-la bien. » Comment peut-il dire aujourd’hui qu’il en ignorait la provenance alors qu’il assistait à ces échanges ?

Vous dénoncez l’existence de cadeaux dont vous êtes à l’initiative. N’est ce pas un peu pervers ?

(Rires.) J’aime bien ça, chercher les talons d’Achille des gens. Le talon d’Achille de Dominique de Villepin, c’est l’argent, le luxe, l’aisance…

Vous avez déjà évoqué plusieurs fois le supposé financement occulte des pays africains au bénéfice de l’Élysée sous la présidence de Jacques Chirac. Comment vous êtes-vous retrouvé à jouer ce rôle d’intermédiaire ?

Tout a commencé en mars 1997, lors des obsèques de Jacques Foccart, mon père spirituel (la figure centrale de la Françafrique à partir de la fin des années 1950). Le soir même, le président Chirac a déclaré : « Jacques Foccart est parti… C’est Robert qui va faire ce qu’il a toujours fait aux côtés de M. Foccart pour moi. Et c’est vous, Dominique, qui prendrez le relais. » C’est ainsi que Villepin a été désigné par Chirac comme mon interlocuteur exclusif pour gérer la « générosité » des chefs d’État africains. Tous les « grands secrets » se traitaient désormais dans son bureau.

Combien de remises d’argent avez-vous supervisées ?

Une douzaine, voire une quinzaine, entre 1997 et 2005. J’ai suivi Dominique de Villepin dans ses différentes fonctions : secrétaire général de l’Élysée, Quai d’Orsay, Intérieur, Matignon… J’estime à environ 50 millions d’euros l’ensemble de ces « dons ». La livraison la plus documentée est celle liée à Laurent Gbagbo, ex-président de Côte d’Ivoire. Ce dernier en parle dans un livre en 2014 et devant les caméras en 2024. Un pacte secret a été conclu entre lui, Villepin et moi. Les traces de ces rendez-vous figurent dans mes carnets.

Où sont ces carnets ?

Dans un endroit que je garde secret, en dehors de l’Hexagone. J’ai tout noté, durant toute ma carrière.

Dans votre livre « Ils savent que je sais tout », paru en 2024 (Éd. Max Milo), vous évoquez une livraison rocambolesque de quatre djembés remplis d’argent à l’Élysée…

C’était en novembre 2001, quelques mois avant l’élection présidentielle. Lionel Jospin, alors à Matignon, avait serré les boulons sur les fonds secrets, ce qui compliquait tout. Chirac m’a demandé d’aller voir Blaise Compaoré. Quelques jours plus tard, l’émissaire Salif Diallo m’appelle au Sofitel Champs-Élysées. Dans sa suite, il y avait quatre énormes djembés. Il m’a dit : « La générosité de mon président pour ton président est à l’intérieur. »

Que se serait-il alors passé ?

Le dimanche soir 18 novembre, à 19 heures, nous avons transporté avec Salif Diallo les quatre djembés à l’Élysée à bord de deux véhicules : une voiture diplomatique de l’ambassade du Burkina Faso et ma Maserati vert olive qui était conduite par l’un de mes proches. Dominique de Villepin lui-même est descendu dans la cour d’honneur avec son assistante pour aider à les porter jusqu’à son bureau. Il a dû faire venir des ciseaux car son canif ne suffisait pas à couper les cordages. On a renversé les instruments et une cascade de billets de 5 et 10 $ s’est déversée sur le sol. Chirac était ­présent dans le bureau à ce moment-là. Il a même dit : « Mais qu’est-ce que je vais en faire des billets de 5 $ ? » C’était une scène digne de Pagnol.

Que sont devenus ces billets et ces djembés ?

Je n’en sais rien. Avec Salif Diallo, nous avons laissé seuls Chirac et Villepin. « Mais que font-ils avec cet argent ? » Cette question m’a souvent été posée par Omar Bongo (l’ex-président du Gabon).

Comment étiez-vous rémunéré pour vos services ?

Je n’ai jamais touché de commissions sur les sommes remises aux politiques français. J’avais des honoraires payés directement par les chefs d’État africains. Omar Bongo me versait environ 500 000 € par an. D’autres, quelques dizaines de milliers d’euros. Mais je payais moi-même mes billets d’avion et mes hôtels. Tout a été déclaré aux impôts.

Pourquoi dénoncez-vous aujourd’hui un système auquel vous avez participé ? Serait-ce lié à une possible candidature de Dominique de Villepin à la présidentielle de 2027 ?

J’ai dénoncé tout cela dès 2011 dans une interview au « JDD » et aussi dans mon livre en 2024. Mais, oui, je le reconnais : je veux être un obstacle à la marche de Dominique de Villepin vers l’Élysée.

Pourquoi ?

Je ne supporte pas certaines de ses positions actuelles, notamment son rapprochement idéologique avec Jean-Luc Mélenchon. Ce n’est pas ma lecture du gaullisme. Je réagis aussi à son ingratitude, comme j’ai pu le faire avec François Fillon (avec l’affaire des costumes). En octobre 2005, Dominique a voulu arrêter le système car il avait peur des juges. Il m’a dit qu’il ne voulait pas qu’un magistrat lui mette « le doigt au cul ».

À la suite de cette décision, vous vous êtes rapproché de Nicolas Sarkozy, rival honni de Dominique de Villepin à l’époque. Êtes-vous toujours proche de l’ex-chef de l’État ?

J’ai parlé il y a deux semaines avec Nicolas Sarkozy, mais je ne lui ai même pas dit que je participais à « Complément d’enquête ». Je ne suis pas téléguidé, ni par Nicolas ni par personne. Je règle mes comptes moi-même. Et pourtant… J’ai beaucoup admiré Dominique de Villepin et je l’admire encore pour son intelligence, sa culture, sa sensibilité.

Pourquoi, dans ce cas, ternissez-vous son image ?

Aujourd’hui, j’ai soulagé ma conscience. Dominique peut me traiter de « farfelu ». Mais ce n’est pas ce qu’il me disait quand je lui apportais l’argent des présidents africains.

Paris, le 15 juillet 2002. Le buste de Napoléon offert à Dominique de Villepin est remarqué par Edmund Stoiber, adversaire d’Angela Merkel aux élections allemandes. reuters/Xavier Lhospice reuters/Xavier Lhospice
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar Bibpanda » 03 Mai 2026, 20:52

Qui est vraiment Robert Bourgi, le tombeur de François Fillon ?
Robert Bourgi a offert au candidat des Républicains les fameux costumes qui ont précipité sa chute. Puis il est retourné en coulisses. Qui est cet étrange bienfaiteur ? À quel jeu joue-t-il ? A-t-il agi dans l'ombre de son vieil ami Nicolas Sarkozy ? Sophie des Déserts l'a écouté et a mené l'enquête pour démêler l'écheveau de sa vérité.

https://www.vanityfair.fr/pouvoir/polit ... llon/53979
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar Bibpanda » 04 Mai 2026, 11:09

https://www.youtube.com/watch?v=rRnwf-7LVkw
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar Dragan » 12 Mai 2026, 15:49

Un mariage à animer, un anniversaire karaoké à organiser ? Manu vous propose une soirée inoubliable pour ses derniers mois de président :lol:

Rulli/Emerson,Aguerd,Balerdi,Weah/Vemeeren,Timber[/color]/Paixao,Almada,Greenwood/Gouiri

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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar peezee » 12 Mai 2026, 17:04

Encore mieux niveau malaisance : :lol:

https://youtube.com/shorts/XR5k-XpvMoE


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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar Dimeco63 » 12 Mai 2026, 19:55

:ptdr:

je l'avais vu déjà mais j'ai du mal à m'en passer.
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar IceCold » 18 Mai 2026, 11:31

Je suis abasourdi par le raté complet de la bd de Ruffin. Un fiasco monumental. Au-delà des maladresses profondes générées par une volonté, que je comprends, de reprendre le thème de l'identité nationale à gauche, je déplore le ton paternaliste et moraliste qui découle des pages. Je n'en ai vu que des extraits, mais ça me suffit largement.
Le mec vient de saborder son image sur toute la ligne. Je suis vraiment triste.
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar Dimeco63 » 18 Mai 2026, 13:48

IceCold, c'est pas un peu (beaucoup) instrumentalisé par les Lfistes ce truc ?
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar dxd92 » 18 Mai 2026, 16:08

Pas besoin de lfi pour passer pour un pitre. Rien que son double tractage entre les deux tours des législatives c'était ridicule. Le en même temps de gauche
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar richardB » 18 Mai 2026, 16:12

De base, j'aime bien Ruffin. Je l'ai croisé plusieurs fois dans mon ancienne vie pro, mais force est de constater que sa BD est complètement raté.

Je ne sais pas qui donne envie sur le spectre politique actuel. Je trouve tout le bal des prétendant.es affligeant de nullité.
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar dxd92 » 18 Mai 2026, 22:24

Sa ligne c'est de vouloir récupérer les prolos, à l'extrême droite comme à l'extrême gauche. Il veut ratisser large
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar boodream » 18 Mai 2026, 23:24

Dimeco63 a écrit:IceCold, c'est pas un peu (beaucoup) instrumentalisé par les Lfistes ce truc ?

J'aimais bien Ruffin, et je n'aime pas du tout ce qu'est devenu LFI, mais là je descends complètement du train.

La BD est anecdotique, c'est juste un énième symptôme. Ca fait longtemps qu'il a malheureusement vrillé en mode start-up, c'est dommage. Il ne parle plus qu'en slogans et en éléments de langage, de manière creuse, c'est le contraire exact de ce que j'attendais de sa part.
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar IceCold » 19 Mai 2026, 05:42

Dimeco63, disons que les LFIstes l'auraient attaqué quoi qu'il en soit mais n'en attendaient pas autant.

dxd92, effectivement, les "prolos", même si je trouve le terme assez méprisant. Son calcul est clairement de rapatrier le vote ouvrier vers la gauche et de remettre en marche la lutte des classes, une stratégie complètement délaissée par la gauche depuis des décennies.

boodream, je suis assez d'accord avec toi sur le dernier paragraphe, et je pense vraiment que les conseillers dont il s'est entouré sont des pitres.
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar aristote2 » 19 Mai 2026, 10:34

Je n'ai pas lu la BD, et j'irais presque à m'en foutre complètement. Si je tombe dessus, je la lirai, avec le détachement qu'elle mérite apparemment.
Mais, concrètement, c'est un des seuls qui est cohérent lorsqu'il s'agit de débattre sérieusement.
Concrètement (2, le retour), il n'y aura jamais un homme ou une femme politique avec qui vous serez d'accord sur tous les sujets.

La lutte des classes devrait être rangée et oubliée. Mais non. Les inégalités se creusent presque inexorablement. Les classes populaires, terreau traditionnel de l'électorat de gauche, se sentent délaissées voire méprisées et se tournent par dépit vers l'extrême-droite.
Les tensions déjà vives au sein de la société gangrènent les campagnes électorales, via les réseaux notamment vont s'accentuer.
Quand la supercherie que constituent le RN et leur soi-disant programme sera constaté, que va-t-il advenir de notre système politique et, plus globalement, du vivre-ensemble ?
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Re: [Topic Politique] Titre à trouver

Messagepar Dimeco63 » 19 Mai 2026, 10:43

Je n'ai pas lu non plus cette "BD" ce que je veut dire c'est que je suis harcelé par des centaines de posts depuis 3/4 jours avec qq planches et hormis de la mauvaise BD je n'y est rien vu de raciste franchement, le procés en sorcellerie me semble un peu cousu de fil blanc.

J'ai l'impression que Ruffin doit être un fan de BD US (comme moi) et il semble avoir voulu s'inspirer de Harvey Pekar, mais c'est casse gueule pcq être un amateur de BD ne fait pas de soi un bon scénariste de BD.
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