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Weah, la bonne surprise
La Provence
L'international américain formé au PSG et passé par la Juve surprend les supporters de l'OM par sa polyvalence et son implication. Une bonne pioche du mercato estival à quelques jours du choc à Paris.
Timothy Weah n'en finit plus d'impressionner. C'est pourtant le doute et la circonspection qui ont escorté sa signature à l'OM, l'été dernier, et aussi un peu le montant de son transfert. Recruté sous la forme d'un prêt avec une obligation d'achat fixée à 14M€ (hors bonus), en provenance de la Juventus Turin, le joueur de 25 ans, formé au PSG, a donc surtout suscité les interrogations à son arrivée. Pas au club, toutefois, où Medhi Benatia et Pablo Longoria croyaient en lui.
Six mois plus tard, le fiston de "Mister George"' a mis tout le monde d'accord, du gardien de la guérite au touriste de passage au Vélodrome. Mardi soir, encore, il a été l'Olympien le plus tranchant et le plus déterminé, avec une passe décisive pour Amine Gouiri à la clé, pour lancer la victoire marseillaise contre Rennes (3-0) et valider la qualification en quart de finale.
Véritable couteau suisse de l'effectif marseillais, utilisé un peu à toutes les sauces par Roberto De Zerbi, tantôt latéral gauche, tantôt piston droit, voire ailier en cours de jeu, le New-Yorkais est une vraie satisfaction depuis les trois coups de la saison. Un statut partagé avec Emerson Palmieri, un autre élément débarqué avec un lot de réserves accroché aux crampons.
L'international américain (47 sélections, 7 buts), auteur de 3 buts et 3 passes décisives en 25 apparitions, toutes compétitions confondues, avait déjà marqué les esprits grâce à sa prestation au Santiago-Bernabeu, face au Real Madrid (2-1), où il a entre autres fait disjoncter le madré Dani Carvajal. Précieux sur le terrain, toujours volontaire, il coche toutes les cases pour devenir le nouveau fils préféré de "RDZ", après Adrien Rabiot, Neal Maupay, Robinio Vaz ou Amir Murillo... Et avec tous les risques que cela comporte.
C'est aussi l'un des rares dans cet effectif de bonhommes à endosser ses responsabilités et à ne pas se dérober quand il faut répondre aux médias. Après le résultat nul pitoyable contre le Paris FC (2-2), samedi dernier, l'homme à tout faire du vestiaire marseillais a encore été le seul à affronter la tempête quand on cherchait, comme trop souvent, le capitaine Leonardo Balerdi...
"C'est ça, Marseille"
"On est toujours derrière lui (Roberto De Zerbi, ndlr), toujours. Le coach m'a ramené ici, il m'a donné beaucoup de confiance. C'est l'une de mes meilleures saisons. Grâce à lui, je suis dans un club où je suis fier d'être. Je vais continuer, essayer de pousser l'équipe. C'est dur, je le sais, il y a beaucoup de négatif, mais on doit rester positif, continuer à travailler sans lâcher. J'espère que les supporters vont voir ça sur le terrain. C'est ça d'être à Marseille. Il faut garder le mental. On ne peut pas tout mettre sur le dos du coach. À nous de continuer à jouer. À Marseille, quand tu vis des moments durs, ils le sont encore plus. Il faut garder la tête haute", prévenait l'ancien joueur du Celtic.
Des propos cliniques, prononcés dans un français impeccable et transformés en actes sur le terrain mardi soir contre le faiblard Stade rennais. Le triple champion de France (deux fois avec le PSG et une fois avec le Losc), également vainqueur de la coupe d'Italie, n'a pas eu besoin non plus de se taper sur les pectoraux comme Pierre-Emile Hojbjerg et Facundo Medina sur le but marqué par Pierre-Emerick Aubameyang pour exprimer sa joie.
Tout en sobriété et en efficacité, l'ex-Parisien sera un atout de choix pour le coach de l'OM en vue du choc du championnat, dimanche soir au Parc des princes, contre le PSG. Et si jamais l'OM se fait surclasser, il sera encore là, à n'en pas douter, pour assumer.