EL | OM-Atlético : la finale vue du stade

Comme vous avez certainement dû le voir, j’étais au Groupama Stadium, lors de la finale européenne pour représenter MassaliaLive. Frustré que tous les marseillais ne puissent assister à ce moment historique, j’ai partagé du mieux que j’ai pu tous les moments forts de cette journée. Même si mon téléphone a parfois fait des siennes (une incroyable volonté de vous montrer mon visage à tout bout de champ !), j’ai pu partager avec vous plusieurs Facebook live… quelle aventure ce fût !

Des billets insaisissables 

Sachez tout d’abord que je ne dois ma présence dans l’enceinte aulassienne qu’à la gentillesse de mon ami, le @CoachGracias qui a eu l’immense bonté de m’emmener dans ses bagages ! Il a trouvé deux billets miraculeusement sur le site sportsevents365 dont il a décidé de faire profiter un membre de la TeamOM.
Si vous n’êtes pas adeptes de sensations fortes avec votre compte bancaire, je vous déconseille ce genre de pratique : quatre heures avant le match, pas de nouvelles de nos billets ! Il aura fallu passer plusieurs coups de téléphone en langue anglaise… vers l’Espagne (!), pour qu’une personne nous donne rendez-vous dans une ruelle lyonnaise et sorte de son sac-banane deux tickets… réservés à des Espagnols !

Et il fallait s’y attendre : nos billets étaient… en zone madrilène ! Heureusement deux supporteurs espagnols se sont retrouvés dans la même situation que nous, une travée plus loin (ont-ils acheté leurs billets sur le même site ?). Après avoir très rapidement fraternisé avec eux, nous avons tous compris que notre intérêt commun était que nous nous retrouvions au milieu des marseillais, et eux au milieu des supporteurs de l’Atlético. Changement de position dans le stade. Nous étions prêts pour vivre cette finale dans de bonnes conditions !

L’ambiance des grands soirs

Malgré les conseils de Jacques-Henri Eyraud, j’ai choisi d’aller me balader, dans l’après-midi, dans le centre de Lyon pour prendre un peu la température. Inquiet, je m’attendais à voir des hordes de pseudo-supporteurs guetter le moindre bout de tissu bleu et blanc pour passer leur frustration de n’avoir pas une équipe de niveau comparable à la nôtre. Il n’en fût rien. Tous les lyonnais que j’ai croisés (cafetiers, passants, commerçants, restaurateurs…) sont tous allés de leur « Allez l’OM ! » ou « On est avec vous  ! ». Aucun débordement, bien au contraire.

Place Bellecourt – Lyon

Mieux encore, les supporteurs espagnols ont eu un comportement exemplaire : prise de photos en commun, gentils chambrages. Une vraie atmosphère de coupe d’Europe comme on les aime !
Quel dommage que de pseudo-supporteurs lyonnais aient fait peser des menaces sur nous. Finalement, ils ont gâché une partie de la fête : le centre-ville lyonnais était uniquement rouge et blanc, alors qu’il aurait dû permettre à tous les heureux possesseurs de billets de vivre ce que j’ai vécu. Heureusement, l’équilibre a été retrouvé un peu plus tard, dans les navettes qui acheminaient tous les supporteurs vers le stade. Les concours de chants pouvaient vraiment commencer. Ce qu’aucun média n’a retranscrit et qui marque l’excellente ambiance de ce match : un « supporteur » marseillais s’est fait reprendre de volée par les autres lorsqu’il a voulu entamer un « Atlético hijo de… ». Celui-là n’avait visiblement rien compris à ce qui se passait.

Et dans le stade, que dire ! Des frissons m’ont parcouru tout le corps lorsque le speaker de l’UEFA a organisé un concours de chants de supporteurs avant le début du match : le « aux armes ! » affrontait un chant espagnol de plus de trois minutes ! Les deux camps donnaient l’impression de jouer dans leur propre stade.

Seule une finale européenne peut faire vivre des émotions pareilles. J’ai vu que Jean-Michel Aulas se plaignait encore du comportement des Marseillais. Voilà ce que moi j’ai vu : aucune barrière ne nous séparait des Espagnols. D’un côté de l’escalier les Marseillais, de l’autre les Madrilènes. Et aucune échauffourée ! Seulement le plaisir de supporter son équipe et espérer la voir soulever le trophée.

Publiée par MassaliaLive sur Mercredi 16 mai 2018

A la fin du match, aucun chambrage : les uns communiaient dans la victoire, les autres se dirigeaient vers leurs navettes, frustrés du résultat, mais conscients d’avoir perdu à la régulière, contre une équipe réellement plus forte.

Vingt minutes d’espoir…

Tout avait pourtant si bien commencé dans ce match. Les marseillais dominaient dans les tribunes comme sur le terrain. Avec un Bouna Sarr et un Dimitri Payet des grands soirs, le premier se faisant remarquer par ses interceptions et ses centres, le second par une passe lumineuse vers son attaquant que tous au stade, imaginions déjà entrer dans la légende !
La suite, malheureusement on la connait tous. Au lieu d’entrer dans la légende, Germain propulsait le caviar de Payet dans la tribune madrilène. Quelques minutes plus tard, l’OM décidait de se compliquer un peu plus la tâche en offrant sur un plateau l’ouverture du score à Griezmann. Et enfin, à la demi-heure de jeu, la blessure de Payet achevait de faire redescendre les supporteurs marseillais de leur nuage.

Pourtant, à ce moment du match, tous espérions que malgré tout, l’Olympique de Marseille allait s’enflammer et nous faire revivre une nouvelle fois la magie du match de Salzbourg et de Leipzig. Mais ce soir-là, les dieux du football avaient choisi leur camp. La deuxième période fut catastrophique, notre équipe n’arrivant même plus à dépasser le centre. Le stade pourtant à 80% bleu et blanc finissait par ne résonner que rouge et blanc.
Le poteau de Mitroglou à dix minutes de la fin a bien fait briller encore quelques yeux. Mais le dernier but de Gabi, quelques minutes plus tard sonnait définitivement le glas de nos espoirs de trophée : l’OM ne la gagnerait pas chez Jean-Michel Aulas.

… et des regrets

Alors, oui, certainement comme vous, j’ai des regrets.
Oui, je suis frustré que Germain n’ait pas cadré ce caviar de Payet en début de match. Et oui, je lui en veux. Avec ce but, je suis persuadé que l’OM pouvait faire quelque chose de mieux.
Oui, je rage que Zambo Anguissa et Steve Mandanda nous aient fait revivre une finale passée, et un coup de tête malheureux de Laurent Blanc vers Fabien Barthez.
Oui, je pleure que Dimitri soit sorti sur blessure et ne puisse faire profiter l’équipe de France de son talent pendant la prochaine Coupe du Monde.

Mais non je ne regrette rien. Soyons honnête, l’Olympique de Marseille nous a fait vibrer cette saison. Les matchs contre Leipzig et Salzbourg resteront gravés dans l’histoire de notre club. Le parcours en Ligue 1 est plus qu’honorable et l’équipe aurait dû finir sur le podium.
Il nous aura manqué finalement très peu de choses pour que, de très bonne, cette saison ne devienne merveilleuse. Peut-être un peu de fraîcheur (Florian Thauvin et Luiz Gustavo avaient vraiment l’air au bout du rouleau), le fameux «grantatakan», et un banc plus conséquent pour tenir le rythme.

Je veux rester optimiste. Je pense que contrairement aux finales d’Europa League précédentes, ce match n’était pas l’aboutissement d’une série, mais seulement le commencement. L’OM Champions Project n’en est qu’à ces prémices et nous réserve encore pour les saisons prochaines des tas d’autres moments d’émotions intenses, comme celles que j’ai eu la chance de vivre mercredi dernier.

Alors soyons fiers d’être marseillais et d’avoir enfin une équipe dirigeante qui a compris ce que c’est que de jouer sous les couleurs bleues et blanches. Allez l’OM !

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Article lu 671 fois, écrit le par blade83 Cet article a été posté dans Tribune libre et taggé , . Sauvegarder le lien.

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