Dijon-OM : Faire prendre la mayonnaise

Après deux victoires consécutives, l’OM va tenter de construire une série et lancer définitivement sa saison en allant défier le promu dijonnais.

Il est des matchs dans une saison fondateurs pour une équipe, les fameux « matchs référence », sur lesquels on s’appuie par la suite et qui servent généralement de déclic. Pour un Olympique de Marseille en grande difficulté en ce début de saison, le match charnière pourrait être avoir été une défaite. Une 92ème minute décisive. Une erreur de défense bénéfique. Ce but d’Aaron Ramsey, cette défaite à la dernière seconde face à Arsenal a peut-être lancé la saison marseillaise.

Particulièrement excédé, Didier Deschamps a alors fait ce que plus personne n’attendait : abandonner son 4-3-3, celui-là même qui a amené l’OM au titre de champion, pour passer à un 4-4-2 que pourtant très peu de techniciens actuels semblent apprécier. Et les résultats n’ont pas tardé à se montrer : un nombre presque indécent de tirs et d’occasions face à Ajaccio, et un festival offensif face à Lens.

Alors certes le standing de ces adversaires appelle à la prudence. Mais on peut également souligner qu’il y a quelques semaines, les olympiens éprouvaient toutes les peines du monde à se créer des occasions face à Brest ou Evian. Dans cette nouvelle formule qui pourrait profiter à un retour dans le 11 de départ de Gignac, c’est aujourd’hui Jordan Ayew qui tire son épingle du jeu. Poussif en début de saison, le benjamin de la fratrie s’est mué en passeur face à Ajaccio et buteur face à Lens. A Dijon, il devrait selon toute vraisemblance être reconduit en tant que titulaire aux côtés de Rémy, à qui ce 4-4-2 semble également donner un second souffle.

Alors, merci Aaron ?

Pour les joueurs, le déplacement à Dijon est une aubaine. Un promu, donc une destination nouvelle, doublé d’une ville à l’intérêt touristique certain. Aux joueurs ayant plutôt l’habitude d’avoir la tête sur la pelouse, on conseillera pour une fois de lever le nez : Dijon est célèbre pour ses toits en tuiles vernissées.

Si Gignac n’est finalement pas tout à fait remis, ou s’il s’est reblessé depuis hier, et que son frère ne joue pas quelque part, on lui conseillera une petite visite du palais des Ducs de Bourgogne, où il pourra méditer devant le gisant de Philippe le Hardi, encore un gars ambitieux, mais dont la carrière n’a pas duré que deux ans.

Diawara, après le match, pourra aller au bar commander un kir, du nom de chanoine maire de la ville ; toutefois, tout le monde parle ici de « blanc-cassis ». En tout cas pour les dix premiers. Après, on ne sait plus trop.

Rodriguez sera peut-être tenté par un tour du côté de Beaune, célèbre pour ses hospices, mais qu’il sache que l’on n’y soigne plus depuis longtemps ; en revanche, on y vend chaque année du vin aux enchères. Une idée de placement, peut-être.

Abdoulaye Meïté.

Boli fut un des 2 compères de la garde noire de l’OM des années 90. En 2009, Deschamps en reformât une nouvelle avec un joueur aussi poête que ses illustres ainés : Diawara. Entre ces deux époques de titres et de gloire, nous avons eu un défenseur aux caractéristiques similaires : dur sur l’homme, bon de la tête, mais plus doué pour l’équarissage que pour l’enchainement roulette-petit pont-coup du sombrero. Au début des années 2000, débarque à l’OM Abdoulaye Meïté. Il connût la honte des sauvetage de dernières journées, les places d’honneur en championnat sous la baguette de Perrin (qui en était très fier d’après certain personnel de ménage du club) au sein d’un effectif limité, puis la « meilleure équipe depuis 10 ans » (avec celui qui aurait presque pu avoir le titre de « meilleur entraineur depuis 10 ans »), et enfin il fût un des artisans du match historique contre La Corogne, sous Jean Fernandez. Exception faite de sa dernière année avec Jeannot, grâce à la présence de Ribery et un schéma de jeu offensif efficace, Abdou fût titulaires dans des équipes pauvres en terme de qualités techniques, tactiques, et même mentales, mais on en garde un bon souvenir, car il se battait. Abdou, même si tu restes un joueur limité, même si tu finis ta carrière à Dijon (sans vouloir faire offense à ce club), merci pour ton but face à Liverpool en 2004, et merci pour ton ascenseur sur un défenseur et ton but face à La Corogne en 2006.

Le magazine officiel du Dijon FC est le « Cri de la chouette ». A ne pas confondre avec « sabots-magazine » qui est lui consacré aux chevaux de traits, ânes, mulets… et qui consacre un superbe article dans son dernier numéro au bourriquot Alou Diarra !

Un des groupes de supporters du FC Dijon s’appelle les Téméraires. Il se murmure qu’ils ont hésité à avec « Casse-cou », « Intrépides », « Risques-tout » ou « Hardi », soit les meilleurs adjectifs du 18ème siècle !

Petit florilège des grands noms du passé du DFCO : Barel Mouko, Moké Kajima, Nicolas Le Bellec, Frédéric Fénart, Frédéric Laurent. En fait c’était aussi sympa dans le passé que maintenant Dijon !!

Quelques irréductibles sont encore dans le stade 4h après le match !! Ah non, on nous signale qu’il s’agit de tous les supporters de Dijon pendant le match…

Depuis sa création, le DFCO a élu domicile au stade Gaston-Gérard. C’est un stade omnisports qui a accueilli un concert de Bob Marley! La chouette devait déjà être là

« Je serai content de revoir José Anigo avec qui j’avais eu de vrais rapports. On se fera une bise ! »@Abdoulaye Meïté.

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A propos de sillicate


Habite En Yourte ! Son Amour Laisse Univoquement Transi, Passant Ostensiblement Tout Obstacle. Caractère Amer Voir Acariâtre. Une Nouvelle Enquête Bientôt Intériorisera Nos Obsessions Utéro-Zygotiques Enflammées ?
Article lu 936 fois, écrit le par sillicate Cet article a été posté dans Avant-match. Sauvegarder le lien.

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