Jamais deux sans trois est un proverbe pourri !

L’opération maintien débute ici ?

Après un deuxième match qui lui laissera beaucoup plus de regrets que de points, l’OM aborde la troisième journée sous la bannière tant attendue de « La victoire ou la crise », puisqu’une non-victoire lui placerait déjà une épée de Damoclès au-dessus de la tête à l’orée d’une visite chez le champion.

L’OM ne se présente pas dans les conditions optimales pour ce match, sa semaine ayant été marquée par la semaine de cure de son buteur à 7 buts pour 18 millions, les débats sur la défense, l’ouverture à un départ de Valbuena par M.Propre et la signature du nouveau compagnon de belote de Julien Rodriguez: Djimi Traoré.

Pire, le Vélodrome s’apprête à accueillir un des leaders de la Ligue 1: l’AS Saint-Etienne, qui a remporté ses deux premiers matchs avec autant de réussite qu’un vainqueur de l’Euromillions: Aubameyang et Marchal marquent des buts. Il se murmure que les journaux français ont d’ores et déjà commandé des millions de Unes « Le Grand retour des Verts » qui firent encore plus fureur que l’I-phone en septembre 2010.

Cependant, le supporter olympien peut être rassuré par l’animation offensive de son équipe, qui lui en a presque déjà fait voir en deux matchs davantage que sur toute la saison dernière. Un buteur en grande forme, des passeurs affûtés comme Lucho et Valbuena, il y a de quoi secouer les côtes de Bocanegra and co, du moins espérons le. Parce que sinon…LA CRISE, la vraie, sera là!

-Julien Rodriguez est toujours un membre de l’effectif professionnel de l’OM, deux ans et demi après son dernier match.
-Roland Romeyer a été refoulé du casting préliminaire de « L’émission des sosies »sur TF1. Sa ressemblance avec Kadhafi n’a pas convaincu un jury présidé par Alain Juppé.
-Sur les cinq dernières saisons, la nouvelle recrue olympienne Djimi Traoré a joué un total de 67 matchs, soit une moyenne de 13 par saison. Une bonne affaire qu’on vous dit!
-Il se murmure que Grégoire Margotton songe à nommer ce OM-ASSE « le stade en travoico », ce qui lui ajouterait un point à son total de slogans débiles.
-Mathématiquement, si on multiplie par l’infini le nombre de points qu’avait l’OM l’an passé après deux journées, on atteint même pas le nombre actuel de points obtenu par l’OM 2011-2012. Comme quoi tout va bien non?

C’était le bon temps…

Si elle reste comme une des classiques de notre championnat, la rencontre entre l’OM et l’AS Saint Etienne n’en soulève pas pour autant les foules. Les deux clubs les plus titrés du championnat français s’étant finalement accaparés les honneurs à des décennies différentes, la rivalité est loin d’être exacerbée. Quant aux matchs en eux-mêmes, peu sont restés gravés dans les mémoires récentes, exceptions faites peut-être du festival de la panthère Alex en 2000 ou de l’égalisation de Koke au bout du temps additionnel en 2004.

Le match sur lequel nous allons revenir n’a, comme souvent, pas été déterminant par la qualité du jeu proposé mais par le résultat final et l’importance de ce dernier. Le 25 avril 2010, l’OM accueille les Verts dans le cadre de la 34ème journée du championnat. Mis sous pression par la victoire d’Auxerre à Toulouse, les marseillais se doivent de prendre le maximum de points à domicile avant d’aller défier les bourguignons chez eux lors de la journée suivante. Là où cette rencontre est intéressante, c’est qu’elle pourrait servir d’étendard à la fin de saison des marseillais cette année-là. Privés de la créativité et la technicité de Cheyrou mais renforcés par la solidité de Kaboré, les olympiens avancent sereins, dominateurs, sûrs de leurs forces et conscients de leurs faiblesses, et surtout, rassurants pour leurs supporters. Pendant de longues semaines, aucune équipe ne semblait pouvoir stopper le rouleur compresseur marseillais qui s’était mis en route un soir de défaite à domicile face à Benfica, et l’ASSE ne dérogera pas à la règle. Rapidement mis sur orbite par un but de Valbuena, bien servi par Brandao (quand on vous dit que rien ne pouvait nous arrêter), les marseillais vont s’imposer ce soir-là sur le score de 1-0, score qui aurait pu être plus large sans la maladresse des attaquants olympiens.

En prenant 6 points d’avance sur Auxerre à 4 journées de la fin, l’OM touchait du doigt le titre de champion qu’il attendait tant.

Idole : Christophe Galtier

L’histoire entre Marseille et Saint-Etienne n’est pas ce qu’on pourrait appeler un récit d’amour, les vieux aigris qui croient tout connaître ne manqueront pas de le rappeler. Pourtant, il semblerait que dans le Forez, on commence à se faire à l’accent chantant marseillais. La raison est toute simple, après des années de rivalité, puis de déception de chaque côté, un homme a réussi à faire passer les habitants de la belle cité phocéenne pour autre chose que des mafieux et des gentils décérébrés alcoolisés au pastis.

Cet homme, c’est Christophe Galtier. Il y a quelques années, ce nom n’aurait rien dit au grand public, ni aux petits, les nains n’étant pas beaucoup plus instruit que les autres, mais aujourd’hui, l’ancien joueur de l’OM, de Lille, de Toulouse, d’Angers, de Nîmes, de Monza en Italie et même de Liaoning Yuandong en Chine s’est fait une petite place dans le cercle fermé des entraîneurs. Après une modeste carrière de footballeur, il devient l’adjoint de Bernard Casoni lors de son retentissant essai qui permettra au club d’éviter d’un cheveu la relégation, ce qui constitue une performance de premier plan. Cet exploit, est en parti dû au génie de Christophe Galtier, un soir d’Avril 2000, où il mit en place une brillante stratégie qui marquera les esprits, mais qui ne fut pas renouvelée. Ce soir là, il fera expulser Marcello Gallardo, le stratège de l’AS Monaco, en lui filant une baffe dans les couloirs du stade Vélodrome. Résultat des courses, l’OM gagne le match 4-2 et remporte trois points qui sauveront le club. Un grand stratège que notre Christophe…

Cet acte de bravoure lui suffira pour survivre au débarquement de Casoni. Mieux encore, Il occupera le poste d’adjoint du non moins mémorable Abel Braga, ainsi que de Javier Clemente, qui laissera une trace au club (il aurait laissé un tag à la commanderie : « Tapie, tu puta madre me la sigue chupando »). Au côté de ces deux grands stratèges, il apprendra de nouveaux tours qu’il mettra plus tard en pratique en Grèce. Les génies n’étant que rarement reconnus à leur juste valeur, il sera débarqué, et commencera une longue période d’entraîneur d’adjoint de Gérard Gili à Bastia, puis d’Alain Perrin à Portsmouth, à Sochaux (il y gagnera une coupe de France contre… l’OM), à Lyon où il sera champion et à Saint-Etienne.

Quand son psychorigide de mentor sera débarqué pour résultats insatisfaisants et manque de… psychologie, il prendra la relève et se fera aimé de ses joueurs et du public. Son bilan chez les verts est plus qu’honorable, compte tenu de l’effectif qu’il a à sa disposition, ainsi que du joyeux bordel qui règne dans un club jadis de premier plan. Il frôle les places d’honneur en championnat. Mais notre Christophe n’a pas l’air de se sentir prêt à endosser le costume de général en chef. Ne pouvant plus s’inspirer d’un supérieur, il en trouvera un autre, à Marseille, qu’il rencontre à Cassis de temps en temps, pour qu’il l’aide dans son dur boulot d’entraîneur professionnel à plein temps.

Espérons que l’âme charitable ne subisse pas le même sort que tous ceux qui ont croisé la route de ce chat noir de Galtier. C’est bien connu : « fais du bien à Galtier, il te mettra un coup de vier ». Amis poètes… allez nourrir les mouettes.

La Ligue 1 ça pulse !

Nice-Toulouse : 1

Gros match en perspective, entre deux blocs composés de 9 défenseurs et un goal. A priori il y a aussi un attaquant de chaque côté mais je ne pense pas que Mouloungui et Umut Bulut (on dirait un nom de gladiateur) puissent être qualifiés ainsi. Casanova avait déclaré il y a quelques années que Gignac n’avait rien à envier à Benzema, il déclarera donc que Machado et Figo c’est kif-kif après cette journée.

Caen-Lille : 1

Malgré douze cris stridents de Rouyer pour souligner le magnifique talent d’Hazard, Caen parviendra à arracher la victoire dans les arrêts de jeu, Frau effectuant une magnifique feinte du nez avant de pousser le ballon dans le but vide. L’Equipe titre alors : « le french Caen-Caen » pour féliciter la performance des Normands. Rudy Garcia mécontent de la performance de Ruddy Buquet s’en prendra à l’arbitrage, bien soutenu par les médias qui titreront « et ben ça, c’est le Buquet » !

Branlette médiatique !

Et pour éviter comme l’an dernier le revival « le retour des verts, St Etienne redevient une grande équipe, ah les années 70 80 avec Platini et tout ça c’était génial, les poteaux carrés, l’ange vert etc etc » @ Magneto

Logique implacable :

si on gagne pas ça va me gonfler.
J’espère qu’on jouera deux mi-temps cette fois ci et qu’on ne prendra pas deux buts (ni plus) @ Rocca

Désolé…

Devant la difficulté de trouver un forum dédié aux Verts sur lequel il n’y a pas besoin d’inscription pour le lire, nous avons trouvé que ça :

http://forum.doctissimo.fr/psychologie/amitie-rencontres-ville/SaintEtienneLePuy/liste_sujet-1.htm

Elle a faim :
kikoo, moi aussi je suis sur Sté depuis quelques mois et je veux bien faire de nouvelles connaissances 🙂
Si ca vous dit.
Pour faire rapide, j’ai 21 ans, je suis vers le centre ville et voila pour en savoir plus pourquoi pas discuter un peu. @ grenouille​442

Touchée par la cécité la pauvre :
comment ça galèrer? C’est une ville sympa moi je trouve.

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Article lu 1038 fois, écrit le par bibpanda Cet article a été posté dans Avant-match. Sauvegarder le lien.

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