Souviens-toi l’an dernier, à quel point on s’était fait enfler !

Attention danger, l’opération maintien commence à Auxerre…On ne va peut-être pas sortir l’artillerie lourde tout de suite, mais force est de constater qu’en ne réussissant pas à battre Sochaux à domicile lors de la première journée, les marseillais seront déjà attendus au tournant en Bourgogne. Le début de saison raté de l’an passé hante toujours les esprits et il serait bon que l’OM engrange des points avant de rapidement croiser la route de Lille, Rennes et Lyon.
Mais le match nul concédé aux sochaliens, contrairement aux premières prestations de la saison dernière, a tout de même soulevé pas mal de points positifs. L’animation offensive s’est montrée performante, avec des mouvements très intéressants, un Lucho omniprésent et un Rémy percutant. L’autre point rassurant, c’est que les candidats directs des olympiens, à l’exception de l’OL, ne s’en sont franchement pas tirés mieux pour cette reprise du championnat.
Pas de panique donc. Si les déchets dans la finition et les manquements dans l’agressivité défensive s’estompent quelque peu dimanche après-midi, on ne peut qu’espérer le meilleur chez des auxerrois qui sont allés boire la tasse à Montpellier le week-end dernier. Désormais coaché par l’amateur d’ammoniaque Laurent Fournier, l’AJA se prépare à une saison compliquée avec les départs non compensés de joueurs cadres comme Pedretti, Jelen ou Mignot et celui probable de Ndinga. A l’OM d’en profiter.

Lucho Gonzalez : Y a-t-il un commandante dans l’avion ?

Il y a deux ans, il était la recrue phare du mercato marseillais. Débarqué à la commanderie (depuis rebaptisé « Centre de remise en forme pour joueurs en surcharge pondérale Robert Louis Dreyfus »), l’Argentin, venu de Porto, était annoncé comme la star du championnat de France.

Une gestuelle empreinte de virtuosité technique dans les contrôles et le toucher de balle, une vision du jeu hors norme, une justesse dans les passes assez phénoménale, Lucho a grandement contribué au retour au premier plan de l’OM au cours d’une saison 2009/2010 qu’il finira en apothéose contre Rennes, en inscrivant le troisième but olympien assurant définitivement la victoire d’un soir (3-1), et le titre.

Et depuis ? Agressé, ainsi que ses proches, par la bande (armée) à Basil au domicile familial, Lucho s’est peu à peu retiré de la vie footballistique lors d’une saison 2010/2011 qui l’aura vu davantage marcher que Yohan Diniz, préparer le futur recrutement d’Alou Diarra en ratant une passe sur deux, et être aussi enthousiasmant à voir sur le terrain que la perspective d’un second tour Marine Le Pen Jean-Luc Mélanchon à une élection quelconque.

Devenu le fantôme du joueur qu’il était, malheureux dans la vie et déprimant sur le terrain, Lucho s’est mué en intermittent du spectacle, tout en annonçant dès la fin de saison dernière sa furieuse envie de quitter Marseille, la ville du vice, du crime et des patrons de bar spécialistes de l’OM pour les médias.

Quid de cette saison ? Exemplaire par son comportement dans la vie du groupe, malgré une furieuse envie de pleurer au moindre bruit de porte claquant un peu fort, le joueur a sans doute effectué sa plus grandiose partition lors de l’ouverture du championnat 2011/2012. En parfaite condition physique, en pleine possession de ses moyens techniques, en osmose avec Loïc Rémy, El Commandante a posé les jalons d’une saison qui pourrait être exceptionnelle.

S’écrira-t-elle avec l’OM ? Malgré un agent verbalement hyperactif l’annonçant tous les trois jours dans un nouveau club, la Louch’ est toujours là. Peu convoité, en raison de son âge notamment, son avenir proche pourrait finalement s’écrire à Marseille, au grand damne des inconditionnels de la « plus value économique » sur transfert. Au grand plaisir des amateurs de football que nous sommes.

-L’OM a Margarita, Rennes a Salma, mais Auxerre n’a pas Louise, qui n’a aucun lien de parenté avec Gérard Bourgoin.
-Gérard Bourgoin, grand pape de la volaille, est simplement titulaire d’un CAP. Lors des réunions du C.A. d’Auxerre, Guy Roux sera sûr d’avoir quelqu’un qui pourra l’aider à allumer une caftière électrique, à défaut de plaques à induction.
-L’abbé Deschamps, fondateur de l’AJA en 1905, n’a jamais été poursuivi pour amour immodéré des jeunes garçons.
-En 79, Guy Roux a le choix entre acheter Olivier Rouyer, ou une ferme. Prévoyant la crise économique, il investit dans la terre et achète la ferme, qui est depuis devenue la pagode, le centre d’entrainement de l’AJA. La crise est là, l’OM n’est toujours pas propriètaire de terrains où planquer son trésor de guerre.
-Si A=1, et Z=26, avec Auxerre, on obtient les nombres : 1-21-24-5-18-18-5. Or 21×24=504, 5+5=10, 10×18 = 180, 1×18=18. Et 504+180-18=666. Ce qui tend à prouver que Guy Roux a jeté un sort sur tous ses successeurs sur le banc : Santini et Fernandez ont déjà eu des malaises cardiaques, Fournier est prévenu.
-Le 09/08/2004, Mido est envoyé en cure à Merano, annoncé le lendemain par l’entraineur Anigo, qui dit alors de son joueur  » il fait preuve de beaucoup de volonté ces derniers temps et il s’est fixé pour objectif d’être prêt aux alentours du 28 août ». Gignac devrait donc bientôt être transféré à la Roma. En échange d’un visa pour Totti ?
– Auxerre-OM se jouera le 14-08-11 à 17h. Or, 14-8-11-17=-22, le « V » étant la 22ème lettre de l’alphabet, la porte reste ouverte à un départ de Valbuena.

Vous rigolez mais nous on rigole pas…

Le 11 Décembre 2010, les hommes de Didier Deschamps se rendent en Bourgogne pour affronter la terrible équipe d’Auxerre, la victoire en ligne de mire, afin de recoller au classement et de se rapprocher du leader lillois. La tâche ne semble pas insurmontable vue comme ça, mais il n’en sera rien, notamment grâce à un grand Freddy Fautrel.

Le match débute parfaitement. Rémy ouvre le score à la 8ème minute de jeu, et l’OM déroule, se procurant moultes occasions, mais ratant le break à plusieurs reprises. Les marseillais se dirigent vers un succès facile, du fait du manque de réaction d’un adversaire miné par les blessures et la dépression chronique de Jean Fernandez, leur entraîneur. C’était sans compter Freddy Fautrel, l’arbitre magicien qui fera un match d’anthologie. Non content de laisser sur la pelouse des auxerrois sanguinaires et notamment un Benoît Pedretti en mode boucher, ou Emile Louis, il accordera un pénalty plus que généreux aux bourguignons (Noël n’était pas censé arriver si tôt pourtant), se payant même le luxe d’expulser Stéphane M’Bia pour une position de dernier défenseur totalement inexistante. Le pénalty sera transformé, et les deux équipes rentreront au vestiaire sous un score de parité, totalement immérité.

L’homme du match, Monsieur Fautrel continuera sa technique secrète dite « Gilbert Montagné », en ignorant un coup de coude de Dudka sur Gignac, et un pénalty sur Lucho. Les olympiens, malgré leur infériorité numérique domineront de la tête et des épaules cette rencontre, mais la partialité ou l’incompétence crasse de l’arbitre les empêchera de remporter la décision. Bilan de la rencontre, la perte de deux points précieux, et de trois joueurs, Brandao et Cissé sur blessures, et M’Bia qui manqueront cruellement pour le match contre Lyon. Franchement, vous rigolez ? Mais nous on rigole pas !

http://www.youtube.com/watch?v=S7S3YLlbk4E

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Article lu 990 fois, écrit le par bibpanda Cet article a été posté dans Avant-match. Sauvegarder le lien.

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