Féminines | OM (0-2) FCN : encore attendre

Battues à domicile par un FC Nantes en Play-Off  (0-2), les Olympiennes manquent l’occasion de valider leur maintien en Arkema Première Ligue. Fortement amoindries par trois absences majeures, elles ont subi mais conservent leur destin entre leurs mains.

 

Voici la composition de départ.


Shore
30

Shore

Cyraniak

Cyraniak

Carro
55

Carro

Blanchard
15

Blanchard

Laplacette (C)
7

Laplacette (C)

Perret
14

Perret

Elisor
88

Elisor

Le Mouël

Le Mouël

Brown
11

Brown

Bourdieu
9

Bourdieu

Léger

Léger

 

OM Féminin — Arkema Première Ligue (J20) : une défaite logique, mais une situation toujours maîtrisée

Mercredi 22 avril 2026 — Stade Turcan, Martigues Olympique de Marseille 0–2 FC Nantes


Les Olympiennes espéraient faire du stade Turcan une forteresse retrouvée. Elles voulaient effacer le revers concédé face à Montpellier au Vélodrome, il y a trois semaines, et surtout s’offrir le luxe de valider leur maintien en Arkema Première Ligue avec encore trois journées à disputer. Il n’en a rien été. Face à des Nantaises sérieuses et bien en place, les joueuses de Corinne Diacre ont subi une défaite 0-2 qui, si elle est frustrante, ne remet pas fondamentalement en cause leur position dans la course au maintien.


Un onze amoindri face à l’une des révélations de la saison

Difficile de ne pas évoquer le contexte dans lequel l’OM a abordé cette rencontre. Trois cadres majeures manquaient à l’appel, et pas des moindres :

  • Laura Bourgouin (suspendue) : la milieu de terrain qui donne de la fluidité et du rythme au jeu marseillais, capable de faire circuler le ballon et de lancer les transitions.
  • Melissa Herrera (blessée) : le dynamisme sur le côté droit, celle qui provoque, qui déborde, qui centre et marque, parfois — une source de déséquilibre constante pour les défenses adverses.
  • Naomie Bamenga (blessée) : la numéro 10, pivot technique entre les lignes, dont l’absence prive l’équipe d’une créativité et d’une vision du jeu dans les zones de vérité.

Sans elles, l’OM a manqué d’animation offensive et de solutions dans le dernier tiers.

Quelques bonnes nouvelles, toutefois, le retour à la compétition d’Aurore Paprzycki, après une rupture du ligament croisé du genou. Retour aussi pour Brown et Couasnon.


Un match à sens unique

Les Marseillaises ont subi. Longtemps cantonnées dans leur propre moitié de terrain, elles ont couru après le ballon pendant l’essentiel de la rencontre, face à une équipe nantaise qui joue les play-offs et qui avait les moyens de ses ambitions.

Le premier but est venu d’une erreur individuelle : un mauvais renvoi de Ninon Blanchard, suivi d’une sortie hasardeuse de la gardienne Margot Shore, et c’est Léa Khelifi qui en a profité pour ouvrir le score (22e). Un but évitable, qui illustre les fragilités défensives déjà observées cette saison.

Dès la reprise, Nantes a enfoncé le clou et inscrit le second but par Toloba dès la 48e minute, étouffant dans l’œuf tout espoir de réaction marseillaise. Deux occasions, deux buts : les Canaries ont été d’une efficacité redoutable face à des Phocéennes qui, elles, ont manqué de mordant dans la surface adverse.

Corinne Diacre a reconnu le rapport de force sans détour : « Elles jouent l’Europe, nous le maintien, donc qu’on soit surclassé, il n’y a pas de problème. Mais il faut qu’on soit meilleur dans la surface adverse, qu’on marque des buts. »


Samedi à Lens : la vraie finale ?

La défaite est actée, mais le regard se tourne déjà vers le prochain rendez-vous. Samedi 26 avril, l’OM se déplace à Bollaert pour affronter le RC Lens, concurrent direct dans la lutte pour le maintien. Un match capital, que Corinne Diacre elle-même qualifie de « finale ».

Et le calendrier joue globalement en faveur des Marseillaises. Un coup d’œil sur le classement et les échéances à venir suffit à le confirmer :

Classement actuel (bas de tableau) :

Club Points
8e — Le Havre 17 pts
9e — OM 16 pts
10e — Lens 15 pts
11e — Saint-Étienne 12 pts
12e — Montpellier 12 pts

Matchs restants pour les équipes concernées :

  • Marseille : Lens (26/04) · Dijon (06/05)
  • Lens : Marseille (26/04) · Paris FC (06/05)
  • Saint-Étienne : Montpellier (26/04) · Fleury (06/05)
  • Montpellier : Saint-Étienne (26/04) · Lyon (06/05)
  • Le Havre : Strasbourg (26/04) · Nantes (06/05)

Le calendrier est relativement favorable. Le seul adversaire difficile qui attend l’OM est Dijon, sixième au classement, à bonne distance de la zone de turbulences. À l’inverse, Montpellier devra encore se frotter à Lyon, et Saint-Étienne affrontera Fleury, actuellement cinquième. Deux programmes autrement plus ardus pour des équipes qui n’ont cumulé que trois victoires chacune sur l’ensemble de la saison.

Autre élément crucial : en cas d’égalité de points en fin de saison, c’est le goal-average particulier qui départage les équipes en Arkema Première Ligue. Et sur ce critère, l’OM est en position de force :

  • Face à Saint-Étienne : victoire 4-0 et défaite 0-1 → avantage OM
  • Face à Montpellier : victoire 3-0 et défaite 1-2 → avantage OM
  • Face à Lens : victoire 2-0 à l’aller, retour à venir → avantage OM en cas de nul, de victoire ou défaite par 1 but d’écart.

L’OM devance également Le Havre, Lens et Saint-Étienne au goal-average général.

Dès ce samedi, le choc Montpellier–Saint-Étienne pourrait d’ailleurs condamner l’un des deux clubs du bas-de-tableau. Un simple nul entre elles suffirait à les maintenir mathématiquement derrière l’OM, quoi qu’il arrive lors des journées suivantes.


Conclusion : la situation reste entre leurs mains

Cette défaite face à Nantes est décevante, d’autant plus qu’elle intervient à domicile et dans un contexte où le maintien était à portée. Mais elle ne doit pas masquer une réalité plus encourageante : avec seize points, un goal-average particulier favorable sur tous les concurrents directs et un calendrier plus abordable, l’OM reste maître de son destin.

La mission est claire. Ramener des points de Lens samedi, puis accueillir Dijon le 6 mai à Turcan pour clore la saison en beauté. Avec, peut-être, un maintien déjà assuré d’ici là.


Statistiques


Corinne Diacre

Ninon Blanchard


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A propos de Kim Nielsen


Je supporte l'OM depuis 1973, ça ne me rajeunit pas ! J'étais présent à Bari et à Munich pour des résultats opposés. J'ai pris goût au foot féminin depuis la coupe du monde en France.
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