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Le Vel', un stade à reconquérir
La Provence
Après avoir des jets de fumigènes en coupe, puis une bâche hostile et l’absence de chants à Toulouse, les Olympiens, qui vont recevoir deux fois d’affilée, devront retourner un public excédé.
On ne peut plus clair. Blanc sur noir : "Vous êtes des merdes". Le cri du cœur d’un millier de supporters marseillais, réunis au Stadium samedi dernier. Derrière cette unique et imposante bâche, ils ont suivi leur club comme on se rend à un enterrement. En deuil, sans couleur, après la débâcle en coupe de France, énième humiliation d’un début d’année 2026 cauchemardesque. Silencieux, la gorge nouée par le dégoût, ils n’ont pas bronché quand Greenwood a marqué, ainsi qu’au coup de sifflet final, pourtant synonyme de victoire. Tout juste ont-ils intimé les "Toulousains" amoureux de l’OM, présents dans et aux abords du parcage, d’adopter leur mutisme, et sommé leurs joueurs de rentrer illico au vestiaire, quand ils ont osé venir les saluer.
Indifférence et banderoles
"Oui, j’ai lu la banderole… Je les comprends parce qu’ils sont passionnés de l’OM, glissait alors Geronimo Rulli en zone mixte. Je me suis toujours dévoué à 100% pour ce maillot… Cela me donne un peu plus de force, d’énergie pour changer le sentiment des supporters." Signe que la colère du peuple olympien était le fil rouge de cette soirée, Habib Beye a aussi été interrogé, puis relancé, sur le divorce : "Quand on est à l’OM, il faut l’accepter, ne jamais remettre en question la déception des supporters. Mes joueurs ont vu ce qu’ils ont écrit, cela marque… mais les ultras ont le droit d’expression. Au fond, il y a la banderole, il n’y a pas les chants, ni le soutien, mais je vous garantis que chacune de ces personnes aime l’OM viscéralement."
Problème, leur aversion est à la hauteur de leur passion. Sur un fil, avec le podium en ligne de mire, Beye et sa bande devront se débrouiller sans ce précieux douzième homme. Un maigre succès sur le Téfécé n’efface pas le ras-le-bol né d’une cuisante élimination en coupe de France, la perte d’un premier titre en 14 ans. "La seule chose capable de sauver cette saison", souffle-t-on, peu ou prou, au sein des assos.
Les deux prochaines levées des Olympiens, programmées au boulevard Michelet (Auxerre et Lille, 13-22 mars), vont se dérouler dans une ambiance pesante. Si Leo Balerdi et les siens ont quitté la pelouse du stade Vélodrome escortés par les jets de fumigènes, mercredi dernier, pour la venue de l’AJA le tapis rouge ne leur sera certainement pas déroulé… a contrario de nombreuses banderoles qui devraient fleurir dans les virages. Chez certains groupes, l’on aimerait calquer sur le Vel'l’attitude adoptée au Stadium. Manifester son indifférence pour une équipe qui, selon eux, ne les représente pas et a manqué de caractère à des moments clefs. À voir, cependant, la réaction des abonnés "lambda", certains d’entre eux ayant grincé des dents lorsque les leaders avaient imposé des virages vides contre Strasbourg, en début de partie.
"Rien ne me donne envie de les encourager"
Encore faut-il qu’ils soient nombreux à vouloir se rendre (encore) au stade. Si l’OM compte d’office ses 49000 abonnés, plusieurs d’entre eux pourraient laisser leur siège vide. En parallèle des habitués, hier soir à 72 heures du coup d’envoi, environ 9200 places (Ganay et Jean-Bouin) n’avaient toujours pas trouvé preneur, alors que le club vient de revoir ses tarifs à la baisse. Rien d’alarmant, assure l’institution provençale, d’après laquelle ce type de configuration n’est pas inédit, d’autant plus pour un match fixé un vendredi soir.
Il n’empêche, la fracture entre l’OM et son public et bel et bien réelle. "Je vais encore au Vel', mais seulement par principe. J’y suis sans y être. Rien ne me donne envie de les encourager, même si c’est difficile de rester impassible quand ils marquent, avoue Clément, un abonné en Ganay qui résume là la pensée dominante. L’élimination en coupe de France, celle en Ligue des champions, les fins de matches où tu te fais remonter… j’ai l’impression qu’ils bâclent le travail, qu’ils n’ont pas envie de se battre. Mais j’ai envie de croire que ça va repartir…"
"Parfois à l’OM, il y a le feu et ce feu s’éteint tout seul. Il s’éteint tout seul suivant le comportement de l’équipe. Le public retient ceux qui se battent, se mettent par terre pour leur club, répondait Habib Beye, avant de quitter le Stadium. Le Vélodrome, c’est chez nous, c’est notre maison. Si demain cette maison est un petit peu hostile, à nous de faire en sorte qu’elle redevienne accueillante." Le plus dur commence…
La Provence
Après avoir des jets de fumigènes en coupe, puis une bâche hostile et l’absence de chants à Toulouse, les Olympiens, qui vont recevoir deux fois d’affilée, devront retourner un public excédé.
On ne peut plus clair. Blanc sur noir : "Vous êtes des merdes". Le cri du cœur d’un millier de supporters marseillais, réunis au Stadium samedi dernier. Derrière cette unique et imposante bâche, ils ont suivi leur club comme on se rend à un enterrement. En deuil, sans couleur, après la débâcle en coupe de France, énième humiliation d’un début d’année 2026 cauchemardesque. Silencieux, la gorge nouée par le dégoût, ils n’ont pas bronché quand Greenwood a marqué, ainsi qu’au coup de sifflet final, pourtant synonyme de victoire. Tout juste ont-ils intimé les "Toulousains" amoureux de l’OM, présents dans et aux abords du parcage, d’adopter leur mutisme, et sommé leurs joueurs de rentrer illico au vestiaire, quand ils ont osé venir les saluer.
Indifférence et banderoles
"Oui, j’ai lu la banderole… Je les comprends parce qu’ils sont passionnés de l’OM, glissait alors Geronimo Rulli en zone mixte. Je me suis toujours dévoué à 100% pour ce maillot… Cela me donne un peu plus de force, d’énergie pour changer le sentiment des supporters." Signe que la colère du peuple olympien était le fil rouge de cette soirée, Habib Beye a aussi été interrogé, puis relancé, sur le divorce : "Quand on est à l’OM, il faut l’accepter, ne jamais remettre en question la déception des supporters. Mes joueurs ont vu ce qu’ils ont écrit, cela marque… mais les ultras ont le droit d’expression. Au fond, il y a la banderole, il n’y a pas les chants, ni le soutien, mais je vous garantis que chacune de ces personnes aime l’OM viscéralement."
Problème, leur aversion est à la hauteur de leur passion. Sur un fil, avec le podium en ligne de mire, Beye et sa bande devront se débrouiller sans ce précieux douzième homme. Un maigre succès sur le Téfécé n’efface pas le ras-le-bol né d’une cuisante élimination en coupe de France, la perte d’un premier titre en 14 ans. "La seule chose capable de sauver cette saison", souffle-t-on, peu ou prou, au sein des assos.
Les deux prochaines levées des Olympiens, programmées au boulevard Michelet (Auxerre et Lille, 13-22 mars), vont se dérouler dans une ambiance pesante. Si Leo Balerdi et les siens ont quitté la pelouse du stade Vélodrome escortés par les jets de fumigènes, mercredi dernier, pour la venue de l’AJA le tapis rouge ne leur sera certainement pas déroulé… a contrario de nombreuses banderoles qui devraient fleurir dans les virages. Chez certains groupes, l’on aimerait calquer sur le Vel'l’attitude adoptée au Stadium. Manifester son indifférence pour une équipe qui, selon eux, ne les représente pas et a manqué de caractère à des moments clefs. À voir, cependant, la réaction des abonnés "lambda", certains d’entre eux ayant grincé des dents lorsque les leaders avaient imposé des virages vides contre Strasbourg, en début de partie.
"Rien ne me donne envie de les encourager"
Encore faut-il qu’ils soient nombreux à vouloir se rendre (encore) au stade. Si l’OM compte d’office ses 49000 abonnés, plusieurs d’entre eux pourraient laisser leur siège vide. En parallèle des habitués, hier soir à 72 heures du coup d’envoi, environ 9200 places (Ganay et Jean-Bouin) n’avaient toujours pas trouvé preneur, alors que le club vient de revoir ses tarifs à la baisse. Rien d’alarmant, assure l’institution provençale, d’après laquelle ce type de configuration n’est pas inédit, d’autant plus pour un match fixé un vendredi soir.
Il n’empêche, la fracture entre l’OM et son public et bel et bien réelle. "Je vais encore au Vel', mais seulement par principe. J’y suis sans y être. Rien ne me donne envie de les encourager, même si c’est difficile de rester impassible quand ils marquent, avoue Clément, un abonné en Ganay qui résume là la pensée dominante. L’élimination en coupe de France, celle en Ligue des champions, les fins de matches où tu te fais remonter… j’ai l’impression qu’ils bâclent le travail, qu’ils n’ont pas envie de se battre. Mais j’ai envie de croire que ça va repartir…"
"Parfois à l’OM, il y a le feu et ce feu s’éteint tout seul. Il s’éteint tout seul suivant le comportement de l’équipe. Le public retient ceux qui se battent, se mettent par terre pour leur club, répondait Habib Beye, avant de quitter le Stadium. Le Vélodrome, c’est chez nous, c’est notre maison. Si demain cette maison est un petit peu hostile, à nous de faire en sorte qu’elle redevienne accueillante." Le plus dur commence…





