[PSG 2024-2025] Kylian s'est cassé, le Ney aussi !

Actualité, matchs, Olympique de Marseille, Ligue 1, championnats étrangers et football en général, c'est ici que ça se passe !

Modérateur: Modérateurs

Retourner vers Discussions Football



Re: [PSG 2024-2025] Kylian s'est cassé, le Ney aussi !

Messagepar Betsamee » 24 Juin 2024, 07:52

Superbe titre =D>
"Mieux vaut consacrer son intelligence à des conneries, que sa connerie à des trucs intelligents"@ un mec bien!
Avatar de l’utilisateur
Betsamee
Jean jacte debout
Jean jacte debout
 
Messages: 69394
Enregistré le: 05 Jan 2003, 13:45
Localisation: Somewhere

Re: [PSG 2024-2025] Kylian s'est cassé, le Ney aussi !

Messagepar aristote2 » 24 Juin 2024, 08:51

=D>
Avatar de l’utilisateur
aristote2
Pilier de comptoir
Pilier de comptoir
 
Messages: 14753
Enregistré le: 26 Mai 2008, 19:39

Re: [PSG 2024-2025] Kylian s'est cassé, le Ney aussi !

Messagepar Dragan » 24 Juin 2024, 10:09

:prosterne:
Samba / Renan Lodi, Lacroix, Mbemba, Clauss / Lemar, Kondogbia, Guendouzi, Is. Sarr / Alexis, Aubameyang

Blanco / J. Firpo, Gigot, Seidu, R. Pereira / Harit, Soumaré, Ounahi, Mughe/ Ndiaye, Vitinha

Ventes : Touré, Balerdi, Lopez, Rongier, Veretout, Amavi, Lirola
Avatar de l’utilisateur
Dragan
Rédacteur
Rédacteur
 
Messages: 77819
Enregistré le: 11 Mar 2007, 15:09
Localisation: En territoire ennemi

Re: [PSG 2024-2025] Kylian s'est cassé, le Ney aussi !

Messagepar fourcroy » 24 Juin 2024, 10:40

+1. redaface2
"La société de surconsommation, fruit d'un capitalisme dérégulé, relève d'une logique compulsionnelle dénuée de réflexion, qui croit que le maximum est l'optimum et l'addiction, la plénitude." Cynthia Fleury
Avatar de l’utilisateur
fourcroy
Leopold Vietoris
Leopold Vietoris
 
Messages: 29056
Enregistré le: 26 Sep 2005, 18:18
Localisation: Au bar

Re: [PSG 2024-2025] Kylian s'est cassé, le Ney aussi !

Messagepar Travis Bickle » 24 Juin 2024, 12:31

très bon effectivement :D
Avatar de l’utilisateur
Travis Bickle
Pilier de comptoir
Pilier de comptoir
 
Messages: 16616
Enregistré le: 28 Déc 2004, 17:39
Localisation: dans mon taxi

Re: [PSG 2024-2025] Kylian s'est cassé, le Ney aussi !

Messagepar Huile » 24 Juin 2024, 12:55

Sujet du Forum où je ne m'arrête jamais, mais là avec ce titre, obligé d'en féliciter l'auteur.
Avatar de l’utilisateur
Huile
Newbie
 
Messages: 153
Enregistré le: 14 Aoû 2022, 20:14

Re: [PSG 2024-2025] Kylian s'est cassé, le Ney aussi !

Messagepar embarras » 24 Juin 2024, 14:29

Merci merci
embarras
En formation
En formation
 
Messages: 919
Enregistré le: 06 Juin 2007, 10:57

Re: [PSG 2024-2025] Kylian s'est cassé, le Ney aussi !

Messagepar alexduke » 24 Juin 2024, 17:10

embarras a écrit:Merci merci


Tous ces compliments te mettent dans l'embarras?
DAESH, ALQAEDA et autres extremistes sans courage, degagez de notre planete!!
Les peuples du monde auront votre peau!!


Avatar by BANKSY
Avatar de l’utilisateur
alexduke
Pilier de comptoir
Pilier de comptoir
 
Messages: 14410
Enregistré le: 03 Juil 2005, 23:04

Re: [PSG 2024-2025] Kylian s'est cassé, le Ney aussi !

Messagepar Dragan » 25 Juin 2024, 21:26

Information
INFO BLAST : Comment au PSG, on a fait pression sur Mbappé avec sa vie privée

Derrière les 100 millions d’euros réclamés au Paris-Saint-Germain par Kylian Mbappé, le bras de fer fait ressurgir l’étrange traitement infligé par Nasser Al-Khelaïfi à sa star. Entre coups de pression, fuites dans la presse et intimidations, Blast a enquêté sur cette relation tumultueuse où la crainte de révélations sur la vie privée du footballeur a accéléré la rupture et attisé les rancœurs. Attention, dans cette affaire toxique, informer devient un sport de combat. Enquête et révélations.

Pendant que le numéro 10 de l’équipe de France ronge son frein en Allemagne sur le banc des Bleus, mettant à vif les nerfs des supporters, qui espèrent son retour rapide dans cet Euro après sa fracture du nez, un tout autre match se joue en coulisse.

Une fin de contrat, deux camps, deux versions

Selon l’histoire officielle, entre la direction du PSG et son ex-joueur, le torchon brûle depuis que le second a annoncé son départ au Real Madrid. Dans l’opération, le club parisien espérait récupérer un minimum de 180 millions d’euros, via une prolongation de son contrat (suivie de sa signature à Madrid) assorti d’une clause que le joueur et ses conseils auraient refusé de signer. A défaut, le PSG tablait sur un abandon de salaires et de primes, d’un montant équivalent.

En face, la star et ses avocats viennent de mettre son employeur en demeure de lui verser ses salaires d’avril, mai et juin, et ses primes de match qui vont avec. Au total, selon l’Équipe qui le révélait le 21 juin, l’addition représente la bagatelle de 100 millions d’euros. « Cette mise en demeure a été transmise à la Ligue de football professionnel, le camp Mbappé s'appuyant sur l'article 259 de la charte du football professionnel disposant que "les salaires doivent être versés par les clubs aux joueurs sous contrat au plus tard le dernier jour de chaque mois, dans les conditions du droit commun". En attendant de déplacer éventuellement le conflit sur le terrain judiciaire, les deux camps ont échangé des courriers acrimonieux. Ils présentent deux versions totalement différentes de l'histoire. Sans remonter plus loin que l'été dernier, ces deux versions, on le sait, sont séparées par un gouffre, à partir du moment où le joueur avait refusé de prolonger son contrat au-delà du 30 juin 2024 », écrit Vincent Duluc dans le quotidien sportif. Ambiance…

Derrière ce combat de chiffonniers – siglés Dior et LVMH, les chiffons –, une histoire moins officielle explique la haine et la colère qui imprègnent et séparent aujourd’hui les deux partis. Pour le PSG, le temps presse, le contrat de Mbappé arrivant à son terme à la fin de la présente semaine, le 30 juin. « Les négociations continuent, a fait savoir le club. Nous n’avons rien à ajouter. »

Vu la formulation employée, on peut s’interroger sur ce qu’il y a ou il y aurait à négocier. Un joueur, en fin de contrat, part après des années de bons et loyaux services, normalement on se dit au revoir et bonne chance. Et on se serre la main. Alors, what else ? Et pourquoi tant de haine et de silence autour de cette rupture ?

Se souvenir des jolies choses

Achevée par un nouvel échec en Ligue des champions - trophée qui échappe obstinément aux ambitions du club sous contrôle qatari, l’Olympique de Marseille restant la seule équipe française à avoir remporté l’épreuve reine des clubs européens, depuis sa création en 1955 -, la carrière de Kylian Mbappé au PSG s’est conclue sur une coupe de France remportée au détriment de Lyon - dans une chaotique atmosphère lilloise. Point final de sept saisons sous le maillot parisien, rythmées sur le plan sportif par une avalanche de buts (255), de passes décisives (96) en 306 matchs et de six titres de champion de France. Mais aussi par des négociations contractuelles si âpres qu’elles ont installé un climat détestable autour du joueur et terni (pour partie) son image.

Arrivé en 2017 en provenance de Monaco pour 190 millions d’euros et un contrat de 5 ans, le footballeur a mené d’interminables discussions tout au long de son séjour parisien avec son club, désireux de prolonger son bail. Le soap opéra – partira, partira pas ? - s’est ainsi prolongé pendant toute la saison 2021-2022, au terme de laquelle l’attaquant s’était finalement engagé pour deux années supplémentaires. A la sortie, un deal monstrueux, éclatant tous les records du football mondial : 72 millions de salaires net annuels, des primes automatiques dépassant chaque année 100 millions d’euros brut, et une clause de revoyure en 2024, pour une année en bonus. Une option que l’enfant du 19è arrondissement n’a pas levée et qui est au cœur des tensions.

« Je veux juste me rappeler des meilleures choses, a éludé le joueur au micro de CNN, le 29 mai dernier. Ce n’était pas une situation facile et je ne souhaite à personne de vivre cela ». A quelques jours de l’officialisation de sa signature au Real Madrid, l’intéressé préférait laisser le mystère entier. « Des gens m’ont rendu malheureux », a-t-il néanmoins complété, sibyllin, lors d’une conférence de presse de l’équipe de France, le 4 juin.

« Ces trois dernières années ont été très difficiles pour lui, décrypte un habitué des coulisses du club parisien à Blast. Surtout la dernière. Je ne veux pas parler de menace ou de chantage, mais des pressions et des intimidations oui, il y en a eu. »

Loft Story, primes à rembourser et retards de salaire

Petit retour en arrière. A l’été 2023, la star de l’équipe de France fait savoir à son président Nasser Al-Khelaïfi qu’il ne lèvera pas l’option d’une année supplémentaire sur son contrat. La réplique est immédiate : le postulant au Ballon d’or est exclu des entraînements de l’équipe professionnelle, il n’est pas intégré à la tournée de l’équipe au Japon et il rejoint le « loft ». En langage footballistique, il s’agit du groupe de joueurs indésirables dans un club, qui s’entraînent ensemble, tenus à l’écart. Un régime destiné à les encourager à se trouver un autre employeur ou les inviter à rompre d’eux-mêmes leur contrat. Et une pratique, maintes fois dénoncée par les syndicats de joueurs, plus que limite au regard du droit du travail.

Selon les informations de Blast, les avocats de Mbappé avaient d’ailleurs étudié très sérieusement l’option d’une plainte, pour harcèlement. Et ce d’autant que l’avenir de son petit frère Ethan, également pensionnaire du PSG, qui espérait signer son premier contrat professionnel, était également devenu un enjeu et un moyen de pression supplémentaire.

Pour préserver son avenir sportif et apaiser l’atmosphère, Mbappé accepte finalement de renoncer à certaines de ses primes – pour près de 80 millions d’euros, tout de même. A la mi-août 2023, le joueur est réintégré au groupe professionnel.

Selon les indiscrétions recueillies par Blast, confirmées par l'Équipe, cette fameuse prime va faire l’objet d’un étrange traitement. Dans un premier temps, cette rondelette somme lui est bien versée avant que le club ne demande à son joueur de la rembourser. Pire, depuis l’annonce à ses dirigeants, en février dernier, qu'il allait quitter le club, le capitaine parisien n’a tout simplement plus été payé. Nos confrères du quotidien sportif datent les premiers retards de paiement au mois d’avril.

Cet épisode – une violation manifeste des obligations de l’employeur - a des précédents : en septembre 2022, tout juste après la prolongation de son contrat, un retard de paiement était déjà intervenu.

« La pression, c'est quoi ? C’est quand on te verse des salaires en retard, quand on essaie de te mettre sous pression pour signer un avenant et enregistrer des révisions de ce que tu dois toucher, en termes de primes, énumère un témoin en coulisses des tractations entre le joueur et le club. Toute une série de choses qui finissent par t’atteindre psychologiquement. »

« On parle d’une star qui gagne très très bien sa vie certes, mais Kylian reste un être humain. Tout cela fait que ses prestations ont évidemment pu être impactées. Vous imaginez de telles méthodes dans un autre secteur ? Ça a créé un point de non-retour. »

Vie publique, vie privée au PSG

La vilaine histoire pourrait s’achever là, pour se dénouer entre avocats. Mais le foot est un monde à part, le PSG un club particulier et Al-Khelaïfi un personnage aussi protégé que rancunier, comme l’ont révélé les enquêtes de Blast. « Toutes ces actions qu'on peut reprocher au PSG sont très liées aux émotions de son président. Il y a un peu de stratégie certes, mais pas non plus une entreprise soigneusement étudiée pour mettre à mal psychologiquement une personne. En réalité, ce sont plus des réactions très épidermiques de Nasser. Il va prendre des décisions qui, via ses collaborateurs, peuvent mettre en mal une personne sur le plan sportif et sur le plan psychologique », avance un ancien proche de NAK, qui connaît les défauts et les méthodes du qatari.

« Ce n’est un secret pour personne que le club surveille ses joueurs et leur vie privée, voire en use pour faire pression sur eux », balance ce témoin des coulisses parisiennes, en référence notamment à l’affaire dite des barbouzeries du PSG.

Dans ce dossier judiciaire aux multiples ramifications, la justice a découvert que le club payait un prestataire privé - une armée numérique - pour critiquer certains joueurs trop indociles, professer la bonne parole du président et éteindre les critiques, comme l’a révélé Mediapart. Deux hommes notamment ont été ciblés : Kylian Mbappé et Adrien Rabiot. « Quand on est un jeune joueur français talentueux, on a l’impression qu’on ne peut pas quitter le PSG. Ça a été le cas pour Adrien, qui avait été mis au ban, ça a été le cas pour Kylian », observe un agent qui s’attend à de nouveaux coups de semonce.

Un épisode douloureux

Selon nos sources, Kylian Mbappé et son entourage auraient subi une campagne de rumeurs relayant certains faits qui ne pouvaient être connus que par un nombre très réduit de proches. Conseillé par ses parents (son père pour le football, sa mère sur les questions financières et contractuelles) et une avocate spécialisée, le joueur - sans agent, comme plusieurs de ses collègues stars du foot - a toujours farouchement protégé son intimité.

A la mi-mai pourtant, l’information qu’un article sur la vie privée du joueur est en préparation dans un grand média anglo-saxon, de la part d’une plume reconnue et respectée, parcourt les coulisses de la planète football. Le journaliste y développe un évènement personnel et douloureux de la vie du jeune joueur. « Il n’y a rien d’illégal, pas de cadavre dans le placard, a confirmé à Blast l’entourage du joueur. C’est une chose qui peut arriver et très peu de personnes étaient au courant ». L’une d’elles est un intime de Nasser Al-Khelaïfi, considéré son homme à tout faire personnel, chargé de chaperonner les joueurs et leur entourage : Bouabdella dit « Bob » Bessedik.

Originaire de Créteil, recruté au départ comme chargé de protocole, Bob Bessedik a rapidement gravi les échelons au PSG, jusqu’à être bombardé directeur du « Player and family care ». Dans une entreprise sportive, c’est un rôle clé à la dimension « ambivalente » - cette précision, et ce qualificatif, est lâché pudiquement à l’oreille de Blast par un ancien dirigeant du club. Dans le détail, l’homme du « Player and family care » gère l’installation des joueurs et de leurs familles (celle de Lionel Messi et des siens, parmi les plus notables, en provenance du FC Barcelone en 2021, avait été des plus compliquées), les audits de sécurité de leurs lieux de résidence, leurs relations avec les supporters, l’inscription des enfants à l’école ou leurs sorties. Et Bessedik joue aussi le rôle de surintendant, de majordome et de confident.

« C’est simple, dès qu’un joueur a une demande, pour acheter une montre, réserver un restaurant, trouver une maison, il passe par Bob, note ex-ancien salarié. Évidemment, il rapporte tout directement à Nasser et il a pris une importance considérable auprès de lui. Au point qu’il se permet même de se garer sur sa place de parking ». Dans les couloirs de la Factory, le siège du club, Bessedik a gagné au passage un surnom qui lui ouvre tous les droits : « Le président a dit ». Au point d’être parfois considéré comme un président bis.

100 000 euros pour le sherpa de NAK

Dans la gestion de la crise personnelle que Kylian Mbappé a dû affronter, l’homme a joué un rôle particulier. Après l’avoir aidé à régler discrètement une affaire privée qui impliquait une prise en charge à l’hôpital américain de Neuilly, l’indispensable Bob Bessedik a sollicité un prêt auprès du joueur pour financer « un projet personnel ». Pas de certitude sur le montant du prêt, mais il pourrait s’agir de 100 000 euros, selon plusieurs sources concordantes.

Le déroulé des évènements a été confirmé à Blast par l’entourage de Mbappé. Même si, toujours selon nos sources, le prêt demandé n’a pas été accordé, la concordance de ces faits et l’ambivalence du rôle tenu par l’homme du président Al-Khelaïfi interrogent, forcément. Le superintendant du club, homme de confiance de son président, demande de l’argent à son joueur vedette, après l’avoir assisté dans un épisode personnel délicat. Au mieux, sa demande est particulièrement maladroite, au pire elle ouvre la voie à de funestes interprétations. Une chose est sûre : elle prolonge l’inconfort psychologique d’un footballeur déjà sous pression.

« Quand quelqu’un qui est une sorte de super intendant, super conseiller du président, je ne sais pas comment on peut dire ça... te fait comprendre qu'il peut te rendre des services, qu'il te demande en parallèle à un moment donné, qui est forcément déconnecté du moment où il te rend le service... “Ah ben, si tu pouvais me prêter de l'argent, j'aurais besoin de prendre un projet personnel ”... c’est un fonctionnement qui n’est pas digne d’un grand club, tacle un expert des coulisses du PSG. Et ça ajoute une forme de pression ».

Cette histoire de nature privée qui déborde dans la sphère professionnelle du joueur, doublée de « cette forme de pression », prend une dimension encore plus anxiogène au moment où les tensions sont considérables autour de la fin du contrat de Mbappé. La crainte – et la menace sous-jacente – de voir ce secret sur sa vie privée étalé sur la place publique peut peser lourd dans les négociations de gros sous en cours, autour des primes, d’une éventuelle prolongation ou d’un départ.

Le dispositif anti-intrusion des Mbappé

Visiblement, la famille Mbappé a toujours été consciente de cette faiblesse. Selon nos informations, elle a organisé sa propre sécurité indépendamment des moyens et du soutien du PSG, sur ses fonds propres pour se prémunir des intrusions du club et de son président.

Elle a fait appel à des gardes du corps présents en permanence au domicile du joueur et à celui de ses parents. La star du football français ne se déplace par ailleurs pas sans son escorte. Des personnes de confiance l’accompagnent, lors de ses soirées ou au restaurant, sous le contrôle vigilant de sa mère Fayza Lamari, la gardienne de ses intérêts.

Joint par Blast, Bouabdella Bessedik a d’abord poliment décliné tout commentaire, renvoyant dans un premier temps à la communication du PSG. Puis, après un peu d’insistance de notre part, le directeur du Player and Family Care a démenti toute demande de financement adressée au clan Mbappé. « La maman (Fayza Lamari, ndlr) voulait me donner un petit truc mais je n’ai pas accepté. Une fois on m’a même offert une montre, qui est d’une valeur plus chère que cela, et je l’ai rendue », assure le superintendant.

Également contacté en tant qu’employeur, le PSG a pris le temps de longuement nous répondre par mail (lire le Off de l’enquête, à la suite), en renouvelant sa confiance à Bouabdella Bessedik, « admiré et respecté par l’ensemble des joueurs et par tous les professionnels du club ainsi que de l'industrie du football en général, pour son professionnalisme, son engagement et son intégrité, écrit Michelle Gilbert, responsable de la communication « corporate ». Et de préciser « Il n'a jamais été demandé à M. Bessedik de fournir des informations relatives à la vie privée des joueurs pour les utiliser dans le cadre des négociations contractuelles. Premièrement, les agents et les directeurs sportifs sont responsables des négociations contractuelles. Deuxièmement, toute question relative à la vie privée (que tous les joueurs de football ont, comme n'importe qui) n'a aucune incidence sur des contrats. Il n'a jamais été demandé à M. Bessedik de fournir des informations relatives à la vie privée des joueurs pour les utiliser dans le cadre des négociations contractuelles. » Dans le même message, Bouabdella Bessedik modifie sa version au sujet de la demande de prêt de 100 000 euros à la famille Mbappé qu’il qualifie désormais « d’allégation infondée et imaginaire ». Quant à ses fonctions auprès des joueurs, « la confiance et le respect de la confidentialité est (sic) la base de mon rôle et de mes responsabilités au sein du club », s’offusque le patron du Player and Family Care.


« Il y avait cette volonté de la part de Fayza d’avoir un environnement de protection, qui soit indépendant du PSG, confirme un agent de joueurs. La faille ou la petite souris dans ce dispositif, c'était Bob Bessedik. »

Selon les informations qui ont été rapportées à Blast, des proches du joueur considèrent que Bessedik serait à l'origine de la divulgation des éléments sur sa vie privée, l'agent conteste pour sa part toute implication. Quelques jours après cet épisode, sur son compte Instagram, il a publié exceptionnellement une photo, remerciant le joueur de lui avoir offert un maillot.

« Vous vous focalisez sur Mbappé mais il n’a pas été le seul joueur visé », tient à rappeler Hicham Bouajila. Pour l’ex-conseiller de Nasser Al-Khelaïfi, « Mbappé n’est pas une exception, c’est la règle » au PSG. Ce dernier nous invite à « faire la liste ». Et il s’en charge : « l’ancien meilleur buteur du club, Edinson Cavani, l’ancien capitaine Thiago Silva, Marco Verratti et même Neymar ont été mis sous pression par le club pour partir. Tous ont été maltraités. La mère d’Adrien Rabiot a même été insultée et harcelée au téléphone, par des employés du club. Mbappé n’est pas une exception, c’est la règle. » Un discours confirmé par un ex haut cadre du PSG version qatari. « C’est dramatique comme méthode. Que ce soit avec d’anciens joueurs, entraîneurs ou directeurs sportifs…. C’est une manière de faire du business qui n’est pas la même que la nôtre, une question de mentalité. »

Lors de son dernier match au Parc des Princes, le 14 mai dernier, le meilleur buteur de l’histoire du PSG n’a eu droit à aucun hommage officiel de la part de son club. Mais à une violente discussion avec son président, Nasser Al Khelaifi, dans l’intimité du vestiaire. Visiblement, quatorze ans après le rachat du PSG sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy, le Qatar a encore des difficultés à assimiler les règles françaises et le concept de droit social. Et la pratique de la kafala - « un système de parrainage qui obligeait les travailleurs migrants qataris à obtenir un permis délivré pour quitter leur emploi » selon Amnesty - demeure bien ancré dans la mentalité des serviteurs du régime de Doha, même quand il s’agit de sport et qu’ils ont rang de ministre comme l’est NAK.

Le OFF de l’enquête

Contacté bien en amont de la publication de cette enquête, le Paris-Saint-Germain a longuement répondu par écrit à certaines de nos questions, tout en prenant soin d’ajouter – à plusieurs reprises, dans le même message – que le club, son président Nasser Al-Khelaïfi et son salarié M. Bessedik se réservaient le droit d’attaquer Blast en diffamation.

« Au cours de l'histoire du PSG sous la propriété de QSI, nous avons accueilli des centaines de joueurs, de membres du personnel, d’entraîneurs, etc., qui ont rejoint et quitté le Club. Ils ont apprécié leur temps au club, ont réussi professionnellement et personnellement et ont bénéficié d’expériences et d’opportunités qui ne peuvent pas être égalées ailleurs, se défend le club. Nous ne sommes pas du tout d’accord avec votre analyse, vous citez quelques noms parmi les nombreux joueurs et membres du staff qui ont quitté le club, et avec qui cela s’est bien passé. »

Si la direction défend naturellement sa gestion et son management, ils ne démentent ni n’expliquent à aucun moment dans quelles conditions Kylian Mbappé a quitté le loft de joueurs en août 2023, ni les retards de salaire dont il est victime, ni les débats autour de sa prime. Pas plus qu’elle ne commente les récentes déclarations du joueur.

« Kylian Mbappé a passé sept années incroyablement fructueuses au sein du Paris Saint-Germain. Le club l'a soutenu comme aucun autre joueur dans son histoire (et peut-être dans l'histoire du football) en investissant des centaines de millions d'euros. Le joueur s'est engagé à protéger le club pour l'avenir lors de son départ, en donnant tout d'abord l'assurance qu'il ne partirait pas dans le cadre d'un « transfert gratuit », puis, si son départ était finalement un transfert gratuit, en s'engageant à ne pas partir « gratuitement » (en d'autres termes, en renonçant à certains droits financiers), ce à quoi se rapportent certaines retenues récentes. Le joueur a pris ces engagements publiquement, pointe le club parisien. Maintenant que la saison est terminée, les détails sont en cours de discussion et seront finalisés sous peu. »


https://www.blast-info.fr/articles/2024 ... FE4Ae1KLAA
Samba / Renan Lodi, Lacroix, Mbemba, Clauss / Lemar, Kondogbia, Guendouzi, Is. Sarr / Alexis, Aubameyang

Blanco / J. Firpo, Gigot, Seidu, R. Pereira / Harit, Soumaré, Ounahi, Mughe/ Ndiaye, Vitinha

Ventes : Touré, Balerdi, Lopez, Rongier, Veretout, Amavi, Lirola
Avatar de l’utilisateur
Dragan
Rédacteur
Rédacteur
 
Messages: 77819
Enregistré le: 11 Mar 2007, 15:09
Localisation: En territoire ennemi

Re: [PSG 2024-2025] Kylian s'est cassé, le Ney aussi !

Messagepar TMIGER » 25 Juin 2024, 21:38

Pour moi l'histoire est claire, Mbappé a clairement fait savoir en juillet dernier qu'il ne prolongerai pas et si le club voulait gagner de l'argent il fallait le vendre, la grande fierté de ce pitre de président du QSG a fait qu'il est passé en force en pensant qu'il arriverait à convaincre Mbappé de prolonger, toutes les bassesses ont été utilisées, je n'apprécie pas Mbappé, mais sur ce coup il a parfaitement raison, les millions qu'il a gagné il ne les a pas volés, sans lui le QSG n'est rien, on le verra cette année je pense.
TMIGER
Assidu
Assidu
 
Messages: 2380
Enregistré le: 05 Juin 2003, 21:29

Re: [PSG 2024-2025] Kylian s'est cassé, le Ney aussi !

Messagepar Dragan » 05 Juil 2024, 13:35

Information
INFO BLAST : Devant les juges d’instruction, Nasser Al-Khelaïfi marque contre son camp

Blast a pu consulter le PV d’audition de Nasser Al-Khelaïfi dans l’affaire dite des barbouzeries du Paris-Saint-Germain. Face aux juges, en mai dernier, le patron du club sous pavillon qatari dresse de lui le portrait d’un président distant, pas ou peu informé des affaires courantes. Et s’estime victime d’un complot, visant sa vie privée. Malgré son rang et son statut de partie civile, les juges d’instruction ont longuement cuisiné le ministre d’État du Qatar. En particulier sur son rôle dans la condamnation à mort par contumace prononcée contre Tayeb Benabderrahmane.

C’est un homme un peu déboussolé, visiblement pas préparé à être là, qui se présente le 13 mai 2024 devant Vincent Lemonnier et Serge Tournaire, les juges d’instruction en charge de l’enquête dite des barbouzeries du PSG. Dans ce dossier à tiroirs, des policiers, d’anciens dirigeants et des habitués des arcanes du club parisien sont mis en examen, notamment pour corruption, violation du secret professionnel et trafic d’influence.

Pêle-mêle, des fonctionnaires sont soupçonnés d’avoir octroyé des passe-droits, en échange de cadeaux du club, des élus suspectés de l’avoir aidé à obtenir des rescrits fiscaux, pour soutenir sa politique de transferts, et quelques aigrefins d’avoir organisé une sorte de cellule de renseignement privé à l’intérieur du club.

Un homme débordé

Dans cet écheveau, qui jure avec l’image de professionnalisme revendiquée par le PSG à l’ère qatarie, le président Nasser Al-Khelaïfi a lui revêtu des habits de victime, en se constituant partie civile pour atteinte à la (sa) vie privée. Un costume dans lequel il semble un peu flotter, comme en témoigne le malaise qui transparaît au moment de répondre aux magistrats.

Son excellence - qui avait été perquisitionné à l’été 2023 de façon rocambolesque, au pied de son avion, ainsi que Blast l’a raconté - a du mal avec les questions. Et ce 13 mai, elles s’enchaînent. Sa date de prise de fonction, comme patron du PSG ? « Je pense que c’était en 2011. » Sa nomination à la tête de la chaîne BeinSports ? « Je suis président mais je ne me rappelle plus depuis quelle date. Je dirai 2008-2009, peut-être. » Son implication dans le fonctionnement des structures qu’il dirige ? « Je ne suis pas très souvent là, je ne suis pas si souvent aux bureaux du PSG. » Décidément...

« Avec toutes les positions que je détiens, justifie l'homme d'affaires, c’est impossible de m’occuper de la direction du club par mes propres moyens. Je suis comme je vous l’ai dit dans QIA, Bein Sport etc..., mais je suis aussi président de l’association des clubs européens Avec tous les postes que j’occupe et les gens dont je dois m'occuper et que je dois manager, je ne peux pas m’occuper de tous les détails et je ne peux pas faire du management quotidien. Par exemple, hier (le 12 mai, ndlr) pour la cérémonie de clôture de la saison de football qui est très importante et qui apparaît dans les médias, je n'avais aucune idée de ce qui allait se passer. »

Devant ce tableau, celui d’un homme à l’évidence débordé, on aurait presque pitié, pour un peu. « J'ai tellement de choses à gérer », souffle d’ailleurs le dirigeant qatari, à la limite du burn out.

Une si longue année

L’année de NAK, il est vrai, a été éprouvante et interminable. Entre déception sportive (une élimination au seuil de la finale, en Ligue des champions), échec dans son obsession de prolonger et conserver son attaquant-vedette Kylian Mbappé, perquisition de son domicile en juillet 2023 et crainte d’une garde-à-vue humiliante pendant la visite d’État à Paris de l’émir, autant d’épisodes largement documentés par Blast, les 12 derniers mois n’ont rien eu d’une sinécure. Et devant les magistrats, l’auditionné paraît tout vaporeux.

Selon ses souvenirs passablement embrouillés, c’est Jean-Claude Blanc, ancien directeur général délégué du PSG et désormais président d’Ineos Sport (le groupe propriétaire de Nice et de Manchester United), qui a piloté le club de 2015 à 2021, période sur laquelle portent les investigations.

« Sur toute cette période c’était bien lui (Jean-Claude Blanc, ndlr) qui était directeur général. II avait tous les pouvoirs. Il était le président directeur général et je ne m’occupais pas de la vie quotidienne du club. Je ne passe pas beaucoup de temps dans les bureaux, c’est vraiment lui qui est en charge de la direction. » Et quand on n’est pas dans les bureaux, le reporting s’en ressent : « Je vous confirme qu'il me rendait compte mais pas de tout », semble rétrospectivement se plaindre Al-Khelaïfi.

Détachement et précautions

Mais cet apparent détachement, ou dilettantisme, peut aussi constituer une forme de précaution. Car le Qatari, dirigeant officiel d’un club très hiérarchisé, était donc le supérieur de plusieurs des personnes mises en examen dans le dossier. A l’instar de l’ancien policier Malik Nait Liman.

Recruté notamment pour gérer les relations avec les supporters, particulièrement les ultras, l’ex de la DGSI est soupçonné d’avoir mené des opérations d’espionnage privé à la demande de ses supérieurs et pour son compte, en récupérant des documents judiciaires et policiers (1). Forcément, le lien hiérarchique peut être compromettant.

« Nous n’avons pas de relations. A votre demande, lorsqu'il était au PSG je l’ai peut-être vu une fois », assure M. Al-Khelaifi, qui dément être à l’initiative de son embauche, renvoyant la responsabilité à… Jean-Claude Blanc (2).

De la même façon, le dirigeant de l’émirat prend quelques distances avec Jean-Martial Ribes (2), mis en examen pour corruption et trafic d’influence. Les magistrats soupçonnent l’ancien directeur de la communication du club d’avoir prodigué des cadeaux à des policiers, des hauts fonctionnaires et des élus, en échange de passe-droits pour lui et le PSG. Et d’avoir facilité au passage un allègement fiscal sur le transfert de la star brésilienne, Neymar, en provenance de Barcelone - comme l’ont détaillé Médiapart et Le Monde. « Moi comme président nous n'avions pas de relations directes régulières mais il parlait surtout aux gens du club, Jean-Claude Blanc etc., » détaille Nasser. Qui finit, tout de même, par concéder des liens un peu plus consistants : « Si je devais donner des interviews, il était toujours à mes côtés. Et j'avais quand même des contacts réguliers pour le travail. »

Concernant le carré VIP du Parc des Princes, l’un des outils d’influence majeurs du PSG - et l’un des axes d’investigation des enquêteurs, qui soupçonnent des responsables politiques et policiers d’avoir rendu des services contre des invitations en loge -, le très évanescent patron du club assure ne pas - trop - s’en occuper.

« Ce n'est pas très bien organisé pour le carré. Nous n'avons pas quelqu'un de dédié au carré dans l’organisation mais nous savons comment faire et comment ça se passe. Vous envoyez des invitations, il y a un protocole », déroule NAK. Lui-même, pourtant, peut être à l’origine de sollicitations, il le reconnaît, à l’adresse « des hommes d’affaires par exemple qui peuvent être des sponsors. Mais le carré est immense. Il y a des VIP, des sponsors, des chanteurs... nous invitons aussi des gens du club et il y a aussi une section enfant. Le directeur des finances va prendre l’initiative d’inviter des businessman (sic), le directeur communication d’inviter des gens du spectacle. Ce n’est pas moi qui contrôle tout ».

Une gestion tout en lâcher prise, on le voit. Elle ne se limite pas au seul PSG.

Un ministre d’État mal informé
L’ignorance du représentant de Doha porte encore plus loin. Les juges ne peuvent que le constater : ainsi, membre du gouvernement qatari, le ministre d’État Al-Khelaifi explique ne pas connaître son homologue à la tête du ministère du Travail, le Dr Al Marri. Grand ordonnateur du Qatargate, le scandale de corruption qui a éclaboussé le Parlement européen, Al Marri est pourtant devenu l’un des hommes les plus importants du régime, en charge de ripoliner l’image de l’émirat dans les institutions internationales, de l’Organisation internationale du travail (OIT) à l’Union européenne.

« Je ne le connais pas et je ne l'ai jamais rencontré de ma vie », clame l’éminent plaignant. Devant l’étonnement des juges instructeurs, le patron de Qatar Sport Investment (QSI) et membre du fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA) se ravise quelque peu. « Je connais bien évidemment Ali Bin Samikh Al Marri, je sais qu'il est ministre maintenant et à l'époque qu'il était président du comité des droits de l'Homme. Toutefois, je ne l'ai jamais rencontré, nous n'avons jamais été en contact. »

Des précisions et, encore une fois, un aveu d’ignorance tout à fait à propos.

Les juges d’instruction qui interrogent Nasser Al-Khelaïfi sont les mêmes qui enquêtent sur la plainte pour enlèvement, séquestration et tortures déposée contre le même NAK par Tayeb Benabderrahmane. Mis en examen dans le dossier des barbouzeries du PSG, ce lobbyiste franco-algérien est entré en possession de documents compromettant pour le président du PSG (lire en encadré). Et notamment le contenu d’un téléphone portable, éléments qu’il a communiqués à son employeur quand il travaillait lui aussi à Doha, pour le compte du... Dr Al Marri. Ce collègue connu/inconnu du gouvernement, réputé en concurrence à la cour de l’émir avec Nasser Al-Khelaïfi.

En récompense de son action, Tayeb Benabderrahmane sera, comme l’a longuement documenté Blast, détenu pendant 8 longs mois à Doha en 2020 sous l’attentisme étonnant des autorités françaises, puis condamné à mort, une autre révélation de Blast, par contumace pour espionnage pour le compte d’un État étranger - auquel il est accusé d’avoir voulu vendre les fichiers confidentiels. De quoi voir, dans cet enchaînement des faits, une procédure comme un acte de trêve, entre NAK et son concurrent Al Marri ?

« Il n'y a pas de concurrence entre nous, s’émeut le dirigeant de Beinsports. Il est dans les droits de l'Homme et moi le sport et l'investissement. C'est deux domaines différents. Il n'y a pas de rivalité. D'autant plus qu'au Qatar nous sommes un tout petit pays, il y a très peu de conflits. Il y a 350 000 citoyens qataris et tout le monde se connaît. S'il y a un problème nous parlons entre nous. Je ne suis pas devenu riche grâce au PSG. Il (le club, ndlr) ne me paye rien d'autre que mon appartement. Je n'ai pas de salaire du PSG. Tout ça, c’est farfelu ».

D’autant que l’ancien joueur de tennis n’a jamais eu « aucune relation » avec Tayeb Benabderrahmane. « J’en suis sûr », insiste-t-il.

Justice en famille chez les Al-Khelaïfi

Ce 13 mai, les juges Lemonnier et Tournaire reviennent néanmoins longuement sur la procédure de la justice de l’émirat. Curieuses coïncidences, relevées par les magistrats français, le nom d’Al-Khelaïfi apparaît à trois reprises dans le dossier pénal qatari. Nasser lui-même a été entendu « en 2020, fin février début mars », assure-t-il.

Plus troublant, le chef de la sécurité, chargé de la détention de Tayeb, répond au nom de... Abdallah Ben Mohamed Al-Khelaïfi. « Nous sommes une très grande famille. Ce n'est pas un cousin germain mais un membre de ma famille éloignée (...) je le connais personnellement mais je ne le vois pas toutes les semaines ou tous les mois ». Le président de la cour d’appel lui-même, qui a confirmé la peine capitale à l’encontre du lobbyiste, se nomme Ibrahim Khalid Al-Khelaïfi.

« C'est la première fois que j'entends ce nom mais si c'est Al-Khelaïfi son nom de famille c'est qu'il doit être de ma famille mais je ne le connais pas. Encore une fois c'est une très grande famille. »

Une fois cette généalogie judiciaire explicitée, les deux juges français s’interrogent sur un sujet de fond : la procédure qatarie évoque des faits d’espionnage au profit d’une puissance étrangère quand le dirigeant du PSG a lui porté plainte en France pour atteinte à la vie privée. Pour les mêmes documents confidentiels, notamment des vidéos privées de M. Al-Khelaifi en compagnie d’une jeune femme. Comment comprendre ? « Je voulais protéger ma vie privée au Qatar. Je n'ai pas cherché à (me constituer partie civile, ndlr) et je n'ai pas consulté des avocats pour ça ni au Qatar ni en France. »

Face à ce hiatus, les avocats de Nasser Al-Khelaifi décident d’intervenir. Promptement. « Nous ignorons s'il est possible de se constituer partie civile au Qatar comme dans le droit anglo-saxon. De plus, le vol a été commis en France par un citoyen non qatari de sorte que l'on peut avoir des sérieux doutes quant à la recevabilité d'une telle démarche et la compétence des juridictions qataries », déclarent ses conseils… jetant comme un doute sur la légalité de la procédure émiratie.

Étrange défense pour une non moins troublante audition, pour une partie civile, longue de près de 4 heures. Au fur et à mesure des questions, ce jour-là, à force de brouillard, la présumée victime s’est retrouvée dans les brumes. Et la peau d’un suspect.

(1) Accusations contre lesquelles Malik Nait-Liman s’inscrit en faux.

(2) Contactés par Blast, ni Jean-Claude Blanc ni Jean-Martial Ribes n’ont répondu à nos sollicitations.

Le majordome et la valise rouge
Au cœur de la procédure des barbouzeries du PSG menée en France comme de l’enquête au Qatar pour espionnage, on trouve une « valise rouge » lestée de documents confidentiels sur l’attribution de la Coupe du monde au Qatar, du contenu de l’un des téléphones portables de Nasser Al-Khelaïfi et des vidéos de son intimité.

Le parcours de ces fichiers laisse encore les limiers français dans l’expectative. En effet, autour de cette valise, plusieurs versions - guère réconciliables - s’affrontent. Une chose est certaine : ce précieux bagage a bien été entre les mains d’Hicham Karmoussi, un ancien proche de NAK, souvent présenté comme son majordome.

« C’est faux, s’agace le président du PSG, en audition. Lorsque j’allais courir, il venait avec moi. Lorsque je sortais, il venait avec moi. Ce n’était pas un majordome, c’était un ami, il avait des salaires mais des salaires d’amis et ils étaient importants ».

Toujours est-il qu’Hicham Karmoussi assume avoir été en possession de cette « valise rouge » et l’avoir par la suite transmise à Tayeb Benabderrahmane, craignant pour sa sécurité. Les deux hommes ont été condamnés à mort pour espionnage par la justice qatarie.

Une caméra dans la chambre
Point crucial, l’ami-majordome assure que c’est Nasser lui-même qui lui a demandé de conserver ses documents, lui-même craignant des perquisitions. Dans ses révélations à Mediapart comme à la justice, Hicham Karmoussi va même plus loin.

Selon lui, la micro caméra qui a enregistré des vidéos privées dans la chambre du domicile de Nasser - placée « en face d’un lit à baldaquin, avec deux miroirs de type psychée », précise les documents consultés par Blast - a été installée à la demande même du dignitaire qatari... pour surveiller son amante.

« Le but était de voir et de contrôler sa maîtresse, car elle était amoureuse de lui, elle souhaitait qu’il divorce pour être avec lui et lui il temporisait. » Un scénario propre à fragiliser tout un pan de la procédure : ainsi les documents confidentiels comme les photos et vidéos n’auraient pas été volés mais donnés par NAK, pour être mis au secret.

Moi je mettrais des caméras ?
« C'est ridicule et dégoûtant, s’emporte le ministre d’État qatari, pendant son audition. C’est la pire chose que j'ai entendue dans ma vie. Moi je mettrais des caméras ? Moi, je suis croyant. Pour moi-même et elle je mettrai des caméras ? »

Le démenti est vigoureux. « C’est dégoûtant et moi j’aurais fait ça ?, reprend à nouveau Al-Khelaïfi sur le PV dressé le 13 mai. Je n'ai jamais mis une application sur mon téléphone pour la suivre à la caméra. Ce qu’ils ont fait, c’est la pire chose qu’on puisse faire à quelqu’un. »

Le off de l’enquête
Romain Molina, l’un des auteurs de cet article, a été la cible de « l’armée numérique du PSG ». Cette agence de marketing a été payée par le club parisien pour discréditer notamment des journalistes, accusés de porter atteinte à l’image du club.

Son nom est ainsi cité dans la procédure.


https://www.blast-info.fr/articles/2024 ... s0J_nWXbZQ
Samba / Renan Lodi, Lacroix, Mbemba, Clauss / Lemar, Kondogbia, Guendouzi, Is. Sarr / Alexis, Aubameyang

Blanco / J. Firpo, Gigot, Seidu, R. Pereira / Harit, Soumaré, Ounahi, Mughe/ Ndiaye, Vitinha

Ventes : Touré, Balerdi, Lopez, Rongier, Veretout, Amavi, Lirola
Avatar de l’utilisateur
Dragan
Rédacteur
Rédacteur
 
Messages: 77819
Enregistré le: 11 Mar 2007, 15:09
Localisation: En territoire ennemi

Précédente

Retourner vers Discussions Football

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Bing [Bot] et 18 invités