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Timber, seule satisfaction au milieu du désert
Le Néerlandais est pour l’instant l’unique recrue du mercato hivernale à s’être imposée sous le maillot de l’OM. Sans résultat collectif, mais avec des prestations intéressantes.
Son arrivée coïncide avec le début de la fin de l’ère De Zerbi et d’une série noire où les Olympiens ont perdu plus que quelques matches (élimination en Ligue des champions, lutte pour le titre évanouie, 3e place provisoirement envolée). Quand il a atterri à Marignane, ce mercredi 21 janvier, Quinten Timber ne se doutait pas que sa nouvelle équipe encaisserait un 3-0 contre Liverpool le soir même avant de s’écrouler. Mais le Néerlandais, dans un marasme collectif effrayant, a réussi à tirer, un peu, son épingle du jeu.
Le contexte, pour une recrue (lire ci-dessous), est pourtant très défavorable, mais l’ancien de Feyenoord fait ses matches et les a tous commencés (5 en Ligue 1, 1 en coupe de France, pas qualifié en C1). Pour des mauvais résultats collectivement (2 victoires, 2 nuls, 2 défaites), qui gâchent le travail individuel du frère jumeau de Jurriën, titulaire à Arsenal.
"Capable de se projeter, casser des lignes…"
À retardement, Timber comble un énorme trou au milieu de terrain né d’un mercato d’été catastrophique pour le secteur (départs d’Adrien Rabiot, Valentin Rongier, et Ismaël Bennacer, qui aurait pu encore rendre service, arrivées d’Angel Gomes et Matt O’Riley, déjà repartis, et d’Arthur Vermeeren, au choix très bon, moyen ou au placard), sans colmater toutes les brèches aux côtés de l’inamovible mais surmené Pierre-Emile Hojbjerg. Et si les problèmes défensifs viennent aussi de plus haut, l’international oranje est un gros cran au-dessus de ses concurrents, l’irrégulier Vermeeren, le tendre Bilal Nadir, le fragile Geoffrey Kondogbia, ou des deux autres recrues Himad Abdelli et Tochukwu Nnadi, sous utilisé ou abonné aux tribunes. Grâce, notamment, à son profil technico-tactique unique dans l’effectif désormais dirigé par Habib Beye.
"En 4-3-3 ou en 3-5-2, il est titulaire dans cette équipe, diagnostique l’ancien milieu Jean-Charles De Bono. C’est un véritable relayeur, capable de monter et descendre rapidement, se projeter, casser des lignes… J’aime son impact, sa vitesse, son placement, son travail à la fois pour la défense et l’attaque."
Son caractère est aussi mis en avant par l’un des emblématiques représentants de la génération des "Minots", qui avaient sauvé le club dans les années 80 : "Il est jeune mais a de l’expérience, il connaît le haut niveau et a une vraie force mentale, en plus d’être prêt physiquement. À Brest, quand ses partenaires coulaient, lui ne s’est pas démonté et a fait preuve de culot. Cela prouve qu’il ne se préoccupe pas de l’extérieur." Et qu’en comparaison avec les membres de l’effectif essorés par les crises politiques ou sportives, Timber a l’esprit frais.
Triptyque décisif
Le stage à Marbella pourra lui permettre de faire plus ample connaissance avec des équipiers qui ont la tête dans le sac, et poursuivre sa montée en puissance sportive, à l’aube d’une semaine vitale (Lyon, Toulouse deux fois). L’OM en aura bien besoin contre l’un de ses grands rivaux pour recoller à la troisième place, et face au TFC pour retrouver le dernier carré de coupe de France pour la première fois depuis 2016, ce qui serait inédit durant l’ère Frank McCourt.
Un choc durant lequel Beye devra se passer de Pierre-Emile Hojbjerg, avec qui il fait la paire à chaque rencontre depuis son arrivée, cadre un peu moins défaillant que les autres depuis des semaines. Mais il pourra encore compter sur Quinten Timber, déjà valeur sûre de l’effectif, en espérant que ses nouveaux équipiers se mettent vite au niveau.
La Provence