1/4 CDF | PSG-OM : coupe et décalée

Ce soir, et pour la seconde fois en trois jours, nos Olympiens affronteront le PSG dans son antre. Ils auront ainsi une nouvelle chance de prendre, en Coupe de France, leur revanche sur le match de Ligue 1 de dimanche et d’effacer l’affront des défaites subies depuis trop longtemps face à l’ogre gazéifié. 


 

La coupe est pleine

Ô oui ! Pleine de promesses, pleine d’espoirs, pleine de rêves et surtout, pleine de ressentiments, à commencer par cet énième cadeau fait au PSG de recevoir deux fois l’OM d’une compétition à l’autre !

De quoi relancer la polémique sur les fameuses « boules chaudes » des tirages de Coupe…

Sept ans, voilà sept longues années que ce PSG, qui n’a plus de Français que le nom et la localisation, se permet de toiser les institutions du football hexagonal, oubliant jusqu’à sa propre histoire et les grands joueurs qui y sont passés !

Parmi ces clubs, s’il en est un qui, plus que tout autre a subi cette condescendance – au point que la nouvelle génération de supporteurs parisiens en vienne à négliger l’intérêt d’une opposition -, c’est bien notre OM !

@Eric GaillardReuters

Saison après saison, nous tentons de nous convaincre que, cette fois, ça y est, que c’est la bonne, que nous allons enfin faire vaciller le Paris Saint-Germain de son piédestal autoproclamé et que les médias lui ont bâti avec zèle et dévotion… Malheureusement, chaque année le même spectre revient nous hanter : des nuls heureux, mais sans ambitions, aux défaites encourageantes en passant par la volée de bois vert reçue la saison dernière, rien ne nous aura été épargné sur l’autel des Classiques amers !

Une manière comme une autre de dire : « Maintenant ça suffit ! Nous sommes l’Olympique de Marseille, nous étions déjà des gagnants alors que vous étiez balbutiants, nous le serons encore quand vous serez croulants ! »

Les faits ne nous sourient pas. Pas encore, mais quoi qu’il soit nous ne retournerons pas au Parc des Princes pour être les victimes expiatoires des péchés franciliens !


La coupe aux lèvres

La Coupe de France est comme le bon vin : elle prend de l’âge, mais ne cesse jamais de nous étonner, de se bonifier en bouche.

Régulièrement, de modestes cépages surprennent et de petits producteurs coupent l’herbe sous le pied de grands domaines, comme pour rappeler qu’en matière d’œnologie ou de football, la passion ne s’achète pas ! De fait, les épopées les moins probables nous tiennent en haleine, tantôt pour railler les supporteurs adverses, tantôt parce qu’il s’agit d’authentiques exploits.

L’exploit, c’est désormais aux Marseillais de l’accomplir face au vainqueur des cinq dernières éditions, car, toutes proportions gardées, s’il y a un Petit Poucet dans ce match, c’est nous !

L’OM possède toutefois une longue histoire, parsemée de grandeur et de décadence. Elle retrouve de son lustre aujourd’hui, sous le patronage d’un nouvel actionnaire avec une nouvelle légende à écrire !

Après un galop d’essai en Ligue 1 (complètement raté, hélas), dans quelques heures nos protégés se lanceront à l’assaut de la montagne parisienne.

Un obstacle insurmontable ? Non, et si certains grands d’Europe l’ont prouvé, ils ne sont pas les seuls : Strasbourg, notamment, a montré qu’avec la rage au ventre et beaucoup de cœur, le colosse aux pieds d’argile pouvait chuter !

Le cœur, c’est justement ce que nous avons et ce que nous devrons impérativement faire valoir pour instiller le doute chez nos meilleurs ennemis !


La coupe franche

La franchise et l’honnêteté sont attendues ce soir de Coupe de France. En écho aux quatre cents supporteurs marseillais accueillis pour l’occasion, ces valeurs devront galvaniser l’équipe pour arracher le succès !

Cela étant, cet engagement ne vaudra rien, si, comme dimanche soir, nous passons à côté du match, si nous restons timorés, cachés sous des plafonds de verres que nous devons savoir repousser comme nous l’avons déjà fait, y compris contre le PSG à l’automne !

Payet est, dit-on, capable de faire briller ses partenaires. Diable, qu’il le fasse ! Thauvin peut faire basculer un match sur un geste dont il a le secret ? Qu’il ne s’en prive pas ! Germain a retrouvé la route du but ? Mais bon sang, reste dessus gamin !

Bien sûr, l’état de forme de nos troupes ne saurait être laissé de côté tant l’enchaînement des rencontres pèse sur les organismes, mais, ce qui est vrai pour nos protégés l’est aussi pour nos adversaires : eux aussi enchaînent les matchs, se fatiguent et poursuivent leurs propres objectifs !

À ce propos, certains esprits chagrins feront remarquer que la profondeur de banc des deux clubs est incomparable. C’est vrai, inutile d’avancer des arguments pour tenter d’y répondre par la négative.

Pour autant, nous pouvons avancer qu’à la différence de notre ambitieux rival, l’entraîneur de l’OM a su concerner l’ensemble de ses troupes et même les joueurs les moins utilisés de l’effectif sont capables d’entrer sur le rectangle vert avec un état d’esprit conquérant, ce qui n’est pas forcément vrai chez nos hôtes !

Ainsi, et eu égard à nos futures échéances en Europa League, faire tourner l’effectif avec des joueurs frais est essentiel, ne serait-ce que pour aborder ce quart de finale de Coupe de France. Peut-être que les habitués du banc trouveront la faille que les titulaires n’auront pas su déceler…

Au reste, la faille s’est peut-être créée d’elle-même puisque les Parisiens se sont offert une victoire à la Pyrrhus en perdant dans le Classique dominical deux de leurs titulaires sur blessure, à savoir Marquinhos, mais aussi et surtout leur starlette, leur icône, leur coffre-fort sur crampons, la coqueluche des médias et des footix : Neymar.

Même s’il y a fort à parier que dans absolu ils auraient, eux aussi, soulagé leur groupe pour cette confrontation, le faire par obligation et en l’absence du seul élément défensif stable de son effectif est un véritable problème.

Une faiblesse dont nous devrons profiter pour espérer poursuivre l’aventure, et parce qu’en un mot comme en cent : il est temps !

Plus que temps de prouver, plus que temps de prendre une revanche, plus que temps de remettre les points sur les I et les barres aux T !

Si, du fait de sa puissance financière, le PSG peut aujourd’hui se targuer de faire partie des « gros » clubs, il ne saurait se prévaloir d’être, comme l’OM, un « grand » club par l’aura, l’histoire et les légendes qui l’accompagnent.

Alors, même si les Parisiens gagnaient encore ce soir, il nous appartiendrait encore de leur montrer que c’est bien nous qui, depuis toujours, jouons dans la cour des grands !

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A propos de Ragnarok


Juriste de raison, confiseur de métier, ancien habitant du bassin parisien repenti en Marseillais pur sucre qui n'a toujours vibré que pour l'OM. Joueur occasionnel au Z5 (option « pieds carrés et contrôles aléatoires » incluse), et désormais fier rédacteur de Massalia Live !
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Une Réponse pour 1/4 CDF | PSG-OM : coupe et décalée

  1. avatar De selfmade footix le 28 février 2018 à 19h10

    Bienvenu à bord. Premier article probant.