J 5 | EL (groupes) | Konyaspor-OM : tout à prouver !

L’OM se déplace en Turquie avec l’obligation de l’emporter pour espérer jouer la finale du groupe dans quinze jours au Vélodrome face à Salzbourg. Dans un match qui a tout du traquenard, les actes compteront plus que les longs discours et les excuses.

Compétition ou laboratoire ?

La question est posée ! Depuis le début de l’Europa League, Rudi Garcia aligne des équipes remaniées, amputées de six à sept titulaires habituels. Si cette méthode permet de donner du temps de jeu et de garder l’ensemble de l’effectif mobilisé, elle met aussi en lumière la dure réalité : le niveaux de nos remplaçants est insuffisant pour bien figurer dans une telle compétition.

Après quatre matchs, les Olympiens comptent deux victoires poussives à domicile, et deux défaites, contre des adversaires à priori largement à leur portée. Le scénario des matchs se répète, avec une lenteur agaçante dans les transmissions de balles et l’orientation du jeu, un oubli des fondamentaux défensifs, un manque d’impact dans les duels, un réalisme offensif qui fait rire jusqu’en Chine, et l’adversaire qui vous punit sur sa seule occasion de but.

La direction claironne son ambition et sa confiance, mais n’a-t-on pas sous-estimé la qualité de nos adversaires… à moins que nous ne nous soyons vus trop beaux ?

«Bouna tu plonges, t’es goal ce soir !»


Gagner ou tout perdre !

Le coach l’affirme, le turn-over en Europe a permis de gagner des points importants en Ligue 1 (depuis le début des phases de poules, l’OM n’a pas perdu un seul match de championnat). Sauf qu’on ne peut pas prétendre être un grand club et patauger dans un groupe composé d’équipes de seconde zone. Dans le pire scénario, une défaite en Turquie, conjuguée à une victoire de Guimaraes, nous conduirait directement à la dernière place de la poule.

Jouer avec Sertic, c’est dur !

Si la C3 n’est pas une priorité, qu’on nous le dise concrètement, avec des arguments solides, au lieu de nous vendre du rêve. Pour les supporteurs, l’Europe, c’est important, l’OM a une histoire et un standing à faire valoir.


Un parfum de guet-apens

Même si elle est plus connue pour ses tapis à motifs et ses etliekmek¹, que pour son équipe de football, la ville de Konya est passionnée par le ballon rond. Ce club fondé en 1981, remonté dans l’élite turque depuis quatre ans a pour principal fait d’arme, en 2017, une victoire en coupe, et surtout celle en Supercoupe de Turquie contre le Besiktas (2-1). Actuellement quinzièmes du championnat, les Turcs réalisent un parcours honorable en Europa League et pourraient bien être le poil à gratter du groupe I.

Il n’y a pas de grande star dans leur effectif, mais attention tout de même au défenseur slovène Nejc Skubic, efficace dans les deux surfaces (trois buts) ainsi qu’à l’attaquant Ömer Sahiner (deux buts).

Les Turcs étant réputés pour leur ferveur, il faut s’attendre à une ambiance survoltée au Konya Büyükşehir Belediye Stadyumu, enceinte à la capacité d’accueil de 42 000 spectateurs, qui se transformera en véritable volcan jeudi soir.

Des joueurs méconnus qui n’ont rien à perdre, une ambiance électrique qui peut niveler les valeurs, les Olympiens sont prévenus, il faudra de vrais hommes sur le terrain pour se sortir d’une situation qui fleure le match piège à plein nez.


Les motifs d’espoir :

– Luiz Gustavo sera de retour, et ses énormes attributs ne seront pas de trop pour faire un résultat.

– L’effectif de Konyaspor ressemble à s’y méprendre à l’équipe des chômeurs de l’UNFP.

– Bouna Sarr et Clinton Njie préfèrent Konyaspor que quand il y faut réfléchir (attention c’est très technique).

– Le président Eyraud sera présent et prévoit de faire un PowerPoint en guise de causerie d’avant-match.

– Ils sont QUINZIÈMES… DU CHAMPIONNAT TURC !!

 «Clinton, vous avez compris le jeu de mot avec Konyaspor ?»

Ce qui nous fait peur :

– Bouna Sarr arrière droit.

– La capacité de l’OM à calquer son niveau de jeu sur celui d’un adversaire présumé inférieur.

– Rudi Garcia qui tenterait un 2-5-3 avec Mitroglou libéro, Mandanda en meneur de jeu et Zambo avant-centre.

«Coach dire moi jouer avec toi défense !»

– L’état de forme actuel de Dimitri Payet.

– Daniel Bravo aux commentaires.


Jeudi, il n’y aura aucune excuse valable, aucune échappatoire, aucun arrangement… il faut les trois points et rien d’autre !

Allez l’OM !


Plat qui s’apparente à une pizza

 

 

 

 

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A propos de fayçaldinho


Manchot- analphabète – susceptible. Le spécialiste de l’aigreur et de la mauvaise foi.
Supporter de l’OM de 1986 à 1999 et depuis je subis… mais JHE pourrait bien changer la donne


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