La victoire est proche ! Mais quand, on ne sait pas.

What the fuck !?

On nous avait promis des lendemains qui chantent, une équipe olympienne digne de son rang, sûre de sa force, grâce notamment à la stabilité et à la dextérité de nos dirigeants dont le mercato était bouclé quelques semaines après l’ouverture de la période susnommée. Et nous, crédules que nous étions, nous y croyions ! En tout cas espérions nous au moins une petite victoire face à Sochaux, voire face à Auxerre… Que nenni ! Un joli 3 point après 5 journées, pire c’était possible ? Pas vraiment…

Quoi de mieux pour se relancer qu’on bon vieux match au Pirée, dans une ambiance encore plus chaude que dans les meilleurs bordels thaïlandais ? Ce premier match de Ligue des Champions, en plus de l’opération comptable à réaliser, apparaît comme la bouée de sauvetage d’un OM à la dérive, un mois seulement après le début du championnat. Car l’OM n’avance pas. Pire, l’OM recule. Très intéressant offensivement mais fébrile en défense au départ, le club olympien apparaît maintenant sans solutions devant et toujours aussi peu serein derrière. La faute sans aucun doute à une fin de mercato catastrophique. Prié de faire ses valises puis rattrapé par le col, Gignac a été traité comme un vulgaire bifteck. Lucho, qui ne voulait plus entendre parler de l’OM est toujours là et toujours aussi transparent.
Ce match face à l’Olympiakos est déjà (trop tôt ?) un match crucial pour la suite de la saison. Les joueurs n’ont pas peur selon Cheyrou. C’est bien, parce que nous si.

Faut-il craindre le Pirée ?

Au niveau sportif, non, même si un OM aussi poissard n’est pas à l’abri d’un but venu d’ailleurs signé Mirallas ou Pantelic.
Pour le reste, faire une escapade jusqu’au port d’Athènes un soir de match peut parfois revêtir des aspects dignes d’une croisière avec Rastapopoulos dans Coke en Stock, chose que les supporters olympiens ne manqueront probablement de remarquer.

Les fans de l’Olympiakos ont bien compris qu’il faut agir pour préserver l’environnement. En effet, au lieu de dilapider le patrimoine floral grec en offrant de stupides bouquets à leurs invités, ils ont opté pour un rite d’accueil immuable depuis des années : l’utilisation de pierres ou pavés recyclables. L’écologisme rouge et blanc atteint même son paroxysme lors de la visite annuelle de leurs amis de l’AEK Athènes.

Au vu des liens forts entre les Ultras de l’OM et ceux de l’AEK, il y a fort à parier que les marseillais prendront conscience de l’attitude éco-citoyenne qui règne aux abords du stade Karaskaki, superbe écrin où les supporters locaux ont compris qu’encourager son équipe ne se résume pas à faire un pauvre « Aux sartakis » repris une fois par mi-temps par chaque virage.

Vous l’aurez bien compris, les soirs de match, il ne faut pas craindre le Pirée, mais simplement l’éviter.

Pour toi public !

Malgré les purges à répétition depuis plus d’un an déjà, nous sommes cette saison encore nombreux à continuer à suivre les matchs de notre équipe préférée. Aller dans le bar du coin, chez des collègues pour passer une bonne soirée, voire sur un lien internet qui laggue toutes les 15 secondes, en sachant très bien qu’on va se faire chier et s’arracher les cheveux, c’est ça qu’on appelle être un vrai supporter. Rien à voir avec celui qui va au stade et profite du confort du direct…

Si les joueurs se donnaient autant de mal à jouer que nous à les regarder, on prendrait un peu plus de plaisir. Alors, n’en déplaise à TF1 qui mise beaucoup sur l’audience du match de mardi soir, je ne regarderai surement pas l’OM jouer, et je propose que tout le monde suive mon exemple. Au lieu de regretter d’avoir perdu deux heures, et de provoquer une nouvelle crise de couple en gueulant, voire en tapant sur Ginette (on en a tous une à la maison), il vaudrait mieux lui faire sa fête à partir de 20h45 demain soir. Quoi qu’il arrive, il y aura le Compte Rendu sur OMlive, parce que nous sommes les seuls à ne t’avoir jamais déçu.

Ne fais pas comme Gignac, mets-la au fond, nom de Dieu ! Fais rouler/bouler ta Ginette comme si c’était Valbuena, et à la fin, tu verras dans les yeux de ta moitié le même regard inexpressif mais pas mécontent que Mandanda, se prenant un but pourtant facile à arrêter avec les mains. Vivre le match à ta façon tout en remplissant ton devoir conjugal, en voilà une bonne idée, et un bel hommage à nos adversaires du soir. A défaut d’être un bon supporter d’une équipe de branquignols, au moins tu seras un conjoint passionné, et ça, ça vaut toutes les relances plein axe de Fanni !

Le Pirée ne connait pas la crise

Ah enfin la Ligue des Champions et ses voyages à travers l’Europe pour des trépidants supporters marseillais prêts à traverser le globe pour ressentir les frissons des aînés assistant à une finale à Munich en 1993…
Mais on n’en est pas encore là, direction le Pirée pour y affronter l’Olympiakos. Très jolie ville dotée notamment d’un des plus grands ports du Monde pour le trafic des passagers (d’autant plus depuis que tout le monde souhaite se barrer de ce pays en crise), il est rigolo de constater que cette ville est jumelée par une ville qu’on connaît bien, Marseille (bon la ville est aussi jumelée avec Shangai mais on s’en branle un peu en fait).
Au niveau de la culture aussi le Pirée a une ressemblance avec l’OM, son musée archéologique exposant deux superbes bronzes découverts dans le port en 1959, je peux te dire que depuis le début de la saison nous aussi on en expose des bronzes et on en fait pas tout un pataquès.
Enfin il est à noter que le maire de la ville est un certain Vasileios Michaloliakos, sûrement un cousin grec de l’ancien participant de la Star Ac, Michal.

Mourir pour ses idées, l’idée est excellente…

Mis au bûcher depuis plusieurs saisons par tous les spécialistes du genre footballistique pour le manque de joliesse dans le jeu de son équipe, surtout olympienne, Deschamps a décidé cette année de tout révolutionner. Terminé les victoires à l’arraché et au forceps, les pénibles 1-0 qui font passer Louis la Brocante pour un divertissement. Place au jeu, au juga bonito !
L’intention est louable, et d’ailleurs difficilement reprochable tant les supporters marseillais eux-mêmes critiquaient le style Deschamps. Gagner en jouant bien, le rêve de tout un chacun. Sauf qu’en dépit de la facilité affichée par les Barcelonais, cela ne semble pas évident.
La qualité du jeu marseillais, par séquence, est indéniablement en net progrès par rapport à la saison dernière. Sauf qu’au final l’addition est salée : pas une victoire en championnat. Deschamps lui-même annonçait qu’il faudrait du temps. Sauf qu’à l’OM plus que partout ailleurs, le temps n’existe pas. Fort d’un joli crédit, l’entraineur marseillais reste relativement abrité des remous d’une crise qui guette. Pour l’instant en tout cas. Le plus compliqué sera sans doute pour lui, si la situation perdurait, de faire le choix entre mourir avec ses idées quitte à foncer dans le mur, ou revenir à ce qui a fait sa force d’entraineur : un jeu solide et efficace, point barre.
Sa force résidait également dans sa capacité à tenir son groupe, fort de son palmarès et de son aura. L’été a fissuré cette jolie carapace. Le cas Gignac, la gestion d’Amalfitano et de Cheyrou laisse perplexe une certaine partie du vestiaire.
Seule des résultats, même sans la manière, permettrait à l’édifice olympien de ne pas s’écrouler.

L’info qui nous fait rire

Jean II Makoun joue à l’Olympiakos le Pirée. Avec Djamel Abdoun et Mirallas, qui d’ailleurs s’appelle Kevin Antonio Mirallas y Castillo, en plus !

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Article lu 1243 fois, écrit le par bibpanda Cet article a été posté dans Avant-match. Sauvegarder le lien.

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