Trophée des Champions 2011: Lille-OM: l’avant-match

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Enfin du foot!

Après un mois de juin digne de 1944 en termes de débarquement (demandez à Jean-Claude Dassier et Antoine Veyrat) puis un mois de juillet presque calme et seulement perturbé par le petit home-jacking mensuel visant un joueur olympien, l’OM démarre officiellement sa saison par un match pouvant lui permettre de prolonger sa moisson de titres entamée sous l’ère Deschamps: le Trophée des Champions.

Doté de peu de prestige national, ce trophée se jouait jadis devant un public clairsemé jusqu’à ce que Frédéric Thiriez eut une idée de génie: délocaliser ce match en dehors de nos frontières. Après Radès en 2010, l’OM tentera donc de conserver son titre dans le stade flambant neuf de Tanger, sous une chaleur que l’on imagine déjà aussi élevée que l’incompétence des dirigeants de la LFP. L’adversaire des hommes de Didier Deschamps (et non de Bruno Metsu comme l’ont longtemps craint bon nombre d’omlivers) n’est autre que le sublimissime LOSC, flamboyant vainqueur d’un doublé Coupe-Championnat historique et célébré comme il se doit par une foule de 15.000 personnes qui ont défilé dans les rues de cette ville de 800.000 habitants à la fin du dernier championnat.

Le contexte de ce match posé, intéressons nous de plus près aux forces en présence, qui auront l’honneur d’être commentées par la voix enthousiaste d’Elie Baup.

L’OM, ou l’art de la retouche

Didier Deschamps ayant obtenu les presque pleins pouvoirs suite à la réorganisation de l’organigramme olympien réalisé pour le bien du « cloube » par MLD, l’OM a pu boucler son recrutement très tôt cet été. Ainsi, l’effectif olympien travaille au complet depuis quatre semaines maintenant, bien loin des tourments de l’été dernier.

Ne disposant pas du budget transferts du tout Puissant Saint-Germain, la Dèche s’est orientée vers la marque « Bien Vu! » pour compenser les départs de Heinze et Taiwo, attirant un taulier de l’EDF (Diarra) et trois joueurs très prometteurs (Morel, Nkoulou et Amalfitano) à moindre coût, bien loin des frasques de l’an dernier. Lorsque la saga Lucho touchera enfin à sa fin, il n’est pas exclu que l’OM place une cerise sur son gâteau, en espérant ne pas tomber sur un noyau de type Gignac.

Le supporter olympien ayant eu le grand mérite de subir les matchs de préparation disputés dans des stades aussi champêtres que vides ne peut que se réjouir de voir venir ce premier match officiel de la saison, qui pourrait donner le ton de la suite des évènements pour l’OM, en espérant que cela débouche sur un cinquième titre en quinze mois. Et oui, puisque JM Aulas s’est longtemps pavané de ses 15 titres en 7 ans, il n’y a pas de raison pour que l’OM ne magnifie pas lui aussi la grandeur de ce trophée!

Le LOSC, ou l’art du remplacement par l’affaiblissement

Sitôt digérés les derniers petits fours et assimilées les dernières bulles de champagne, les dirigeants lillois ont dû faire face au départ de cinq tauliers de leur vestiaire: PAF, qui a probablement inscrit au Vélodrome le but le plus important de toute la saison dernière, Stéphane Dumont, joueur inutile sportivement mais caution morale et nordiste de Luchin, Adil Rami, parti se dorer au soleil de Valence, Gervinho, qui a décidé d’arrêter de gagner des titres en rejoignant son club de coeur, et enfin Yohan Cabaye, qui a décidé de relever le challenge sportif surexcitant proposé par Newcastle United (battre Sunderland et ne pas prendre 6-0 à Old Trafford).

Pour affronter les deux gros défis de leur saison (garder leur titre et bien figurer en Ligue des Champions), les Dogues se sont orientés vers du « Made in Ligue 1 » en engageant une vieille gloire olympienne (Bonnart), l’ancien maître de Léon Bollée et des vodka-dollars (Basa), l’idole de Louis Nicollin (Pédretti). La star du recrutement nordiste est un joueur offensif ayant inscrit la quantité astronomique de 24 buts en 5 saisons de Ligue 1, ce qui justifie bien les 11 millions investis sur lui: Dimitri Payet.

Les matchs de préparation n’ont guère été transcendants pour les dogues, qui présentent un bilan semblable à celui de l’OM: deux victoires pour deux défaites.

Vous l’aurez bien compris, il est quasiment impossible de savoir à quoi s’attendre pour ce match et la nouvelle saison qui s’annonce.

Pourquoi il faut regarder ce match

-Pour voir l’OM jouer à domicile dans un stade en bon état
-Pour revoir un match à enjeu impliquant l’OM
-Pour gagner un nouveau titre tout en commençant à se venger de la réussite du LOSC

Pourquoi il ne faut pas regarder ce match

-Frédéric Thiriez remettra le trophée au vainqueur
-Laurent Paganelli sera au bord du terrain
-Mickael Landreau

 
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Article lu 946 fois, écrit le par bibpanda Cet article a été posté dans Avant-match. Sauvegarder le lien.

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