Bibpanda a écrit:Les labos pharmaceutiques nous font des remises sur les réactifs qui peuvent atteindre les 100 % au grand max et pour le plupart on est aux alentours de 75 %, comment peuvent ils faire autant de remise si les prix ne sont pas gonflés et qu'ils se font des marges énormes.
Sinon Vive la démocratie :
Tout simplement parce que les labos acceptent de "sacrifier" les marges de certains produits peu rémunérateurs, afin de se concentrer sur leurs best sellers.
Le marché pharmaceutique a connu une croissance faramineuse de 0% en 2011, et de 1% max sur les 3 dernières années. Ajoute à ça une baisse drastique de l'ONDAM, 700 millions d'euros de baisses de prix annoncées sur les médicaments, l'encadrement extrêmement strict du hors AMM, la baisse des dépenses de promotion et l'encadrement de la visite médicale (qui sera désormais collective...) et je pense que l'on peut affirmer sans gêne que le Gouvernement ne protège pas vraiment l'industrie pharma, qui est sur le devant de la scène depuis le Mediator, et devient peu à peu la vache à lait du système de financement de la sécu.
Ca ne me gêne pas que l'industrie soit taxée, simplement, il faut un moment réfléchir à ce que l'on souhaite en matière de développement de nouveaux traitements et de recherche.
Aujourd'hui, ce marché est dans un contexte extrêmement frileux, marqué par la fin des brevets de plusieurs "blockbusters" et un déficit de développement de nouveaux produits.
C'est dû, d'une part, à une trop grande importance accordée à la promotion, au détriment de la recherche, à cause notamment d'un système d'achats hospitaliers qui vise à casser les prix et à accorder l'appel d'offre au mieux disant financièrement, au détriment parfois de l'intérêt du patient.
La réforme est nécessaire, mais je ne suis pas persuadé que tous les secteurs, et tous les industriels soient à mettre dans le même panier.