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Jester a écrit:et on a copié des K7 audio, des VHS... est ce que depuis les années 80 le cinéma est mort ?? Non.


Coyote a écrit:L'autre jour, je me faisais une remarque à propos de la vidéo à la demande dispo sur la box.
Si on regarde les nouveauté, il n'y a qu'un seul tarif 4,99€ pour 2 jours. Pourquoi 2 jours ? Je m'en cogne, je ne vais pas le regarder 14 fois. Finalement, pourquoi ne pas nous proposer également 2,5€ pour 1 jour ? Voire moins, pour 1 visionnage. Ce tarif m'inciterais bien plus à louer. C'est clairement un moyen fourbe de s'en mettre plein les fouilles.

Jester a écrit:Bah ce sera pareil pour le BluRay... soit disant le DVD c'était la copie parfaite. Puis non. Bientôt ils vont nous dire que le BluRay c'est dépassé. Va y avoir du BluRay 3D à foison, puis du 3D True HD, ou des trucs du genre. Quand tu seras en train de mater la qualité suprême sur ton BluRay en 1080p, t'as un petit con qui te dira que c'est has been et qu'on est passé à du 2160p3D double flux et que t'es à la ramasse. Et bien entendu, les Harry Potter, Star Wars et Cie, seront ressortis pour l'occaz.
Bref, avec une Cinéthèque de nos jours ça n'a plus grand intérêt. D'ailleurs c'est la diffusion via le net qui est en train de monter en flèche (Box Tv etc.) et on paie pour l'abo internet, on paie pour la Tv qui est compatible, on paie pour voir les films à la séance... faite le compte, c'est pas donné non plus. On dirait dans les médias qu'internet c'est gratuit... c'est pas le cas.

Jester a écrit:Tu plaisantes ? T'allais chez les locations, et tu copiais la VHS... les K7 les copains tes les filaient et hop. Mieux à la sortie des CD, on pompait le contenu sur K7, la copie était aussi bien que les K7 originale. Puis entre nous, quand t'avais pas les K7 c'était bien plus compliqué pour copier les vinyles non ? Ben là pareil



« En France, grâce à la majorité présidentielle et à Nicolas Sarkozy, nous sommes en avance sur le monde entier : nous avons depuis 2010 l’Hadopi dont la mission première est justement celle-ci. »
Et oui il est important ce message, car au cas où vous ne l’avez pas encore compris, c’est « grâce à notre président Nicolas Sarkozy » que le soleil se lève et que la terre tourne. La France est une Nation pionnière sur Internet qu’un seul mandat de Nicolas Sarkozy aura suffit à torpiller. Bilan de la politique numérique de notre président, le poids du numérique dans l’économie en France est inférieur au poids du numérique dans l’économie de tous nos voisins européens, et la tendance est à la nette baisse. Et oui madame la député, vous pouvez vous féliciter de vos conneries, mais les internautes ne sont pas dupes. Et ils n’oublieront pas que la politique numérique de Nicolas Sarkozy s’est bornée à la vente de systèmes de surveillance à des dictatures. Donnez nous plutôt des explications à ce sujet au lieu de nous raconter votre soupe électoraliste ridicule ! Ne venez pas nous donner des leçons de morale alors que vous défendez implicitement la vente d’armes à des dictateurs, ce contre les principes fédérateurs de notre République.
« Continuons à lutter contre la gangrène idéologique qui tente de justifier le piratage. Continuons à lutter contre cette menace pesant sur notre création et notre patrimoine culturel« .
Je passe sur la suite, vous voir parler de sécurité des échanges et de chiffrement me fait mourir de rire, il faudrait peut être commencer par assimiler les bases avant de vous lancer dans des concepts que vous ne maîtrisez pas.
Madame la député, si je devais me faire une image de ce qu’est une gangrène pesante, vous figureriez en très bonne place.
Passons maintenant au résultat de la politique que vous défendez, je vais vous la faire simple, avec des petits dessins.
La mise à mort de Megaupload (que nous ne pleurons toujours pas) intervient dans un contexte un peu particulier, celui d’une levée de boucliers anti SOPA/PIPA, faisant suite à une minitellisation du Net. Cette minitellisation a été engagée en France par les lois iPred et HADOPI. Les ayants-droit ont pour rêve ultime de devenir les producteurs exclusifs des contenus disponibles sur Internet, monnayables selon un business model dont ils maîtrisent la chaine de A à Z. S’ils le pouvaient, les ayants-droit vous interdiraient d’uploader tout contenu, y compris les contenus que vous produisez vous même. Philippe Capron, directeur financier de Vivendi Universal, par ailleurs principal actionnaire du fournisseur d’accès Internet SFR, expliquait, il n’y a pas si longtemps que ça, que la fibre optique ne servait qu’à pirater… ça vous donne une idée du niveau de compréhension qu’on ces gens d’Internet.
Dans l’optique d’un ayant-droit, il faut comprendre que chaque contenu qu’il ne vend pas et qui est visualisé des millions de fois sur Internet, c’est autant d’argent perdu pour lui, autant de temps de cerveau disponible qu’il ne vous vendra pas… on parle bien ici d’industrie culturelle, les créateurs on s’en fout : tout comme HADOPI se fout des créateurs, tout comme iPred se fout des créateurs, tout comme PIPA et SOPA se foutent des créateurs. Le but n’a jamais été de rémunérer la création, les créateurs ne vivent pas mieux depuis HADOPI, ce malgré les 35% de « Magic » Nicolas.
Le législateur a criminalisé les échanges non marchands (le P2P), il a donc par ce biais, et ce n’est pas faute de lui avoir expliqué à maintes reprises, participé très directement à l’émergence puis au succès du direct download, dont Megaupload.
Le service de Megaupload, société fiscalement optimisée à Hong Kong et dont l’infrastructure physique se trouvait aux USA, dans l’AS de Carpathia Host et aux Pays-Bas, dans l’AS de Leaseweb, posait déjà de sérieux problèmes aux fournisseurs d’accès européens.
Les premiers à se réjouir de la fermeture de Megaupload, en France, ce ne sont donc pas les ayants-droit, mais les fournisseurs d’accès. En deux schémas, vous allez vite comprendre pourquoi
Avant HADOPI, les internautes échangeaient comme ça :
Dans ce premier schéma, les internautes échange d’AS français à AS français (de l’AS de Free à l’AS d’Orange, de l’AS d’Orange à l’AS d’SFR … etc). Le coût de la bande passante est quasi nul, car pour peu que le trafic s’équilibre, la bande passante fait l’objet d’accords de peering. Tout le monde est content, ça coûte pas un rond, il faut juste entretenir les infrastructures nationales, grassement amorties sur vos abonnements.
Comme HADOPI a criminalisé le P2P, les internautes ont commencé à utiliser des services de téléchargement, centralisés aux USA. Ce qui nous donne un truc comme ça :
Sur ce second schéma, tous les internautes qui autrefois échangeaient entre eux, en P2P, et consommaient une bande passante qui n’empruntait que les infrastructures de nos FAI nationaux, passe par des points de centralisation, l’arrivée des fibres transatlantiques, <message subliminal>un endroit rêvé pour exercer une surveillance de masse </message subliminal> , du shaping pour brider vos téléchargements, j’en passe et des meilleures.
Vous commencez donc à comprendre le problème. Personne, dans le petit monde d’Internet, n’a intérêt en France à ce qu’un service de type Megaupload, dont le trafic accusait ces derniers temps une croissance bien superieure à celle de Youtube, prospère, surtout s’il est situé de l’autre côté de l’Atlantique.
En France l’épisode Cogent avec le magnifique Stéphane Richard, qui place des douaniers dans ses routeurs pour affirmer que tout ce qui provient de Cogent est illégal, est une illustration assez connue de la problématique que nous expliquons ici.
On peut facilement en déduire qu’il en était de même pour les FAI Néo Zélandais. La collaboration avec les services américains a donc été naturelle. Il y a même fort à parier que les autorités du monde entier ont collaboré au takedown de Megaupload, poussées, non seulement par les ayants-droit, mais aussi par les fournisseurs d’accès, un peu agacés d’avoir à faire croitre leur facture de transit à sens unique.
Contrairement aux débilités éructées par la député Marland Militello sur son blog, Nicolas Sarkozy n’est pour rien au takedown de Megaupload, il n’arrêtera pas le piratage et la France n’est en avance que sur sa dette publique.

nicoB a écrit:Il fut un temps ou le monde était bien distinct entre les puissants et les masses, cela s'appelait le Moyen Age. En anglais "Dark Ages", pas besoin de traduction (ok c'est un peu en train d'être revu par les historiens mais ca reste à la marge). Ce que l'on a appelé Renaissance puis temps modernes n'a été permis que par des phénomènes de diffusion de la culture : l'imprimerie qui diffuse des livres et des feuilles volantes (ancêtre de la presse) et République des lettres où les savants échangaient leurs inventions entre eux par courrier (Ex Léo de Vinci). Chacun avait alors compris qu'il servait l'intérêt général en mettant son invention au service de tous et que lui-même bénéficiait alors des avancées permises que par d'autres intelligences que la sienne.
Faut croire que ce que la Renaissance et les temps modernes ont entraîné (fin de l'abrutissement des masses, les révolutions, changements politiques) ne sont pas l'objectif premier de nos chers dirigeants politiques...

Jester a écrit:Pour toi. Y a encore beaucoup de gens qui n'ont pas l'ADSL, et d'autres qui ont encore même pas 1Mb de connection (et ça va être de nouveau mon cas).
Mais même... quand tu télécharges un film, le plus souvent si tu veux du récent, c'est en qualité pourrave, t'es obligé d'attendre le DVD Rip pour avoir une qualité on va dire "satisfaisante". Moi quand y a un bon film je préfère le louer ou l'acheter (ou me le faire offrir) en BluRay. Image et son au top. Plutôt que de le télécharger. 'fin chacunx gère ça comme il veut, mais moi c'est mon cas.
Kaveen, j'appuyais justement le message précédent, pour dire que les supports changeant... ben quand t'as une vidéothèque VHS, tu la rachètes en DVD, puis en BR, puis bientôt en autre... donc ça marchera toujours le commerce des films et musique.
Quand les majors parlent des manques à gagner, ça fait tout de suite des gros chiffres (basés sur des estimations), mais s'ils nous donnent les chiffres des gains, ça sera bien plus démesuré. Sans compter que le net, a permis, téléchargement compris, de faire connaitre pas mal de groupes etc. dont tu peux ensuite aller acheter des disques, que jamais tu ne serais allé chercher si tu ne les avait pas entendu...
Quand à des merdes, ben tu te dis qu'au moins tu auras vu ce que c'était et t'auras économisé tes €, € qui ne seraient de toute façon pas entré dans les gains des majors.

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