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L’OM peut-il descendre ?
Le Parisien
Ligue 1|Battu dimanche par le PSG, Marseille, 17e, a aligné quatre défaites de rang.
Cinq journées de Ligue 1… Et une place de 17 e au classement, synonyme de relégation en fin de saison. Le début de saison de l’OM n’est pas seulement raté, il est aussi préoccupant. Avec un effectif qui apparaît limité et un enlisement de plus en plus profond, l’équipe de Bruno Genesio présente toutes les caractéristiques d’un groupe en état d’urgence. De quoi nourrir les interrogations. Pascal Olmeta, l’historique gardien du club, estime la menace bien réelle. Éric Di Meco, l’ancien arrière gauche aujourd’hui consultant pour RMC, perçoit, lui, davantage de raisons d’espérer.
OUI. « Cela va être de plus en plus compliqué »
PASCAL OLMETA. « Comment ne pas être inquiet quand on aime ce club ? On veut construire et on n’a pas d’argent. Contre le PSG, on a vu un Vélodrome où toutes les places n’étaient pas vendues. Ce n’était jamais arrivé. Il y en a ras le bol. Perdre contre le PSG, il n’y a rien à dire, c’est normal, mais les autres résultats, ce n’est pas possible. C’est l’Olympique de Marseille quand même !
Ça va être dur pour tout le groupe, les joueurs, le staff, les dirigeants. Cela va être impossible d’aller se promener en ville, manger au restaurant… Sportivement, les crises, que ce soit à Marseille ou ailleurs, c’est pareil. Mais ici, on ne peut pas se permettre de jouer en bas du classement. C’est inimaginable. On ne peut pas se le cacher, cela va être de plus en plus compliqué.
Quand tu perds et que tu joues mal, tu es moins que rien. Tu vis avec la peur au ventre. Tu n’es plus jamais tranquille. Il faut avoir un énorme caractère pour en sortir. Avec Grégory Lorenzi (directeur sportif) et Bruno Genesio (entraîneur), j’étais confiant, mais on voit qu’en termes d’effectif on ne fait pas le match. La descente en Ligue 2, ce n’est pas quelque chose d’improbable, c’est une réalité. »
NON. « Les prochains matchs seront décisifs »
ÉRIC Di MECO. « Je n’arrive pas à m’inquiéter. Tout le monde a vu que l’actionnaire avait décidé de réduire la voilure, que l’entraîneur faisait avec les moyens du bord. Malgré ce tableau plutôt noir, il a une équipe pour jouer la première moitié du classement. Le calendrier n’a pas aidé Bruno Genesio dans sa reconstruction. Aller à Rennes et à Monaco, recevoir le Paris FC et le PSG, c’est difficile. Ce sont des équipes en forme en ce début de saison. Le classement de l’OM aujourd’hui, c’est un trompe-l’œil. Mais si on avait commencé face à des formations en difficulté, évoluant dans le bas du classement et que l’on s’était retrouvés aux premières places, j’aurais dit la même chose.
Les quatre prochains matchs (le 11 octobre à Troyes, le 18 à Angers, le 25 contre Le Havre, le 1 er novembre contre Toulouse) seront décisifs pour en savoir plus. Ce sont des adversaires faciles a priori. Si l’OM ne prend pas 8 ou 9 points alors là oui, je commencerai à m’inquiéter. La seule chose qui me préoccupe, c’est que j’ai un peu peur du côté psychologique. Le mental joue sur les résultats et il n’est pas au beau fixe. Est-ce que l’entraîneur va trouver les bons ressorts pour que cette équipe limitée sorte de la zone rouge ? »
Les Marseillais ont fait face à un calendrier difficile en ce début de saison avec des matchs contre Rennes, Monaco, le PFC et le PSG.