Information
Rulli, l'arrêt qui n’a pas suffi
La Provence
Le gardien argentin, auteur d’une parade lors des tirs au but et de trois autres durant le match, a aussi fait plusieurs erreurs et offert la première égalisation au TFC.
Tout était réuni pour que Geronimo Rulli renoue avec son heure de gloire olympienne, désormais très lointaine. Une séance de tirs au but, contre cet adversaire précis, pensait-on, c’était l’idéal pour ressortir sa cape de super-héros, remisée aux vestiaires depuis un… OM-Toulouse fin novembre et une première erreur sur une longue touche du TFC, qui avait fait perdre deux points et la place de leader aux hommes de Roberto De Zerbi. La première erreur d’une longue série, toujours en cours, mais nous y reviendrons. Les "Rulli, Rulli" descendus du Virage Sud étaient bruyants, dès le coup de sifflet final, puis avaient quintuplé de volume au début de la séance, des chants que l’intéressé appréciait et saluait.
Les supporters, moins rancuniers envers leur ancien ange gardien qu’avec d’autres malgré trois mois catastrophiques, savaient que les penalties sont la spécialité de l’ancien portier de Villarreal. À sa grande époque, lointaine donc, il en avait même stoppé trois de suite en Ligue 1, renvoyant Del Castillo, Lacazette et Kalimuendo à leurs chères études, tout comme De Ketelaere cet automne.
De Lange, la doublure remise sur le banc
Mais face aux Toulousains, Rulli n’avait pas retrouvé sa magie. Sur les cinq tentatives des hommes de Carles Martínez Novell (l’ancien formateur d’un certain… Pau Lopez), il a été pris trois fois à contre-pied, par Donnüm, Gboho et Diop, plongeant une fois du bon côté sur celle de Sidibé, et réalisant l’arrêt de l’espoir face à Casseres, après le raté de son compatriote Leonardo Balerdi. Mais le tir au but complètement foiré d’Ethan Nwaneri rendait caduque la parade de "Gero", pas un zéro mais encore plus éloigné du statut de héros ce matin, à cause d’une prestation une nouvelle fois très insuffisante.
Cela avait tellement bien commencé pour l’OM (un penalty obtenu après moins de trente secondes, transformé par Mason Greenwood), mais Rulli relançait tout, l’incertitude et les Toulousains, à cause d’une main pas ferme sur une tête de Nicolaisen. Gboho était à l’affût du mauvais arrêt du champion du monde 2022.
Le TFC continuait à faire souffrir l’OM, en contre ou sur coups de pied arrêtés, et si Geronimo Rulli était vigilant face Emersonn (50) ou Nicolaisen (51) et permettait aux siens de rester en vie, il se trouait une nouvelle fois sur un corner (81). Sa sortie du poing était désastreuse, et il était sauvé par Igor Paixao, qui traînait par là et dégageait le danger juste devant sa ligne. Un premier ouf de soulagement, avant la parade de l’Argentin face à Casseres restée vaine.
Et alors que l’année dernière, après l’élimination contre Lille, il avait été reproché à Roberto De Zerbi d’avoir aligné Jeffrey De Lange ou a minima de ne pas avoir fait rentrer Rulli à sa place avant les tirs au but, la question inverse peut se poser cette fois : que se serait-il passé si Habib Beye avait laissé le Néerlandais titulaire en coupe, comme lors des trois tours précédents où il n’avait pas pris de but, notamment contre le Stade Rennais… d’Habib Beye ?