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OM. "Je suis un mort de faim", Pierre-Emerick Aubameyang dévoile les motivations de son retour
De retour cet été à Marseille après un exil d'une saison en Arabie Saoudite, Pierre-Emerick Aubameyang (36 ans) a expliqué son choix de revenir à l'OM et exposé ses ambitions.
Auback". Libéré de son contrat avec le club saoudien d'Al-Qadsiah, Pierre-Emerick Aubameyang fait son grand retour en Provence, un an après avoir quitté Marseille et l'OM. Accueilli en rock star mercredi à Marignane, avec "un engouement" qu'il n'attendait pas, l'ancien goleador de Dortmund et d'Arsenal a été (re)présenté à la presse hier après-midi, sur les hauteurs de La Commanderie. Tout sourire, même s'il n'a pas encore choisi son prochain numéro (le 10 qu'il avait laissé est aujourd'hui sur le dos de Mason Greenwood), l'international gabonais a pris le temps de répondre aux questions.
L'exil en Arabie Saoudite
"C'était une très belle expérience pour moi, assure "PEA". En dehors du foot, c'est une vie très agréable, les gens sont très ouverts et très gentils. J'ai vécu là-bas avec la famille et les enfants. Pour la première fois, mes enfants ont pu faire des sorties avec les amis car c'est très 'safe' en termes de sécurité, ce qui n'était jamais arrivé avant. Sur le foot, c'est encore en cours de progression. Quand tu joues les grosses équipes, c'est plaisant car il y a du monde au stade, et d'autres où il n'y a personne. Le corps est mis à rude épreuve en début et en fin de championnat avec la chaleur, mais ça s'est très bien passé", estime-t-il.
A-t-il eu des regrets, toutefois, de quitter l'OM ? "Quand je fais un choix, je n'ai pas de regret. Je voulais faire fructifier ce choix. En allant là-bas, j'ai progressé techniquement, j'ai aidé à faire jouer l'équipe en évoluant à deux attaquants, j'ai joué plus décroché, c'est un bagage en plus. Ce que j'ai perdu ? Je ne sais pas, la vitesse est toujours là, et les buts aussi !", glisse-t-il dans un sourire.
Retour à l'OM
Malgré son départ l'an dernier, "Auba" est resté en contacts toute la saison avec Pablo Longoria, le président, et Medhi Benatia, le directeur du football, ainsi que certains joueurs, comme Amine Harit, tout en regardant les matches. Aurait-il pu signer ailleurs qu'à l'OM ? "J'ai eu de très bonnes offres d'Arabie Saoudite et d'autres pays du Moyen-Orient et quelques clubs en Europe, mais (revenir à l'OM, ndlr) c'était le choix du cœur car j'ai vécu des choses extrêmement fortes, et ça ne s'achète pas. Pablo et Medhi n'avaient pas besoin de me convaincre. Donc oui, j'ai fait des efforts, mais c'est ce dont j'ai besoin pour retrouver ce stade et ce public qui procurent d'immenses émotions."
Le natif de Laval (36 ans) va aussi découvrir le coaching de Roberto De Zerbi. "Il ne voulait pas que je parte. Aujourd'hui, l'idée est d'apporter mon expérience et de jouer mon football. Je suis flexible, je peux jouer dans l'axe ou sur les côtés, ce ne sera pas un problème", promet-il, avant de revenir sur le parcours de "RDZ" : "L'an dernier, déjà, je l'ai senti. Je ne dis pas que je suis parti sur un coup de tête mais j'ai passé deux semaines avec le coach et je savais qu'il se passerait quelque chose avec lui. J'avais eu le même sentiment à l'époque avec Mikel Arteta à Arsenal. C'est pour ça que sa présence était un critère important. Il a continué de me chambrer parce que j'étais parti, mais maintenant je suis revenu et on va faire du bon boulot."
Ses nouvelles ambitions
Son âge n'a en tout cas pas altéré ses ambitions. "Je reprends les mots du coach et si on est là, c'est pour rivaliser avec les meilleurs. Il faut se donner les moyens de pouvoir rivaliser avec Paris. En Ligue des champions, ce sera une nouvelle expérience pour certains, mais on ne sait pas ce qui peut se passer. Je n'ai jamais été au-delà des quarts, j'espère que ce sera possible avec le nouveau format. En tout cas, je ne me fixe aucune limite. Il y a un côté revanchard, j'espère aller plus loin avec ce groupe pour faire de belles choses", détaille l'ex-attaquant de Barcelone.
L'évolution du club est aussi un aspect qui l'a motivé : "C'est tout un travail effectué depuis la source par Longoria et Benatia, ils font un boulot monstre dans le club, le recrutement. Le coach a son idée, on connait le "De Zerbi Ball", c'est une bonne chose. Le club va de l'avant et ne fait que progresser. Ça m'a donné envie de revenir ici. (...) Quand on voit des noms (comme Rabiot, Hojbjerg, Greenwood), mais aussi leur implication, ça ne peut que donner envie de participer et de donner l'exemple. Je suis un mort de faim, je vais dans le même sens qu'eux." En suivant leur pas, il retrouvera le stade Vélodrome dès ce soir pour le premier match amical à Marseille de la présaison. "J'ai hâte d'y être et de retrouver cette atmosphère, je suis très excité de retrouver le Vélodrome !" Il n'est pas le seul.