Les notes de la saison

Les gardiens :

Mandanda : le chef d’orchestre

Propulsé capitaine avec le départ de Mamadou Niang en début d’exercice, le gardien international de l’OM n’a pas failli à son devoir. Irréprochable sur et en dehors des terrains, il a souvent permis à l’OM de ne pas repartir bredouille. Si sa fin de saison fut un peu plus compliquée, certains buts encaissés lui étant reprochés, il reste néanmoins le grand bonhomme de cette saison marseillaise. Il s’agit d’une de ses deux meilleures saisons depuis qu’il est à l’OM et devrait continuer avec l’OM.

Andrade : dans la fosse

Jamais aligné en championnat, le gardien brésilien a du se contenter des pauvres miettes laissées par le titulaire du poste. Et ce n’est pas pour nous déplaire ! Toujours aussi folklorique lorsqu’il fut aligné en Coupe, Andrade a su à merveille faire passer des frissons d’angoisses, tel un Edel au sommet de son art. L’OM cherche d’ores et déjà un second gardien pour la saison prochaine.

Les défenseurs

Azpilicueta : la corde qui lâche

Recruté à grand frais, l’international espoir espagnol suscitait toutes les curiosités au démarrage de la saison. Joueur doté d’une vraie technique, il peinait néanmoins à s’imposer sur son côté droit, que ce soit défensivement ou offensivement. Plus incisif au fil des mois, il marquait même son premier but en coupe, à Monaco, avant de subir une rupture des ligaments croisés du genou. Absent toute la fin de saison, il devrait revenir la saison prochaine à moins qu’une des rumeurs de départ ne se concrétise.

Taiwo : la grosse caisse

Pour sa dernière saison, Taiwo nous a fait du Taiwo. Toujours aussi foufou sur son côté gauche, toujours aussi subtile dans ses interventions et dans ses frappes, le nigérien a effectué une saison quasi pleine, ponctuée ça et là des erreurs de placement habituelles. Envolé pour Milan en fin de saison, il a su également nous faire rire en balançant à l’endroit des parisiens, après la finale de la Coupe de la Ligue qu’il offrit à l’OM d’une frappe détournée, un peu approprié « les marseillais sont à Paris… » qui le priva de l’ovation qu’il méritait au Stade Vélodrome. Après 7 ans de bons et loyaux services, Goldorak nous quitte pour les rossoneri. Bon vent l’ami !

Hilton : non noté, absence justifiée par un mot de la maman

Très rarement aligné, le brésilien n’a pas eu l’occasion de briller ou de ne pas briller.

Heinze : l’homme orchestre

Au four, au moulin, en défense centrale, à gauche, aux coups francs, l’argentin n’a une nouvelle fois pas ménagé sa peine cette année. Pas toujours à la fête au niveau vitesse, il a cependant continué de briller dans les duels grâce à sa hargne et sa volonté. Décisif face aux buts dans les moments très chauds, il nous a gratifiés encore cette saison de superbes coups-francs. Après 2 ans années de très loyaux services, il nous quitte pour raisons personnelles. L’OM perd plus qu’un joueur, il perd un vrai gagneur…

Diawara : à bout de souffle

Après un exercice 2009-2010 de très belle facture, le sénégalais a connu une saison 2011 beaucoup plus compliquée. Handicapé par une blessure en début de saison, Diawara n’est jamais parvenu à retrouver un niveau digne de ce nom. C’était également sans compter sur les absences répétées d’Mbia qui n’ont pas permis à l’OM d’aligner sa jolie garde noire. Il ne devrait pas faire de vieux os et pourrait même rejoindre son ami Mamadou à Fenerbaçe.

M’bia : la fausse note

Comme son compère de l’attaque, le camerounais a été beaucoup moins reluisant que la saison dernière. Blessé ou suspendu, il n’a pu participer qu’à 25 matchs de championnat et n’a jamais semblé vraiment dans le rythme cette saison. Positionné de temps en temps au milieu de terrain, il n’a pas là non plus réussi à s’imposer réellement, s’offrant d’ailleurs à chaque fois le luxe de tenter des gestes peu recommandés à ce poste. On attend beaucoup de lui la saison prochaine.

Fanni : plus vite que la musique

Arrivé durant le rigoureux hiver pour remplacer au pied levé Azpilicueta, Fanni a su rendre une copie tout à fait convenable pour ses 6 mois à l’OM. Pas de période d’adaptation qui tienne, en avant la musique. Titularisé en défense centrale face à l’OL pour son premier match, l’ancien rennais n’a pas eu peur. Il a continué sur sa lancée, en faisant montre de jolies qualités offensives. Difficile de dire ce qu’il se passera la saison prochaine avec deux arrières droit de qualité. A moins que le dernier en question bascule dans l’axe…

Les Milieux

Cissé : pisser dans un violon.

Toujours aussi sympathique, Cissé n’a jamais réussi à s’imposer footballistiquement au milieu de terrain cette saison. Léger dans les duels, lent à la récupération et même non motivé en fin de saison, demandant même à être sur le banc, Edouard a sans doute vécu sa dernière année à l’OM, année terne et sans relief. Il reste malheureusement le symbole d’un milieu marseillais point noir de l’équipe.

Kaboré : on connait la chanson

Les années semblent n’avoir sur Charles absolument aucune emprise. Pas d’améliorations, pas de changements, pas d’évolution. Kaboré reste Kaboré, point barre ! Utilisé avec parcimonie par le coach, il a à chaque fois montré du bon et du moins bon, avec comme ressenti final toujours plus de moins bon. Ce joueur semble ne jamais pouvoir franchir de cap. Des clubs anglais s’intéressent à lui, et l’OM cherche un milieu défensif. En voilà des bonnes nouvelles !

Benoît Cheyrou : tambour battant

Relégué sur le banc en début de saison pour d’obscures raisons, le Cheyrou qu’on aime a su rétablir l’évidence en deuxième partie d’exercice. Prenant en charge quasiment toute l’animation offensive, il a pesé de tout son poids en fin de saison, permettant à l’OM de rêver au titre jusqu’au bout. Il finit d’ailleurs meilleur passeur de l’OM. Sans doute rassuré par le maintien de Deschamps, il devrait poursuivre la saison prochaine et faire cette fois ci une saison complète.

Lucho Gonzalez : bruit de fond

C’est dur à dire pour un joueur de son talent mais c’est presque une évidence : Lucho n’a jamais évolué, durant la saison écoulé, au niveau qui était le sien à Porto ou à l’OM la saison dernière. Souvent emprunté, rarement décisif, il est apparu à la peine physiquement dans bien des matchs, laissant même échapper de trop nombreux ballons pour un joueur de sa classe. Le départ de Niang lui a fait du mal, la non entente avec les nouveaux attaquants aussi. Le contexte marseillais semble ne pas lui convenir, le championnat français non plus. Un sentiment de gâchis au final, qui devrait être le sentiment final puisqu’un départ est plus qu’à l’ordre du jour.

Valbuena : sans tambour ni trompette

Après une fin de saison 2010 tonitruante et une Coupe du Monde qu’on connait, Valbuena était attendu comme le loup blanc. Autant dire tout de suite que cette saison fut une petite déception. Finalement, on ne sait pas vraiment quoi dire sur le joueur qui laisse le sentiment de ne pas avoir participé au dernier exercice. La faute à une vilaine blessure qui l’a laissé éloigné des terrains plusieurs mois et qui l’a privé de forme pour la fin de saison. On espère juste qu’il sera beaucoup plus présent la saison prochaine.

Abriel : le chant du cygne (non noté)

Après une première saison honorable, l’ancien lorientais a vu son temps de jeu fondre comme neige au soleil la saison passée. Ne jouant que lorsqu’aucune autre solution n’était disponible, il est alors difficile de se montrer sous son meilleur jour. Ayant clamé son envie de rester, il pourrait intégrer le club des préretraités de l’OM, présidé par Julien Rodriguez.

Attaque :

Brandao : la flûte du camp d’été

Brandao n’a pas brillé sur les terrains en cette saison 2010-2011. Toujours aussi maladroit, il n’en finissait plus de rendre dingue le supporter, à chaque fois persuadé, à juste titre, de pouvoir faire mieux que ce grand échalas. C’est donc avec joie que nous accueillîmes, au mercato d’hiver, la nouvelle de son départ au Brésil, après avoir, selon les soupçons, strausskhaniser une jeune fille en boîte de nuit.

Gignac : le couac

Qu’il faut avoir les épaules solides pour subir ce que ce joueur à subit. Amoureux déclaré de l’OM, André Pierre avait pour lourde charge de justifier un transfert exorbitant pour un joueur de son calibre et de remplacer Mamadou Niang. Difficile, trop difficile peut être. Handicapé par un léger surpoids, en méforme suite à une saison toulousaine quasi blanche, Gignac n’a jamais réussit à lancer sa saison. Auteur de jolis buts, 8 au total, mais aussi de matchs insipides, il n’a pas su trouver son football et encore moins les mots. Recruté comme attaquant de pointe, mais « préférant être remplaçant que de jouer dans l’axe », il a semble t-il été gêné par une pubalgie en fin de saison.
Une saison à oublier mais pas à jeter au feu comme bon nombre se plaisent à le faire.
En revanche la saison prochaine devra être celle de l’explosion, sous peine de rapidement retrouver un club de seconde zone.

Rémy : Chi va piano, va sano

Débarqué lui aussi en grandes pompes et pour une somme quasi similaire à celle de son compère d’attaque, Loïc eu d’abord du mal à se mettre dans le bain. Positionné sur le côté droit, il alternait le bon et le moins bon, sans décevoir pour autant. Replacé dans l’axe aux dépends de Gignac, il a finit la saison en boulet de canon avec notamment 6 buts lors des 5 derniers matchs et un total de 15 buts pour la saison. En espérant qu’il continue sur sa lancée dès le mois d’août !

André Ayew : le soliste

La révélation de l’année côté marseillais ! Revenu d’un prêt en L2 à Arles-Avignon et d’une superbe Coupe du Monde avec le Ghana, l’aîné des frères Ayew, qui ne savait pas de quel temps de jeu il disposerait, avait déjà des envies d’ailleurs. Deschamps ne l’entendait pas de cette oreille et le conservait coûte que coûte pour en faire au final l’olympien ayant disputé le plus de matchs cette saison (50 matchs joués dont 42 en tant que titulaire). C’est difficile il est vrai de se passer d’un joueur aussi généreux, qui a compris ce que mouiller le maillot signifie. Techniquement souvent irréprochable, il a joué à tous les postes d’attaque sans jamais rechigner, finissant même la saison avec 13 buts au compteur, lui qui n’est pas buteur !
Bien aidé par ses gènes, ce pur produit de la formation marseillaise devrait poursuivre l’aventure, à moins que les cambriolages à répétition dont il est l’objet ne l’en dissuade.

Jordan Ayew : l’accord parfait

Certes, un tien vaut mieux que deux tu l’auras. Mais, deux Ayew de qualité, valent mieux qu’un seul. Peu utilisé en début de saison par Deschamps, le jeune Ayew prenait son mal en patience avant d’accueillir avec joie la nouvelle de la petite sauterie de Brandao, qui lui laissait alors champs libre pour s’exprimer. Beaucoup plus utilisé en fin de saison, il en profitait alors pour faire montre d’un talent indéniable et faire envisager des lendemains qui chantent à l’OM. Son sens du but, sa technique et l’entente avec son frère, qui n’en sont d’ailleurs qu’à leur prémices pourraient être des éléments majeurs dans les années à venir. On ne demande qu’à revoir encore et encore !

 
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Article lu 1052 fois, écrit le par bibpanda Cet article a été posté dans Les notes. Sauvegarder le lien.

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