La purge annoncée n’a pas eu lieu et on ne demande qu’à avoir tort chaque semaine. Dans un match rythmé qui a vu Marseille prendre l’ascendant physique et psychologique sur son adversaire, nous retiendrons la victoire et la manière.
À l’heure où les chaînes de télévision nous abreuvent d’images aussi insoutenables qu’émouvantes, le football – la Ligue 1 surtout – semble devenu anecdotique. Trouver la force d’écrire un article dans ces conditions requiert des ressources insoupçonnées, mais comme disait feu Thierry Rolland : «Il faut bien vivre ! »
À force d’assister presque chaque fois à un spectacle indigent, il devient de plus en plus difficile de se renouveler et d’éviter de radoter comme un petit vieux. La défaite à domicile contre Nice ce triste dimanche après-midi nous rappelle toutes ces purges qu’il a fallu regarder, mais aussi commenter. C’est lassant. Pénible. Déprimant…
Après un tel match, tout supporter de l’OM a envie de critiquer tout le monde : les joueurs, le staff technique, la direction. Ils ont tort. Le club de foot admirablement dirigé par Monsieur Labrune est une belle entreprise de spectacle et il faut toujours voir le bon côté de la vie !
En s’imposant à la Beaujoire en clôture de la onzième journée, Marseille se donne de l’air. Pour la première fois de la saison, le club phocéen enchaîne deux victoires consécutives en championnat. Si la manière ne convainc toujours pas, l’OM se relance au moins sur le plan comptable.
Purge, escroquerie, farce ? Difficile de qualifier la parodie de match à laquelle nous avons assisté ce soir. Un OM niveau PHB, «bien en place», qui a certainement livré sa pire prestation de la saison en première période… et qui gagne ! Le foot a ses raisons que la raison ignore.
Après un sursaut salutaire à Lille il y a huit jours, l’OM se doit de confirmer ce dimanche, les quelques bonnes dispositions entrevues lors de la deuxième mi-temps dans le Nord.