J 35, SMC-OM : plus le droit à l’erreur !

Pour cette trente-cinquième journée de Ligue 1 Conforama, l’Olympique de Marseille se rend en Normandie pour y affronter Caen. À quatre matchs de la fin du championnat, il n’est plus possible de laisser des points en route, si on veut prétendre à  une qualification directe pour l’Europa League. Face à un club qui joue sa survie dans l’élite, il est impératif de réagir et les supporteurs n’accepteront rien d’autre qu’une victoire !


Question : quelle image stylisée apparaît sur l’emblème du SM Caen ?

Un taureau, un viking, un Village People, des tripes ? Vous trouverez la réponse en fin d’article !

 

 Coach Garande une idée ?

L’OM évolue, Caen stagne !

Au match aller, l’OM –alors onzième– reçoit Caen. Les Normands affichent déjà à cette époque l’étendue de leurs limites offensives, en ne cadrant aucun tir durant tout le match.

Les Marseillais, coachés depuis peu par Rudi Garcia prennent, eux, beaucoup plus de risques (Gomis et Thauvin notamment), sans parvenir à concrétiser leurs actions. A force de persévérance, les Olympiens l’emporteront grâce à un but de Rolando, sur un centre de Gomis.

Pour la petite anecdote, c’est grâce à ce match qu’Alessandrini et Rekik ont définitivement glané leurs galons de «titulaires du banc de touche».

Le premier est depuis, parti tenter le rêve américain en MLS et, en dépit d’un encéphalogramme footballistique plat, semble aujourd’hui considéré par son nouveau coach, comme un joueur de classe mondiale.

Et dire qu’on ne lui a pas encore présenté Bouna Sarr !

Caen, on a que l’amour !

Vingt-deux journées plus tard, voici qu’arrive le match retour. Entre-temps, l’OM a gagné quelques places au classement en dépit d’une irrégularité chronique et de résultats en dents-de-scie.

Caen reste, quant à elle, une équipe très moyenne luttant surtout pour ne pas descendre : seizième défense, dix-septième attaque, dix-septième au classement et une série en cours de sept matchs sans victoire, dont cinq défaites… le constat est accablant !

Un malheur n’arrivant jamais seul, les statistiques montrent également que les Olympiens sont souvent en réussite sur les terres normandes de d’Ornano. En effet, sur les seize derniers matchs joués, les Phocéens y ont gagné dix fois, pour trois nuls, restant sur une série de neuf matchs sans défaite.

Tous les ingrédients semblent donc réunis pour que l’OM s’impose tranquillement, mais la propension marseillaise à relancer toutes les équipes en difficulté doit inciter à la prudence.

Dimanche, il suffirait d’une étincelle, d’un rien, d’un geste, d’un mot d’amour caennais à notre défense centrale, pour encaisser un but et allumer le feu à d’Ornano.

Caen me donne l’envie, l’envie d’avoir envie !

Gare au Gignac local !

Cette étincelle, ce rien, ce geste, pourraient venir d’Ivan Santini. Bourreau du FC Lyon lors de la vingtième journée, avec un doublé synonyme de victoire 3-2 (et ce, en dépit du penalty hebdomadaire de Lacazette), il n’a –contrairement à ce que la consonance chantante de son nom suggère– ni accointance, ni famille œuvrant comme stadier en Corse.

Avant d’arriver cette saison en Normandie, le Croate a évolué dans son pays d’origine, puis en Allemagne et en Belgique. Il est l’arme ultime des Normands, leur meilleur buteur avec treize réalisations en championnat, dont dix ont été inscrites à domicile.

Il est excellent de la tête (six buts), la défense marseillaise devra donc être très vigilante, car c’est un aspect du jeu dans lequel elle pêche.

Concernant les frappes, pas de surprises, son pied gauche lui sert uniquement à monter dans le bus (six buts du pied droit). Son style de jeu et son gabarit ne sont d’ailleurs pas sans rappeler un certain exilé mexicain, friand de hamburgers.

« Dis bonjour Ivan ! »

Côté tactique, Patrice Garande privilégie une défense à cinq, un milieu compact et seulement un, voire deux joueurs offensifs. Cependant, la série de mauvais résultats en cours le pousse parfois à jouer les alchimistes et à faire des expériences.

Les deux derniers matchs joués l’ont été en 4-1-4-1, mais n’ont pas résolu le problème principal de cette équipe : sa lenteur dans le replacement défensif et une réactivité proche du néant.

Sur tous les buts encaissés lors des dernières rencontres, les Caennais ont été pris dans leur dos par des attaquants libres de tout marquage. Le bloc-équipe est également à pointer du doigt, avec des lignes distendues et des milieux qui montent parfois à mauvais escient.

1-0=3, 2-2=1, 2-4=0, le tout multiplié par 5-3-2 ça fait 33. Le compte est bon ?

La Palice style !

Selon le philosophe Rudi Garcia, «sans les buts qu’on a encaissé, on aurait perdu moins de matchs». En plus d’être d’une logique implacable, cette déclaration du coach marseillais remet aussi en question les principes mathématiques les plus élémentaires, car désormais, on sait qu’avec lui, moins plus moins = moins.

Est-ce pour cette raison que l’OM enchaîne les matchs nuls et perds deux points à chaque fois ? Pense-t-il que ces points s’additionneront en fin de saison ?

Dimanche soir, les Marseillais  feront face à une équipe qui cherchera avant tout à bien défendre, ne pas prendre de but, et surtout ne pas perdre. La bande à Garcia serait bien inspirée de se montrer réaliste et de profiter des erreurs de relance de la défense caennaise, car l’ouverture du score dans ce match sera probablement déterminante.

Autre motif d’espoir, l’arbitre du match… Amaury Delerue ! Ce dernier a arbitré l’Olympique de Marseille deux fois, pour autant de victoires. Il a également dirigé trois matchs des Caennais, pour deux nuls et une défaite.

Mr Garibian ! Pourquoi c’est toujours pour moi les matchs en bois ?

Les raisons d’espérer

  • Gomis a dit qu’il allait marquer vingt buts cette saison.
  • D’après le coach, «tout match gagné n’est pas perdu».
  • Garande a les même compétences tactiques que Franck Passi.
  • Une défense et une attaque plus nulles que les nôtres, ça se respecte !

Les motifs d’inquiétude

  • Pelé n’a pas pris de lob depuis longtemps.
  • Fanni et Rolando seraient des footballeurs professionnels ?
  • D’après le coach «moins on défend bien, plus on défend mal».
  • Notre équipe n’est jamais aussi mauvaise que quand elle est favorite.

Les Phocéens semblent à priori en mesure de s’imposer. Face à un adversaire à notre portée, il faudra montrer que nous méritons l’Europe. Pour certains, à plus long terme, ce sera l’occasion de prouver qu’ils ont le niveau du «Champions Project».

À moins qu’une partie des joueurs refuse d’écouter ou d’appliquer les consignes de Garcia, mais ça c’est une autre histoire !

Allez l’OM !

Une moustache macho-man, beaucoup de fard à paupière autour des yeux, et un accessoire vestimentaire en métal et en cuir siglé S.M
La bonne réponse serait en fait un hipster ?!?

 

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A propos de sillicate


Habite En Yourte ! Son Amour Laisse Univoquement Transi, Passant Ostensiblement Tout Obstacle. Caractère Amer Voir Acariâtre. Une Nouvelle Enquête Bientôt Intériorisera Nos Obsessions Utéro-Zygotiques Enflammées ?
Article lu 690 fois, écrit le par sillicate Cet article a été posté dans Avant-match et taggé , , . Sauvegarder le lien.

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