J 4 | OM-ASSE : sur un air badASSE

Les lendemains de victoire sont toujours plus doux et il faut avouer que cela faisait longtemps que cela ne nous était pas arrivé. Alors certes, tout n’a pas été parfait et on ne peut pas dire que nous avons écrasé les aiglons (et tant mieux, parce que c’est MAL d’écraser un aiglon), mais ce qui est rassurant, c’est la progression des productions collectives de l’OM version André Villas-Boas.

Et le prochain adversaire sur la route de l’entraîneur lusitanien, n’est autre que notre ennemi de toujours l’AS Saint-Etienne… Oh tiens le bien  . Excusez-moi, c’est un TOC. À chaque fois que j’entends ou pense à ce prénom, je ne peux m’empêcher de fredonner cette chanson de Guesch Patti. Je vais tenter de me contenir tout au long de cet avant-match. Mais bon, on est d’accord, vous l’avez en tête maintenant. Ne me remerciez pas, chez MassaliaLive on est comme ça… généreux et partageurs !

Mais revenons à nos Olympiens et parlons de notre futur adversaire dans un match qui s’annonce relativement tendu pour les deux équipes.

Un vert Printant

Tendu pour l’ASSE, car défait lourdement 3-0 à Lille et auteur d’un début de saison identique à celui de l’OM avec 4 points au compteur sur 9 possibles et pointant à la 14e place d’un classement peu significatif après seulement trois journées disputées. Tendu également, parce que le nouvel entraîneur et ancien adjoint Ghislain Printant…  Viens à la maison, y a le printemps … Zut encore mon toc ! Ghislain Printant disais-je, peine à trouver la bonne carburation. À sa décharge, il faut reconnaître que le groupe stéphanois a subit un mercato assez agité, aussi bien dans le sens des départs que celui des arrivées.

Depuis l’ouverture officielle du mercato estival, pas moins de quinze arrivées (entre les retours de prêt et les transferts) et onze départs chez les Verts ! Dernier arrivé en date, l’ancien international Yohan Cabaye qui devrait être qualifié pour dimanche. Sera-t-il aligné ? C’est la question.

Dans les transferts importants, il y a celui du défenseur central William Saliba avoisinant les 30 millions d’euros chez les Gunners d’Arsenal et conservé une saison en prêt par l’ASSE, et récupérant d’une opération (pubalgie).

Par ailleurs, après seulement trois journées disputées, il est toujours compliqué de tirer des conclusions. Jouer au football en août n’est pas la même chose que jouer au football en décembre ou février. Il faudra donc laisser à Ghislain Printant et son groupe, le temps de trouver ses marques et de trouver des automatismes avec le ballon rond…  Da Dou Ron Ron, Da Dou Ron Ron .

Dans le jeu, nous avons pu les affronter lors de la finale de fameuse EA Ligue 1 Games, lors de laquelle nous les avons écrasés sur le score sans appel de deux buts à un. Nul doute qu’ils seront revanchards car ce n’est jamais facile à digérer de perdre une finale surtout pour un titre aussi prestigieux devant les dix-neuf personnes présentes au stade.

Un bleu plus soutenu

En ce qui concerne nos protégés, la spirale – si tant est qu’on puisse parler de spirale après seulement trois matches – est inverse, puisque nous avons enchaîné défaite, nul et victoire. Le groupe prend donc confiance petit à petit et certains de nos joueurs retrouvent des qualités que nous ne leur avions plus vu depuis très longtemps.

C’est donc dans une ambiance très contrastée que nous allons retrouver nos ouailles dimanche dans un Vélodrome qui devrait sentir la poudre. Contraste car ça sera sur un fond festif d’anniversaire des 120 ans du club que se jouera cette rencontre de Clasico historique de la Ligue 1 et que dans le même temps, les supporteurs des virages n’ont jamais été aussi mécontents d’une équipe dirigeante et des mensonges   Paroles, Paroles, Paroles…  à répétition d’un président qui bafouille sa communication et qui est étrangement silencieux pour s’exprimer sur son propre club, alors qu’il s’est exprimé sur le rachat de l’OGC Nice.

Et pour couronner le tout, ce match se jouera devant les caméras de Canal+, avec aux commentaires l’inénarrable Stéphane Guy, sur fond de chasse aux sorcières des propos homophobes dans les stades de football. Et on connait le goût (parfois extrême, il faut l’avouer) du public des virages marseillais pour la provocation et les femmes…  Une femme avec une femme .

Côté mercato, rien de nouveau que cela soit en départ ou arrivée et sans doute rien de nouveau jusqu’à la fin, si ce n’est peut-être le départ de Luis Gustavo. Et après tout, peut-être est il bien (par défaut) de mettre les acteurs principaux de cette situation, à savoir les joueurs, face à leurs responsabilités vis-à-vis de l’institution.

50 nuances de bleu

Concernant le jeu, ce n’est pas encore brillantissime, mais nous avons pu voir face à un modeste adversaire niçois – il faut le noter – des séquences intéressantes. Un Steve Mandanda qui confirme son retour, une défense dans laquelle Alvaro Gonzalez semble s’imposer en véritable patron   Merci patron Merci patron Quel plaisir de travailler pour vous et avec des latéraux beaucoup moins offensifs qu’avant, ce qui forcément déséquilibre moins l’ensemble.

Jordan Amavi, face à son ancien club, a livré une prestation acceptable et en tous cas loin de celles auxquelles il nous a habitué depuis un an. Même s’il est celui qui concède le penalty, il faut reconnaître que siffler cette micro-faute était très sévère et qu’il a fait les efforts pour justement s’effacer et ne pas la faire. Son tacle rageur à la toute fin de match démontre un état d’esprit conquérant retrouvé et plus que la manière c’est peut-être le plus important à noter : l’état d’esprit !

Offensivement également il y a eu des choses agréables à voir comme notre argentin Dario Benedetto qui semble, après seulement deux matches, trouver sa place et qui a marqué un but plein d’opportunisme comme doivent savoir les marquer les véritables attaquants. Il n’en fallait pas plus pour  allumer le feeeeuuuuuuuu !  et il aurait même pu doubler la mise sur une belle reprise de volée mais trop placée sur le gardien. À noter également l’offrande de Dimitri Payet pour la tête de Morgan Sanson qui, à bout portant, à réussi à la mettre sur Benitez. Il y a donc du mieux, même si ce n’est pas encore du grand football.

Employer les termes de match déjà capital dès la quatrième journée paraîtrait prématuré, toujours est il que perdre à domicile face à l’ennemi historique le jour de notre anniversaire des 120 ans ne serait forcément pas bien vu par les supporteurs, déjà bien chauffés par un mercato fantomatique. Enchaîner deux victoires de rang pourraient nous replacer dans la première partie de tableau et permettre à nos joueurs d’emmagasiner une confiance si importante pour des sportifs de haut niveau et dans le même temps calmer la fronde qui gronde dans les travées du Vélodrome. D’autant que nous sommes sur une série à domicile face aux stéphanois, qui n’ont plus gagné dans l’enceinte du Boulevard Michelet depuis 1979.

Bref, vivement ce week-end  C’est le week-end, yeah, yeah, yeah  !

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A propos de Tacle Glacé


Supporteur de l'OM depuis sa naissance et même avant j'étais un spermatozoïde engagé !
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