Le décrassage de la résurrection !

Amis du jour ! Comme dirait Florian Thauvin : ça fait une paye qu’on ne s’était pas vu ! La faute à quoi ? Et bien à un incendie des serveurs du site, pile-poil au moment où on n’avait strictement aucune info sur l’officialisation de chose dont on ne doit pas prononcer le nom. Comme par hasard… Nos non-informations dérangent ! On a essayé de nous faire taire, c’est une évidence.

Comme dirait Pierre Ménès ou Michel Fourniret, on ne peut plus rien dire, même « on ne peut plus rien dire », on ne peut plus le dire, c’est vous dire. Mais moi, on ne me fera pas taire, on va donc essayer de passer en revue les éléments marquants survenus au sein de notre cher club depuis ce fameux barbecue improvisé chez notre hébergeur. Voici donc le décrassage de la semaine de la résurrection !

Lundi 8 mars : à jamais la risée !

Devant une tasse de café, je jette un coup d’oeil à l’actualité du jour : toute la presse qu’elle soit généraliste ou sportive ne parle que de l’OM. C’est con, on avait réussi à se faire discret pendant au moins deux jours, et bam ! On refait la une des journaux ! Tout le monde est d’accord sur une chose : l’OM a été ridicule après son élimination en Coupe de France par le club amateur de Canet-en-Roussillon.

Canet dont le championnat de Nationale 2 a été officiellement arrêté à cause du contexte sanitaire, va encore pouvoir prolonger sa saison. Finalement, l’OM aura réussi à en faire plus pour le football amateur en un soir que Noël Le Graet en 10 ans à la tête de la FFF.

L’intérim Nasser Larguet est à présent terminé, il va pouvoir retourner au centre de la déformation, puisqu’il a l’air doué visiblement. Avant son arrivée, on pensait avoir touché le fond mais il nous a montré qu’on peut, avec du travail, continuer de creuser pour découvrir un sous-sol jusqu’ici inexploré.

Mardi 9 mars : Sampaoli arrive

Conférence de presse de présentation de Jorge Sampaoli. Longoria présente l’entraineur argentin, sans powerpoint. On est pas habitué. Sampa, lui, indique qu’il espère être à la hauteur. Heureusement, Nasser Larguet a tout fait pour abaisser cette hauteur juste avant son arrivée, on a donc toutes les raisons d’être confiant. En plus, demain mercredi, on rencontre Rennes, une équipe qui va encore plus mal que nous. La preuve, ils ont pris comme nouveau coach Bruno Genesio.

Mercredi 10 mars : OM-Rennes (1-0)

Match en retard entre OM et Rennes. La rencontre a bien entendu été dédiée à la mémoire des cyprès disparus le 30 janvier, ce qui avait provoqué le report de ce match. La minute de silence a été respectée : aucun bruit dans les tribunes, c’est à souligner. On critique souvent le public d’un stade de foot mais là, ils ont été exemplaires.

Sampaoli a préparé un 5-3-2 avec un Payet placé à côté de Milik et un Thauvin en position reculée.  Ce 5-3-2 sur les phases défensives se transforme en un 3-1-6 TOTAL FOOTBALL sur les phases offensives avec les 2 latéraux hauts très hauts et le pauvre Kamara chargé de colmater les brèches au milieu à lui tout seul. Clairement, va falloir se mouiller la nuque, la révolution tactique est en place, je crois que la Ligue 1 n’est pas prête…

Le match est assez équilibré. Sampaoli a déjà parcouru l’équivalent de trois fois la distance Marseille-Cassis dans sa zone technique quand soudain Michaël « Cuit » Cuisance reprend de la tête un centre en retrait de Henrique lancé en profondeur par une ouverture de Benedetto. L’Alsacien entré depuis 7 minutes mais rouge et tirant déjà la langue comme s’il avait déjà joué 120 minutes peut enfin exulter et faire une célébration « alors ? Je vous entends plus hein ? Je vous ai bien fait fermer vos bouches avec ma seule action potable depuis le mois d’août, hein ? ».

Une célébration toute en humilité que n’aurait par renié mon poulet sans tête préféré désormais parti faire les mauvais jours du Hertha Berlin. A l’heure où je vous parle, « Micha » a encore les mains sur les oreilles. Dommage, il n’aura pas entendu toutes les « enflammades » qu’on a pu avoir sur lui dans les secondes suivant le but, ainsi que les compliments de son coach en conférence de presse d’après-match.

Vendredi 12 mars : un traducteur pour Thauvin ?

Conférence de presse de Florian Thauvin. Comme avec Sampaoli qui a besoin d’un traducteur, on a également besoin de traduire ce que dit Thauvin. Et vu que j’avais pris option Flotov LV2 au lycée pour le BAC, je m’y colle :

Samedi 13 mars : OM-Brest (3-1)

Deuxième match de Sampaoli sous les couleurs de l’OM. Même 3-5-2 que contre Rennes, l’OM est un peu plus plaisant à voir dans le jeu mais reste fragile. Heureusement, peu avant la mi-temps, Milik démontre qu’un avant-centre, même quand c’est contre le cours du jeu, ça reste assez pratique pour marquer des buts en ouvrant le score, seul comme un grand et donc pas comme Valère Germain.

Brest égalise sur coup de pied arrêté grâce à Lirola (déjà parti préparer sa future sauterie antiCOVID) et Mandanda (recordman de participation au jeu du 123 Soleil sous les couleurs de l’OM). Heureusement, sur les conseils de Manu Amoros, Sampaoli décide de faire rentrer « le pépito » Luis Henrique qui va adresser deux passes décisives en moins de 5 minutes, à Thauvin et Michael « Cuit » Cuisance pour sceller une victoire dont certains diront qu’elle est en trompe-l’oeil mais qui permet à l’OM l’exploit incroyable d’enchainer 2 victoires consécutives en Ligue 1, chose qui n’était plus arrivée depuis 1921.

Lundi 15 mars : surprise à la FFF

À la surprise générale, Noël Le Graët est réélu pour son 25ème mandant à la tête de la fédération française de football.

Samedi 20 mars : Nice-OM (3-0)

Troisième match de Sampaoli. Le match démarre fort pour les Olympiens avec cette énorme ouverture de Thauvin pour Nagatomo seul devant le but qui n’a plus qu’à mettre un bon plat du pied des familles pour marquer son 1er but sous les couleurs phocéenne et devenir une idole. Hélas pour nous, Yuri fait le choix de tirer au dessus, se blesser et de rejoindre la série des pires flops de l’histoire olympienne. La vie est faite de choix, c’est comme ça. Comme le choix de défendre ou pas, ce qui permet à Nice d’ouvrir le score contre le cours du jeu d’une tête d’un énième fils de Lilian Thuram. Mi-temps, les olympiens sont donc menés 1-0.

Au retour des vestiaires, Sampaoli nous fait une « AVB » en allant dire à Ntcham qu’il ne veut pas de lui et décide de faire rentrer Luis Henrique. Le « pépito » préféré de Manu Amoros décide finalement de respecter la légende olympienne en lui donnant raison en adressant à Balerdi, une passe aussi technique qu’un dribble de Basile Boli, ce qui permet à Gouiri d’aller tromper Mandanda.

La suite vous la connaissez : les olympiens reviennent à leurs fondamentaux, bien travaillés sous Larguet et AVB, c’est à dire paniquer et faire n’importe quoi. Caleta-Camping-Car y va de son agression gratuite habituelle, histoire de prendre un carton jaune, voir rouge et faire regretter Liverpool de ne pas avoir vu en lui le nouveau Graeme Souness. Payet et Thauvin nous rappellent, si on l’avait oublié, pourquoi certains supporters veulent se mettre au jardinage et déterrer leurs morts. Quant à Pipa, il marque le but de l’année refusé. Histoire d’enfoncer le clou, la défense phocéenne choisit de laisser Dolberg faire un « une-deux » avec le poteau de Mandanda pour le 3ème but de Nice par Alexis Claude-Maurice. Prendre un but par un type qui fait partie du club des patronymes aux 3 prénoms, l’humiliation est totale.

Dimanche 21 mars : je ne suis pas journaliste, je suis Pierre Ménès et je suis bien une salope

Sur Canal+, en guise de cadeau de départ, Marie Portonalo décide de mettre le feu au PAF avec son documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis journaliste » sur le sexisme dans le milieu du journalisme sportif. Le documentaire en question précède la diffusion du Canal Football Club animé notamment par le grand féministe Pierre Ménès. C’est un peu comme si CNEWS diffusait un reportage sur l’antiracisme suivi d’une chronique de Éric Zemmour. Canal, ils ne sont pas à une contradiction près.

Lundi 22 mars : la polémique enfle encore plus que Pierre Ménès

Ce qu’il y a de bien avec Pierre Ménès, c’est qu’il lutte chaque jour pour démonter les clichés du « gros » qui devrait être forcément gentil, drôle, tolérant et respectueux. Alors que de plus en plus de casseroles sortent sur ses « écarts » misogynes, sexistes et flirtant souvent avec l’agression sexuelle, Pierrot, lui, il s’en balek. Au lieu de s’excuser, de la mettre en veilleuse et de se mettre en retrait des médias quelques semaines, lui, il choisit de contre-attaquer en sortant la fameuse carte « ONPEUPLURIENDIR », carte bien connue de certains de ses collègues de travail de la maison Bolloré, qui balancent à longueur de journée sur les plateaux de TV qu’on ne peut plus rien dire mais tout en le disant quand même.

Et donc Pierrot qui est né juste avant l’indécence, est allé se défendre sur le plateau d’un autre mec de télé, irréprochable comme lui, sans s’excuser, et mettant en avant sa greffe du foie comme prétexte au fait qu’il n’était pas dans son état normal au moment des faits. Et dire qu’Emile Louis était asthmatique, que Michel Fourniret était allergique aux fruits de mer. Si les gars avaient su que ça pouvait les dédouaner…

Jeudi 25 mars : le cynisme des marques

Ce qu’il y a de bien avec les marques c’est qu’elles font beaucoup pour la réinsertion des non voyants et des sourds et malentendants. Ben oui quoi, moi, je trouve ça super cool de mettre un non voyant à la tête de EA SPORTS et un sourd à la tête de UNIBET. En effet, comment expliquer sinon, que pendant 10 ans, ces deux marques aient pu donner un pont d’or à Pierre Ménès sans entendre ou voir ses déclarations et actes racistes, homophones et misogynes ?

Mais miracle ! En quelques jours, les dirigeants de ces marques ont dû retrouver la vue et leurs appareils auditifs puisqu’elles ont mis fin à leur contrat avec le trublion de Canal.
Quant à la chaine, elle annoncera quelques jours plus tard qu’elle met le chroniqueur en retrait.

Samedi 27 mars : on essaye de me faire taire !

Vous savez ce que c’est les trêves internationales : on est privé d’OM pendant deux semaines, on s’ennuie, et on commence à parler de la chose dont on ne doit pas prononcer le nom. Ainsi les zamis, moi qui n’ai aucune info, qui ne connais personne et qui ai une imagination débordante, je me suis dit que je réunissais toutes les qualités requises pour faire un bon « insaydeurs » (prononcez « charlatan »).

Hélas, j’ai bien vu que mes fausses informations (pourtant toutes non vérifiées et vraies à 99,99% jusqu’au moment où elles sont démenties) dérangent. Ainsi, depuis des mois, on essaie de me faire taire. Macron est même allé jusqu’à fermer les bars et restos pour être sûr que je ne divulgue aucune information confidentielle sur un éventuel futur faux acquéreur après un 16ème verre de Ricard. Mais l’intimidation ne passera pas. Quoiqu’il arrive, je continuerai à vous désinformer.

Lundi 29 mars : Balerdi et Lirola, les cons finis

Comme si l’OM ne faisait pas assez l’actualité en dehors du football ces derniers mois, on apprend par la presse espagnole que Lirola a organisé une fête en Catalogne, regroupant une trentaine de personnes, en plein COVID et couvre-feu, à laquelle participait également Balerdi, son coéquipier de l’OM. Les convives et les deux joueurs se sont fait prendre la main dans le sac par la Police espagnole.

Tout le monde est alors tombé immédiatement sur le latéral droit de l’OM, lui déclarant qu’il avait seulement organisé un repas réunissant 6 personnes comme les mesures sanitaires l’imposaient.
Moi, j’ai envie de croire Lirola. Si ça se trouve, chacune des 6 personnes du repas organisaient elles-mêmes un dîner avec 6 autres personnes au même endroit, au même moment. Du coup, forcément, dans ces cas-là, 6 X 6 = 36, on se retrouve vite à plus d’une trentaine de personnes. LE COMPTE EST BON !

Bon, finalement, on apprendra quelques jours plus tard que le club ne va pas virer ou suspendre les deux joueurs. Ces derniers vont juste recevoir une sanction financière. Quelle honte ! Le club n’a pas porté ses couilles ! Les sanctions étaient pourtant simples : il suffisait de résilier les contrats de Germain et Nagatomo !

Vendredi 2 avril : Milik déjà sur le départ ?

De plus en plus de médias affirment que Milik aurait un accord avec l’OM pour partir dès cet été contre un chèque de 12 millions d’euros. On se dirige donc vers une sacrée entourloupe concernant le transfert de ce joueur. On risque bien de le laisser partir pour que dalle. Après, faut être réaliste, ok, on va faire une plus-value d’environ 13 euros et 50 centimes mais c’est quand même une belle somme. Avec ça, on peut se payer un chasuble. Faut pas cracher dessus en cette période de crise financière…

Dimanche 4 avril : OM-Dijon (2-0)

Après cette trêve internationale interminable, c’est le grand retour de l’OM qui reçoit la lanterne rouge Dijon qui joue en jaune moutarde pour l’occasion ce soir. Une minute d’applaudissement a eu lieu avant le coup d’envoi en hommage à la mémoire de Pape Diouf (A ce sujet, ne manquez d’écouter le podcast MLS spécial Pape Diouf !). Rongier et Amavi sont absents pour cause de blessure, Caleta-Camping-Car est suspendu et Nagatomo, blessé lui aussi, assiste au match depuis les tribunes et réalise du coup, une de ses meilleures prestations de la saison. 

Que dire du match ? C’était pas folichon. Thauvin en est à discuter d’une prolongation à l’OM pour un salaire au SMIC finalement et en ce qui concerne Payet, il se murmure qu’il pourrait y avoir un autre hommage lors du prochain match au Vélodrome en la mémoire du niveau de notre numéro 10, qui nous a quittés depuis plus d’un an maintenant. Bon malgré tout, le réunionnais délivre deux passes décisives sur corner pour une tête de Balerdi et sur coup de pied arrêté pour une tête d’Alvaro.

Après, on aura du mal à se réjouir de cette victoire compte tenu de la faiblesse de Dijon. Avec leurs maillots jaunes, on voyait bien qu’ils faisaient des efforts louables mais on savait tous au final, qu’ils n’obtiendraient rien. En clair, Dijon, on aurait dit une manif de gilets jaunes.

Tout ça pour dire amis supporters que oui, il était impératif de gagner pour rester dans la course pour l’Europa Ligue ou sa petite soeur qui a redoublé trois fois la maternelle, l’Europa Ligue Conférence mais pour espérer se qualifier, il faudra lors des 7 matchs restants, proposer mieux ou comme on dit dans le jargon : se sortir les doigts du fion !

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A propos de Le Décrassage


Supporter insupportable du club phocéen depuis plus de 40 ans. Recordman de titres de champion du monde interdépartemental de la Ligue 2 du LOL. Et désormais plus gros salaire bénévole de MassaliaLive (Prends ça F. Thauvin !)
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2 Réponses pour Le décrassage de la résurrection !

  1. Excellent comme d’hab. Certaines lignes m’ont tué de rire !

    PS : depuis quand Nagatomo est devenu Russe ? Tu l’as appelé Yuri ! 😄

  2. EXCEPTIONNEL
    HILARANT
    MERCI POUR CES 5 MINUTES QUI M’ONT FAIT MA JOURNÉE

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