D1 féminine 2019-20 : présentation des équipes (2/2)

Suite de notre présentation des équipes de D1 féminine Arkéma qui débute samedi 24 août. On passe aux formations classées de la 5e à la 1re place la saison dernière, à savoir le Paris FC, Bordeaux, le MHSC, le PSG et l’OL… Et le guide est toujours à garder précieusement !

 

Rappel : les deux premières équipes sont qualifiées pour la Ligue des Championnes, et les deux dernières reléguées en D2 féminine

La première partie de la présentation se trouve ici.

PARIS FC
BORDEAUX
MHSC
PSG
OL

Club : PARIS (Football Club)

Entraîneuse : Sandrine Soubeyrand

Après avoir terminé 25 fois sur le podium en 27 ans, Juvisy – club emblématique du football féminin français (six fois champion entre 1992 et 2006) se fit dépasser par Montpellier en 2016, terminant 4e. Mais sa place dans le Top 4 (qu’il n’avait jamais quitté de son histoire) ne semblait cependant pas menacée. Pourtant, l’année suivante, le club essonnien s’en voyait éjecté par un vulgaire promu (l’OM) ! Sentant venir le danger et constatant que sa volonté de rester un club 100% féminin et amateur commençait à ne plus suffire, Juvisy décida de faire le grand saut. Celui d’une fusion avec un club professionnel. Le Paris FC fut donc choisi. Les deux années qui suivirent ne furent cependant pas à la hauteur des espérances. S’il récupéra la 4e place en 2018, ce ne fut qu’avec 6 points d’avance sur Soyaux et, surtout… 23 points derrière le 3e (MHSC) ! Simple année de transition et d’ajustement à son nouveau statut ? La saison suivante – la dernière en date – n’alla, hélas, pas dans ce sens, puisque l’équipe termina cette fois 5e, derrière les ambitieuses Bordelaises…
Que peut-on attendre de la saison qui s’annonce ? Un rebond ou, au contraire, la confirmation d’un inexorable déclin ? L’hémorragie subie par l’effectif cet été ne pousse pas à l’optimisme. Sept joueuses, toutes internationales, sont parties, et rien n’indique pour l’instant que les cinq arrivées les compenseront en qualité. L’écart avec Bordeaux pourrait se creuser, et même s’il reste de gros arguments au PFC, à commencer par son emblématique capitaine Gaétane Thiney, il faudra garder l’œil sur le rétroviseur…

Les 5 dernières saisons en championnat :

– 2014-2015 : 3e (FCF Juvisy)
– 2015-2016 : 4e (FCF Juvisy)
– 2016-2017 : 5e (FCF Juvisy)
– 2017-2018 : 4e
2018-2019 : 5e

Départs (en gras, les joueuses avec un minimum de 7 matchs la saison dernière) : 7

Karima Benameur ( ?)
Charlotte Bilbault (Bordeaux)
Estelle Cascarino (Bordeaux)
Elisa De Almeida (Montpellier)
Inès Jaurena (Bordeaux)
Marina Makanza (Fleury)
Rebecca Quinn (Canada – Seattle Reign, USA).

Arrivées : 5

Cindy Ferreira (VGA St Maur)
Natascha Honegger (Suisse – FC Lucerne, Suisse)
Marith Müller-Priessen (Allemagne – FFC Frankfurt, Allemagne)
Claire Savin (Allemagne – SC Sand, Allemagne)
Coumba Sow (Suisse – FC Zürich, Suisse).

Anciennes Olympiennes dans l’effectif : aucune

 Équipe type possible :

Pecharman (Honegger) – Soyer, Butel, Müller-Priessen, Greboval – Savin, Thiney, Benoît (Sow) – Catala (Bourdieu), Matéo, Sallström.

Matchs de préparation :

Vs Dijon (1-1), Soyaux (1-1), Athletic Bilbao (D1 Espagne, 3-1), Metz (1-0).

Objectif présumé : 4e
Prono de MassaliaLive : 5e ou 6e

Recrue principale : Marith Müller-Prießen

Retour sommaire


Club : (Football Club Girondins de) BORDEAUX

Entraîneur : Pedro Martinez Losa (Espagne)

Jean-Louis Triaud, l’ancien président des Girondins de Bordeaux (1996-2017), ne voulait pas entendre parler d’une section féminine au sein de son club. Pressé par la FFF, il finit cependant par céder à deux ans de sa retraite, à condition de s’épargner le long chemin vers l’élite. Contrairement aux filles de l’OM parties du bas de l’échelle (District, 2011), le FCGB créa sa section à la fin de la section 2014-2015 pour aussitôt la fusionner avec l’ES Blanquefort, alors en D2 depuis 7 ans et qui venait de terminer 3e de son groupe. Cette fusion – ou plutôt (et comme toujours…) cette absorption – porta ses fruits sans attendre. Les Girondines remportèrent leur groupe et montèrent en D1, en même temps que… l’OM qui, lui, avait gravi les quatre échelons nécessaires en cinq ans et décroché cette saison-là le titre de championnes de France de D2. Mais si les promues olympiennes brillèrent d’entrée en D1 (4e), les Girondines galérèrent et ne se maintinrent que d’un petit point grâce à un nul inespéré au PSG à l’ultime journée…  Les nouveaux dirigeants, le président Frédéric Longuépée et son directeur technique, l’ancien gardien international Ulrich Ramé – très présent auprès de la section féminine – décidèrent alors que le club devait faire preuve d’ambition pour ses filles. Un premier recrutement intéressant permit à l’équipe de terminer 7e, à deux points de la 5e place, mais aussi de la 11e et première relégable, au bout d’un championnat hyper serré. L’effort se poursuivit la saison dernière et les Girondines accédèrent à la 4e place. L’objectif pour cette année est clair : monter sur le podium. Bien que désigné les deux dernières années meilleur entraîneur de D1, le contrat arrivé à son terme de Jérôme Dauba n’a pas été renouvelé, et le club a embauché une pointure, l’Espagnol Pedro Martinez Losa, ancien coach d’Arsenal. Un signe fort. Si l’effectif a perdu 8 joueuses, les 5 recrues indiquent clairement la volonté d’en améliorer la qualité. Premier club français à avoir créé une franchise féminine aux USA (l’OL compte maintenant faire de même), Bordeaux rêve de titres et d’Europe pour ses filles. Et ses adversaires feraient bien de prendre ces rêves au sérieux… Bordeaux, ou l’anti-OM ?

Les 5 dernières saisons en championnat :

– 2014-2015 : 3e (Blanquefort, D2)
– 2015-2016 : 1er (D2)
– 2016-2017 : 10e
– 2017-2018 : 7e
2018-2019 : 4e

Départs (en gras, les joueuses avec un minimum de 7 matchs la saison dernière) : 8 + 1

Solène Barbance (Dijon)
Laurianne Borde (La Roche-sur-Yon, D2)
Chloé Bornes (Rodez, D2)
Camille Eliceche (La Roche-sur-Yon, D2)
Juliane Gathrat (Nantes, D2)
Rose Lavaud (Dijon)
Melike Pekel (Metz, retour de prêt)
Carol Rodrigues (Dijon)
+ Jérôme Dauba (entraîneur en fin de contrat).

Arrivées : 5 + 3

Charlotte Bilbault (Paris FC)
Estelle Cascarino (Paris FC)
Inès Jaurena (Paris FC)
Ouleymata Sarr (Lille)
Khadija Shaw (Jamaïque – Easten Florida State College, USA)
+ Pedro Martinez Losa (Espagne – directeur technique de Millwall Lionesses, Angleterre)
+ José Barcala Garcia (Espagne – entraîneur adjoint, Deportivo La Corogne, Espagne)
+ Damien Lopez (entraîneur des gardiennes, Dalian Quanjian, Chine).

Anciennes Olympiennes dans l’effectif : Viviane Asseyi (2016-2018).

Équipe type possible :

Nayler – Lardez, Kathellen, Cascarino (Thibaut), Chatelin – Jauréna (Istillard), Lavogez, Bilbault – Asseyi (Surdez), Sarr (Garbino), Shaw.

Matchs de préparation :

Vs Chine U19 (1-0), Athletic Bilbao (D1 Espagne, 4-2), Real Sociedad (D1 Espagne, 2-2), Arlac-Mérignac (R1, 11-0), Bergerac (D2, 11-0).

Objectif présumé : 3e
Prono de MassaliaLive : 3e ou 4e

Recrue principale : Khadija « Bunny » Shaw

Retour sommaire


Club : MONTPELLIER (Hérault Sport Club)

Entraîneur : Frédéric Mendy

Cela fait maintenant 18 ans – depuis la saison 2001-2002 – que le MHSC n’a plus quitté le Top 4 de la D1. Deux fois championnes de France (2004-2005) avant d’être supplantée par l’OL, suite à la migration massive de ses meilleures joueuses au club rhodanien, l’équipe chère au cœur de Loulou Nicollin a navigué entre la 2e et la 4e place, avant de s’installer aujourd’hui à la 3e, derrière les indéboulonnables Lyonnaises et le PSG. Mais cette troisième place est un peu trompeuse. La saison dernière, les Pailladines ont terminé à 18 points du PSG avec 7 défaites au compteur ! Laurent Nicollin a jugé que l’équipe était arrivée en fin de cycle, et qu’un nouveau devait être lancé. Alors, aux grands maux les grands remèdes ! Changement d’entraîneur, mais en interne. Jean-Louis Saëz (qui reste au club) et son adjoint Eric Nicolas ont laissé la place à l’ancien joueur Frédéric Mendy, déjà dans les murs  et à Baptiste Merle, arrivé de Béziers pour le seconder. Au niveau joueuses, gros ménage avec le départ de 9 filles, et pas des moindres puisqu’on y compte les internationales suédoises Sofia Jakobsson et Linda Sembrant (capitaine de l’équipe), espagnole Virginia Toreccilla, belge Janice Cayman, ou encore la gardienne états-unienne Casey Murphy… Les arrivées sont moins nombreuses, mais non dépourvues de qualité avec deux Allemandes et l’internationale U20 française Elisa de Almeida. L’objectif cette année est de faire monter en charge les nombreuses jeunes pépites du club. Année de transition ? Sans doute. Sera-ce suffisant pour résister aux ambitieuses Girondines qui visent leur 3e place ?

Les 5 dernières saisons en championnat :

– 2014-2015 : 4e
– 2015-2016 : 3e
– 2016-2017 : 2e
– 2017-2018 : 3e
2018-2019 : 3e

Départs (en gras, les joueuses avec un minimum de 7 matchs la saison dernière) : 8 + 1

Janice Cayman (Belgique – Lyon)
Méline Gérard (Real Betis, Espagne)
Sofia Jakobsson (Suède – CD Tacon/Real Madrid, Espagne)
Lisa Martinez (prêtée à l’OM)
Casey Murphy (USA – Seattle Reign, USA)
Linda Sembrant (Suède – Juventus Turin, Italie)
Lindsey Thomas (retour de prêt de Dijon -> AS Roma, Italie)
Virginia Torrecilla (Espagne – Atlético Madrid, Espagne)
+ Eric Nicolas (entraîneur adjoint, Reims Sainte-Anne Châtillon)
+ Jean-Louis Saez (entraîneur, qui reste au club).

Arrivées : 7 + 2

Élisa de Almeida (Paris FC)
Marie-Charlotte Léger (retour de prêt de Fleury)
Iva Landeka (Croatie – Rosengård, Suède)
Morgane Nicoli (retour de prêt de Lille)
Cindy Perrault (Grenoble, D2)
Lena Petermann (Allemagne – Turbine Potsdam, Allemagne)
Lisa Schmitz (Allemagne – Turbine Potsdam, Allemagne)
+ Frédéric Mendy (entraîneur, déjà au club)
+ Baptiste Merle (entraîneur adjoint, Béziers).

Anciennes Olympiennes dans l’effectif : Maëlle Lakrar (2015-2018).

Équipe type possible :

Schmitz – Torrent, De Almeida, Lakrar, Karchaoui – Dekker, Le Bihan, Toletti, Puntigam – Pettermann, Gauvin.

Matchs de préparation :

Vs OM (0-1), Chelsea (D1 Angleterre, 1/2 F Women’s French Cup, 5-2), PSG (finale Women’s French Cup, 1-1, 4 tab 3), Barcelone (D1 Espagne, 0-1).

Objectif présumé : 2e ou 3e
Prono de MassaliaLive : 3e ou 4e

Recrue principale : Lena Petermann

Retour sommaire


Club : PARIS SAINT-GERMAIN (Football Club)

Entraîneur : Olivier Echouafni

Sera-ce la bonne année pour le PSG ? Celle qui verra le club de la capitale supplanter enfin – car lui seul semble en être (peut-être) capable à l’heure où j’écris ces lignes – ces indéboulonnables Lyonnaises ? Telle est bien sûr son ambition depuis que le club a été repris par les Qataris en 2011 et sa section féminine professionnalisée l’année suivante. Mais en 9 ans, la récolte reste maigre : 7 fois vice-championnes de France, une Coupe de France (2018, plus deux autres finales perdues, les trois jouées contre Lyon), deux finales de Ligue des Championnes jouées et perdues, de très peu à chaque fois (2015 et 2017)… Les quelques victoires éparses sur l’OL – deux fois en championnat (2014 et 2016), une en finale de CdF (2018) et une en LdC (2015, qui avait éliminé l’OL), toutes sur le même score de 1-0 (et toutes contestées côté lyonnais…) ne peuvent cacher la pauvreté de la récolte. Alors bien sûr, à la décharge des Parisiennes, on peut dire qu’elles n’ont pas de chance de jouer dans le même championnat que la meilleure équipe de club au monde… Pas certain que ce raisonnement comble la frustration accumulée des joueuses et de leurs supporters ! Pourtant, il est indéniable que l’écart se resserre d’année en année. Les deux finales perdues (LdC et CdF) contre les Fenottes en 2017 le furent à chaque fois aux tirs au but. Et les larges victoires lyonnaises se font beaucoup plus rares. Mais l’écart entre les deux formations parait cependant encore trop grand pour être comblé dès cette saison. Le PSG semble miser sur un combo grandes joueuses étrangères expérimentées +  jeunes pousses, profitant d’un excellent vivier provenant au fil du temps des U19 (Geyoro, Morroni, Katoto, Baltimore, Boussaha, bientôt sans doute la toute jeune et surdouée Becho, 15 ans). Les dirigeants parisiens et l’entraîneur Olivier Echouafni montent une équipe d’avenir, tout en sachant que deux résultats positifs (une victoire et un nul) contre l’OL pourraient suffire pour leur ravir la couronne. Encore faut-il les obtenir ! L’effectif s’est renforcé. La star allemande Sara Däbritz devrait faire mieux que compenser le départ de la pépite chinoise Wang Shuan, restée seulement une saison et qui n’a pas apporté ce que le club pouvait espérer d’elle. La jeune et grande Canadienne Jordyn Huitema (18 ans, 180 cm) est une grande attaquante d’avenir et concurrencera Marie-Antoinette Katoto (meilleure buteuse de D1 2019). Quant à la Norvégienne Karina Sævik, elle a montré tout son talent lors de la CdM cet été. Sans oublier que la Danoise Nadia Nadim, arrivée au mercato hivernal, sera cette fois pleinement intégrée…
Alors ? La bonne année ou pas ?

Les 5 dernières saisons en championnat :

– 2014-2015 : 2e
– 2015-2016 : 2e
– 2016-2017 : 3e
– 2017-2018 : 2e
2018-2019 : 2e

Départs (en gras, les joueuses avec un minimum de 7 matchs la saison dernière) :  5

Emma Berglund (Suède – Göteborg, Suède)
Andrine Hegerberg (Norvège – AS Roma, Italie)
Davinia Vanmechelen (Belgique – FC Twente, Pays-Bas),
Charlotte Voll (Allemagne – SC Sand, Allemagne)
Wang Shuang (Chine – Wuhan, Chine).

Arrivées : 6

Lina Boussaha (retour de prêt de Lille)
Arianna Criscione (Italie-Usa, sans club, précédemment à Saint-Malo, D2, en 2018)
Sara Däbritz (Allemagne – Bayern Munich, Allemagne)
Jordyn Huitema (Canada – Whitecaps de Vancouver, Canada)
Léa Khelifi (Metz)
Karina Sævik (Norvège – Kolbotn, Norvège).

Anciennes Olympiennes dans l’effectif : aucune [mais Olivier Echouafni, fut joueur pro 1993-1998]

Équipe type possible :

Endler (Kiedrzynek) – Glas (Périsset), Paredes, Dudek, Morroni – Formiga, Däbritz (Nadim), Geyoro – Diani, Katoto (Huitema), Lawrence (Sævik).

Matchs de préparation :

Vs Orléans (D2, 7-1), Bayern Munich (D1 Allemagne, 1/2 finale Women’s French Cup, 2-1), MHSC (finale Women’s French Cup, 1-1, 3 tab 4), AC Milan (D1 Italie, 1/2 finale Women’s Cup, 6-0), Juventus (champion d’Italie, finale Women’s Cup, 4-0).

Objectif présumé : 1er.
Prono de MassaliaLive : 2e

Recrue principale : Sara Däbritz

Retour sommaire


Club : (Olympique de) LYON

Entraîneur : Jean-Luc Vasseur

Si leurs adversaires se répètent en boucle cette vérité mécanique bien connue : tout succès acquis  rapproche du prochain échec, car rien n’est éternel (même les séries des triomphes lyonnais), les joueuses de l’OL, elles, n’en ont cure, année après année ! Championnes de France sans discontinuer depuis 13 ans, d’Europe depuis 4, la simple idée de défaite leur est insupportable. Il suffit pour s’en convaincre de voir leurs réactions lorsque cela arrive au détour d’un match qui a mal tourné pour elles, où l’hébètement le dispute à la contestation presque systématique chez certaines (injustice, erreur d’arbitrage, tricherie, l’adversaire a mis le bus, etc.). C’est que la victoire longue durée entraîne une dépendance sévère, rend accroc. Et cette « drogue dure » – la victoire, l’adrénaline, la ligne supplémentaire sur le C.V., la gloire médiatique – est évidemment un moteur puissant, le meilleur allié des winners. Vivons à fond pour oublier que chaque jour qui passe nous rapproche de notre mort, de l’échec…
Sans vouloir jouer une Madame Irma de pacotille, à moins d’une surprise qui équivaudrait à un vrai tremblement de terre dans le monde du football féminin – pas seulement hexagonal –, Jean-Michel Aulas devrait pouvoir une fois encore inviter ses joueuses à fêter un nouveau titre à Saint-Tropez, comme il en a pris l’habitude en début de chaque été. On ne voit guère en effet ce qui pourrait enrayer la machine lyonnaise, même si trois inconnues demeurent en début de saison :

– Tout d’abord, le changement d’entraîneur. L’ancien joueur pro Jean-Luc Vasseur (ex Psg, Rennes, ASSE…) remplace Reynald Pedros. Le courant ne passait plus du tout entre lui et ses joueuses, malgré cinq titres sur six possibles en deux ans. On remarquera en passant que les coachs restent de moins en moins longtemps sur le banc à l’OL, malgré les succès : 6 ans pour Farid Benstiti, 4 pour Patrice Lair, 3 pour Gérard Prêcheur, 2 pour Reynald Pedros… Et il n’est un secret pour personne dans le petit monde de la discipline que tous, sans exception, ont été remerciés sur pression du vestiaire auprès du président… Vasseur est prévenu… En attendant, à lui de faire ses preuves à la tête d’un effectif XXL qu’il va lui falloir apprendre à gérer, en redonnant à l’équipe un visage chatoyant et plaisant dans le jeu, largement perdu avec Pedros. L’OL féminin n’est pas seulement la meilleure équipe féminine de club au monde, il possède en ses rangs plusieurs joueuses considérées comme parmi les meilleures de la planète à leur poste. La qualité du jeu proposée est donc une sorte d’obligation morale.

– Deuxième inconnue : dans quel état mental, psychologique, reviennent les 15 mondialistes de l’équipe (toutes nationalités confondues) qui ont toutes connu l’échec avec leur sélection – à échelle plus ou moins grande –, dont les 8 Bleues ? Les traumatismes vécus laisseront-ils des traces, provoquant un affaiblissement de la détermination, ne serait-ce qu’en début de saison ?

– Enfin, au sein d’un effectif aussi pléthorique (27 joueuses, dont les deux tiers titulaires avec leur sélection nationale), comment vont réagir les filles qui cireront le banc ? Exemple : au poste d’ailière droite, elles sont désormais six à postuler : la recrue anglaise Nikita Parris (favorite pour être titulaire, vu son entente « yeux fermés » avec sa compatriote arrière droite – et ex-coéquipière à Manchester City –, Lucy Bronze), la Néerlandaise championne d’Europe Shanice Van de Sanden, les deux Françaises Delphine Cascarino et Emelyne Laurent – ce sont là les 4 principales candidates –, plus la Belge Janice Cayman et la Portugaise Jessica Silva… Mais le problème se pose aussi au milieu, avec la capitaine des Nadeshiko (Japon) Saki Kumagai, l’Anglaise Izzy Christiansen (revenue de blessure), et la tricolore Amel Majri… En défense, Kadeisha Buchanan, pilier de la défense du Canada, entame sa 4e saison au club pour lequel elle n’a joué que 35 matchs de championnat en 3 ans (dont 29 comme titulaire) sur 66, inexorablement barrée par la paire bleue Renard-M’Bock… La jeune internationale U20 (et couronnée championne d’Europe U19 avec les Bleuettes cet été) Selma Bacha pouvait espérer devenir titulaire, mais elle voit débarquer à ce poste une quatrième internationale anglaise, Alex Greenwood… Pas simple ! Pour personne. À commencer pour Jean-Luc Vasseur. Choix de riche ? Certes, et même de super-riche. Il va devoir apprendre vite à gérer ce groupe où le poids des cadres pèse très lourd.   S’il réussit, alors rien n’arrêtera la machine… Et les adversaires marmonneront une fois encore : ce triomphe rapproche de leur échec…

Les 5 dernières saisons en championnat :

– 2014-2015 : 1er
– 2015-2016 : 1er
– 2016-2017 : 1er
– 2017-2018 : 1er
2018-2019 : 1er

Départs (en gras, les joueuses avec un minimum de 7 matchs la saison dernière) : 4 + 3

Jessica Fishlock (Pays de Galles, fin de prêt, retour à Seattle Reign, USA)
Soledad Jaimes (Argentine – Santos, Brésil)
Jessy Danielle Roux (Reims, prêt)
Carolin Simon (Allemagne – Bayern Munich, Allemagne)
+  Reynald Pedros (entraîneur)
+ Charles Devineau (entraîneur adjoint)
+ Guillaume Tora (préparateur physique).

Arrivées : 6 + 4

Janice Cayman (Belgique – Montpellier)
Alex Greenwood (Angleterre – Manchester United, Angleterre)
Emelyne Laurent (retour de prêt de Guingamp)
Nikita Parris (Angleterre – Manchester City, Angleterre)
Jessica Silva (Portugal – Levante, Espagne)
Katriina Talaslahti (Finlande – Bayern Munich, Allemagne)
+ Camille Abily (entraineuse adjointe, déjà au club)
+ Romain Segui (Préparateur physique, déjà au club)
+ Michel Sorin (entraîneur adjoint, Vitré)
+ Jean-Luc Vasseur (entraîneur).

Anciennes Olympiennes dans l’effectif : aucune.

 Équipe type possible :

Bouhaddi – Bronze, M’Bock, Renard, Greenwood (Bacha) – Henry, Marozsan, Majri (Kumagai, Christiansen) – Parris (Van de Sanden, D. Cascarino, Laurent), Hegerberg, Le Sommer.

Matchs de préparation :

Vs Atletico Madrid (champion d’Espagne, 1/2 finale ICC, 1-0), N.C. Courage (champion des USA, finale ICC, 1-0).

Objectif présumé : 1er
Prono de MassaliaLive : 1er

Recrue principale : Nikita Parris

Retour sommaire

 

Vous avez apprécié l'article ? Partagez-le...
avatar

A propos de Philippe Serve


Supporter de l'OM depuis sa finale victorieuse en Coupe de France en 1969. Tombé amoureux du foot féminin, un peu d'abord en 2007 et 2008, définitivement en 2011. Ai suivi pendant 4 ans au plus près l'OM féminin via mon site Olympiennes et Marseillaises. Assume complètement d'être supporter à la fois de l'OM ET de l'OGCN, club de ma ville natale ! Informe au quotidien sur tout le foot féminin, mais aussi sur l'actualité la plus diverse via mon compte perso Twitter @Olympiennes
Article lu 930 fois, écrit le par Philippe Serve Cet article a été posté dans Dossier, Féminines et taggé , , . Sauvegarder le lien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.