[2025/26 - UCL - J8] Club Brugge 3-0 OM

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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar spy » 29 Jan 2026, 22:35

Serber, +1
Combien d’humiliation a subi le Qatar depuis 14 ans ? Qui se souvient du match de l’OL y a meme pas 1 an contre MU. Monaco qui prend à peine 2 pts en ldc y a 2 ans. Et y en a des tas. Nous hier on a fait n’importe quoi , et ce qui rend l’histoire difficile c’est à la fois le scénario qui est incroyable mais aussi la passivité de tout un groupe qui collent les mêmes erreurs.
On a fait pire comme campagne. Mais on ne va pas se cacher la face, notre parcours se serait arrêté au tour suivant, donc c’est davantage les circonstances que l’élimination qui fait mal.
Donc les médias qu’ils ferment leur gueule , eux qui nous donnaieitn5% de chance de se qualifier au début de la compétition
L’année dernière j’étais prétentieux, mais cette année je suis parfait
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar Ryo Saeba » 29 Jan 2026, 22:54

Je ne pense pas que beaucoup d entre nous sommes en colère car pas qualifier.

Ce qui exaspère une majorité c’est encore un nom match, pas le premier de la sorte et ça arrive de plus en plus. Ça fait ressentir comme un foutage de gueule et m’en foutisme des joueurs.

Pour de zerbi c’est un ras le bol qu’il ne corrige tjrs pas les mêmes problèmes depuis 18 mois.
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar peezee » 30 Jan 2026, 00:32

https://youtu.be/afvxsLe422M?si=QI36A5QO_YiKlOgk


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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar Voj » 30 Jan 2026, 04:34

Ah ouais je viens juste de découvrir le résumé, en ayant pas vu le match. On a l'air d'avoir quand même quelques situations offensives. Mais la défense c'est wooow. Et Rulli est complètement aux fraises.
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar spy » 30 Jan 2026, 10:11

Rulli nous met la tête dans l’eau et donne confiance aux belges. La défense n’était pas protégée par les pistons qui étaient trop haut et un kondogbia qui n’arrivait pas à revenir car trop lent.
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar Herpès Léonard » 30 Jan 2026, 10:16

spy, Rulli commence à devenir un problème
"Dire c'est faire rire, Faire c'est faire taire." :eyraud:

L'OM a eu plus de coaches cette saison 2023/2024, que de victoires à l'extérieur, grande :longoria:
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar boodream » 30 Jan 2026, 10:28

De toute façon à partir du moment où ça commence à fuiter sans raison dans la presse sur sa prolongation alors qu'on a le temps et que ce n'est absolument pas le moment, c'est pas hyper bon signe
Inculquons de vraies valeurs à nos enfants: "foutre des beignes" et insulter, c'est oui. Avoir de l'humour, c'est non.
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar Dragan » 30 Jan 2026, 11:15

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Les coulisses d'un voyage en enfer
La Provence

Retour sur le déplacement en Belgique, pourtant présenté comme "historique" pour les hommes de Roberto De Zerbi, éliminés de la C1 après le coup de sifflet final. Joueurs, entraîneur, dirigeants, tous ont été minables…contrairement à leurs supporters. Récit

Comme un mauvais présage, ils ont ouvert leur séjour brugeois (très) en retard. Une heure en leur défaveur, ce mardi jour d'obligations médiatiques, mais pas assez pour s'excuser en débarquant au stade Jan-Breydel. En retard, les Olympiens le sont restés jusqu'à leur départ, définitif, de la désuète enceinte, logés dans le rétroviseur de Benfica. Cette fois couverts de honte, tout vient à point, ils ont "demandé pardon".

Pardon d'avoir entaché la gloire de l'OM au fil d'une campagne européenne, in fine, lamentable. Pardon aux 1500 courageux qui ont sacrifié leur temps et argent pour assister à ça, un pitoyable spectacle, un crachat au visage. Des joueurs, mauvais, au coach, largué, sans oublier les dirigeants, indignés, tous ont contribué à écrire l'histoire. La mauvaise. Tous responsables. Merci patrons…

Des joueurs guère concernés

"On est con les gars, on a fait les cons !" L'on a craint un instant avoir perdu Facundo Medina, lorsque l'Argentin badin s'est mué en moine bénédictin en conf', la veille. Mais le naturel est revenu au galop. Certains seront peut-être ravis d'apprendre qu'une cuisante élimination, conjuguée aux tortures de Carlos Forbs, ne lui a pas coupé le sifflet, ni son appétence pour la vulgarité. Malgré l'escorte d'un attaché de presse, craignant que la horde de journalistes ne saute sur lui, "Fac" a crié son dépit en zone mixte. "Il va falloir faire preuve d'humilité", glissait aussi le sage Geoffrey Kondogbia, en pointant les mêmes maux, avec d'autres mots. La mentalité douteuse de cette équipe.

Bien qu'ils ne soient pas seuls, les joueurs sont les premiers responsables de ce fiasco. Ce sont eux, les acteurs principaux sur lesquels repose le scénario. Des comédiens dont le jeu, pour certains, est plus habile en coulisses, où il a fallu feindre l'affliction, que sur le terrain, ballon au pied. À l'issue du bal des déçus, ouvert par le pauvre Geronimo Rulli, suivi des recrues Nwaneri et Timber, d'humeur légère, puis des aimables "Auba" et Gouiri, qui ont posé avec un supporter tandis que Matt O'Riley a préféré refuser ("Désolé, pas après ce qui vient de se passer"), l'oscar revient à Pierre-Emile Hojbjerg, la mine grave et le pas lourd sur le chemin du retour. "Si je fais attention à mes sentiments, ce sera difficile de retourner à l'entraînement (aujourd'hui)", avouait "Kondo", avant de se rendre à Clairefontaine.

Si, au moins, ils avaient tout donné. Sans doute auraient-ils moins de regrets. Les énièmes bourdes de Rulli et Balerdi, les limites du tandem Hojbjerg-Kondogbia, la maladresse d'"Auba" et Gouiri… Bien que regrettable, tout cela est entendable. Au contraire d'un investissement défaillant. Qu'il soit dû à leur nature ou à un mauvais encadrement, le résultat est le même. Cette équipe est capable du meilleur comme du pire. Cette saison, surtout du pire.

"Certains n'ont pas mesuré l'événement, ils ont marché. Moi, je ne peux pas l'accepter. C'est une faute professionnelle. J'espère que ça va avoir des conséquences, qu'ils vont se poser entre eux les bonnes questions", grondait Medhi Benatia, mécontent de la motivation des hommes qu'il a recrutés. Ces mêmes joueurs qui l'attendaient alors dans le froid brugeois, l'air perdu sur le parking de Jan-Breydel… comme sur le terrain.

Un entraîneur fragilisé

Roberto De Zerbi a l'air tout aussi perdu malgré les louanges appuyées de tous ses confrères entraîneurs. Accusant le coup, il n'a d'ailleurs pas dirigé la séance d'entraînement hier à Clairefontaine, où l'OM prépare le match contre le Paris FC, samedi. Mais comme Arne Slot, le coach de Liverpool qui lui a passé 3-0 la semaine passée au Vélodrome, Ivan Leko, large vainqueur sur le même score avec Bruges, a aussi salué "l'un des meilleurs entraîneurs du monde". Il ne s'agit pas de douter de la qualité du technicien transalpin, reconnue de tous, mais plutôt d'observer ses limites, à l'image de sa gestion des émotions, et de décortiquer ses lubies, comme son irrépressible envie de réinventer le football.

Agité devant son banc, voire surexcité, le Lombard diffuse une nervosité évidente à ses hommes, et pas seulement dans ses gestes ou ses paroles. Mercredi soir, dans le brouillard brugeois, il a par exemple aligné sa trentième composition d'équipe différente en… 30 matches, toutes compétitions confondues (17 victoires, 2 nuls, 11 défaites). C'est pourtant le premier à regretter le manque de constance de sa formation alors qu'il crée lui-même les conditions de cette instabilité, avec des choix parfois étonnants et des changements en cours de match rarement judicieux. Mais il ne faut surtout pas le dire, au risque de vexer la diva de Brescia.

"J'ai honte", s'est-il borné à dire après l'élimination "très moche" de l'OM, avouant ne pas avoir d'explications mais invitant le club dans son ensemble à faire son "examen de conscience". Ce que soulignaient des proches de joueurs dès hier, abasourdis devant l'absence de stratégie et les lacunes défensives du "Mister" De Zerbi, et ce malgré un staff qui n'a jamais été aussi pléthorique. Il doit donc s'inclure dedans et arrêter de se focaliser sur les critiques dont il fait l'objet.

L'entraîneur olympien dresse d'ailleurs souvent le même constat que les observateurs, mais il affiche une susceptibilité excessive mâtinée de paranoïa alors que ses joueurs lui manquent bien souvent plus de respect que les journalistes. Mais il préfère faire croire que les médias sont trop durs avec lui à cause de sa nationalité. C'est dire le niveau du débat…

Des dirigeants excités

Derrière un Medhi Benatia tout-puissant et un Pablo Longoria qui semble aux abonnés absents mais qui reste bien présent, l'OM navigue à vue dans les hautes sphères. Il fallait voir le directeur sportif converser jusque tard dans la nuit sur le parking du stade avec son président, tapes sur l'épaule à l'appui, après cette "soirée de merde", selon ses mots. Pendant ce temps, le directeur de cabinet gardait les valises et le responsable de la performance orchestrait le ballet des vans, tandis que le directeur de la communication, à moitié déçu (le PSG est qualifié), cherchait désespérément des toilettes. Comme sur le terrain, personne n'avait l'air à sa place.

Un laps de temps pendant lequel il a même refusé une photo à deux pauvres supporters, envoyant un membre de la sécurité pour les houspiller, alors qu'il venait de leur "demander pardon" quelques minutes plus tôt, devant les caméras, dans les entrailles du Jan-Breydel Stadion.

"C'est une faute professionnelle. J'ai rarement ressenti autant de honte dans ma carrière. On aurait quand même pu se qualifier en bon dernier, mais même ça on ne l'a pas mérité", pestait-il encore. Pas tendre avec les joueurs qu'il a lui-même recrutés, un comble, le Franco-Marocain, inlassable bosseur au vaste réseau et au carnet d'adresses étoffé, en a même invité à quitter l'OM. "Certains étaient en train de marcher... Je ne peux pas l'accepter. La porte est grande ouverte pour ceux qui ne veulent pas se battre de la 1re à la 90e minute", tonnait "Bena", un de ses surnoms, dans un numéro de stand-up qui aurait sa place sur les scènes du Vig's ou du Comédie Club Vieux-Port.

"Moi j'ai perdu beaucoup de matches, mais j'ai rarement ressenti autant de honte", appuyait-il avant de prolonger : "Il faut prendre ses responsabilités, moi je les prends, encore une fois". Une illustration parfaite du sobriquet dont certains l'ont affublé dans le vestiaire et dans le milieu, où ses détracteurs l'appellent "Moi-Je" pour sa propension à tout ramener à lui et à sa carrière passée. Mercredi encore, c'était le premier à réclamer de "l'humilité". Presque cocasse.

Des supporters bafoués

De Madrid mi-septembre, à Bruges fin janvier, près de 10 000 fidèles, en cumulé, auront sillonné l'Europe (de l'ouest) pour la gloire de l'OM et pousser dans ses derniers retranchements, cette équipe qui ne les mérite pas. Si le pire a souvent été redouté par les autorités locales, qui ont sorti l'artillerie lourde pour encadrer leurs déplacements, notamment en Belgique, les supporters marseillais se sont tenus à carreau. Hormis quelques petites frictions, ci et là, et les classiques coups de matraques des policiers espagnols, rien à signaler du mauvais côté…

De l'autre ? Des chants qui ont égayé les centres-villes, parfois deux soirs avant le jour J, des bruyants cortèges pour faire grimper la température et des parcages déchaînés. Dans le mythique Bernabeu, l'on a entendu qu'eux. Idem au Lotto Park, où ils se sont régalés en chantant "Vamos a la playa" pour chambrer les Saint-Gillois. Mercredi soir encore, après s'être réchauffés à la lumière des fumigènes, les 1500 Marseillais ont retourné le stade Jan-Breydel, sans jamais s'arrêter alors que les Flamands rossaient leurs protégés.

Malgré leur inébranlable foi, ils ont accusé le coup quand la mauvaise nouvelle est parvenue de Lisbonne, aux alentours de 23h05. Les plus anciens, malgré une solide expérience des désillusions, étaient encore hantés hier matin par ce final à l'Estadio da Luz, "regardé en boucle" sans arriver à y croire. Les aînés avaient la main de Vata, les nouveaux traumatisés auront la tête de Trubin.
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar Dragan » 30 Jan 2026, 11:24

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Manque de leadership, fossé entre le groupe et les dirigeants : la saison de l'OM remise en question par le fiasco européen

Catastrophiques mercredi à Bruges (0-3), les Marseillais sont sortis de la Ligue des champions et ont considérablement assombri leur saison. Des joueurs aux dirigeants, les secousses ne vont épargner personne.




Les Marseillais ont pris leurs quartiers jeudi dans un hôtel de Rambouillet (Yvelines), à deux pas de Clairefontaine où ils préparent le déplacement sur le terrain du Paris FC, samedi. Il faut bien une mise au vert pour digérer l'affreux fiasco de mercredi, cette improbable élimination de la Ligue des champions après une défaite 3-0 face au Club Bruges.

Dix-neuvième au coup d'envoi, les Olympiens ont glissé à la vingt-cinquième place, la pire, quelques minutes après le coup de sifflet final, et ils ont vécu ce moment comme on traverse une catastrophe. Une telle déflagration bouleverse la saison de l'OM, pose mille questions, et toutes les réponses ne seront pas données tout de suite.

L'échec est si immense, si profond, que personne au club ne peut dire qu'il n'y est pour rien. Mais tout le monde ne subira pas les mêmes conséquences, et l'entraîneur, le dirigeant le plus exposé, et les joueurs se retrouvent en première ligne.

Les joueurs, le leadership en question

Une nouvelle fois, le directeur du football de l'OM s'est invité en zone mixte, mercredi soir, où il est le salarié du club le plus assidu cette saison. Medhi Benatia a eu des mots forts, évoquant « la honte » ressentie après cette claque ou encore « une faute professionnelle », une critique ouvertement adressée aux joueurs.

Ces derniers n'ont pas dû regretter de rallier Paris directement depuis Bruges, plutôt que de s'exposer à un retour chahuté à Marignane puis à la Commanderie.

Depuis l'élimination, l'effectif est resté très discret, sonné par le scénario, et les entourages ont pris soin de ne pas plus remuer le couteau dans la plaie. La soirée brugeoise avait apporté son lot suffisant de douleurs et de peine, sur la pelouse et face aux micros. De Zerbi a cité Facundo Medina, rincé par « la vitesse de (Carlos) Forbs », et fustigé l'entame, pourtant ciblée à la causerie : « J'aurais préféré qu'on prenne deux rouges. »

En quatre jours, entre Lens (3-1) et Bruges (0-3), son équipe a montré l'étendue de ses grands écarts. Mercredi soir, il y a eu plusieurs scènes symptomatiques. Amir Murillo et Balerdi ont longtemps tâtonné au marquage, Pierre-Emile Höjbjerg a énervé tout le monde à indiquer les zones de pressing...

Comme contre l'Union (3-2, le 9 décembre), comme face à Liverpool (0-3, le 21 janvier), les Marseillais ont semblé perdus pour gérer les transitions entre les phases défensives et offensives. Et quand il y a le feu, les ressources mentales s'évaporent et aucun leader ne se dégage pour calmer le jeu.

« Être très visible, faire beaucoup de gestes : est-ce ça le leadership ? Poser la question, c'est déjà y répondre... », pique un proche du groupe. Ce manque de leadership a sauté aux yeux du staff assez rapidement à l'automne, aux premières déconvenues. Les départs de Valentin Rongier et Adrien Rabiot, dans ce domaine aussi, n'ont pas été compensés.

Balerdi porte bien le brassard mais sous ses airs provocateurs sur le terrain, l'Argentin est plutôt docile en dehors. Il a d'ailleurs parfois essuyé des remontrances publiques de son coach, quoi qu'il en dise, sans broncher. Et son statut a été fragilisé par les arrivées de plusieurs joueurs dans son secteur comme par ses passages plus réguliers sur le banc.

Höjbjerg a le profil d'un capitaine, et il est deuxième dans la hiérarchie, mais l'international danois n'est plus aussi audible que la saison passée. Très proche de De Zerbi et Benatia, il paye peut-être cette proximité aux yeux de certains de ses coéquipiers, échaudés par le traitement de plusieurs joueurs et les grandes lessives à répétition.

Medina aurait pu avoir ce rôle-là, mais l'Argentin a été écarté pendant plusieurs mois et il est difficile d'être audible quand on ne joue pas. Un constat qui s'applique aussi à Kondogbia. « On a ce qu'on mérite, a soupiré ce dernier mercredi soir. Il va falloir se regarder dans la glace, faire preuve d'humilité, se retrousser les manches et moins parler. »

Benatia, lui, n'a nommé personne, a distingué ceux qui « ont mouillé le maillot » de ceux qui « étaient en train de marcher », et on a bien compris qu'il visait certains cadres, comme Balerdi ou Mason Greenwood « J'espère qu'ils vont se poser les bonnes questions, a-t-il appelé. J'attends que les mecs un peu plus connectés, à 200-250-300 matches, soient capables de se rendre compte qu'on a une saison à finir, avec une Coupe qu'on doit aller chercher. Mais je ne sais pas quelle équipe je vais trouver contre Rennes (le 3 février, en huitièmes de finale de Coupe de France). Si c'est celle-là, on va en prendre 5. » Ironie du destin, Rennes renvoie l'OM à ses démons du début de saison et la bagarre entre Rabiot et Jonathan Rowe...

Benatia, réunions et tensions

Ce n'était pas la première fois depuis le début de l'année que Benatia employait un discours musclé. Il a provoqué une réunion au Koweït, le lundi 5 janvier, qui est restée dans les mémoires de l'effectif. Après une séance légère à La Commanderie, au lendemain de la désillusion face à Nantes (0-2, le 4 janvier), les Marseillais ont embarqué en direction de la capitale du pays du Golfe dans l'après-midi. À peine arrivés sur place, le temps d'avaler un dîner, Balerdi et ses coéquipiers ont été convoqués aux alentours de minuit par Benatia et le président, Pablo Longoria.

Une rencontre à laquelle De Zerbi n'avait pas souhaité assister. Pendant deux heures, le directeur du football était revenu sur la défaite contre Nantes, sur l'irrégularité de l'équipe, Longoria restant mutique à ses côtés. Il avait tenté de comprendre les attitudes des joueurs, soulignant qu'ils étaient pourtant grassement rémunérés, qu'ils avaient autour d'eux une équipe dévouée pour les servir.

Le ton est monté d'un cran quand un sujet, a priori anodin, est (re) venu sur la table : le vestiaire des pros au centre d'entraînement. Sur le groupe WhatsApp partagé par les joueurs, le staff et les dirigeants, Balerdi avait envoyé un message, au nom de tout le groupe, courant décembre, pour demander s'il n'était pas possible de le cloisonner davantage.

Pour comprendre la requête, il faut expliquer : le vestiaire est situé à un carrefour du bâtiment, et s'il est possible de l'éviter pour passer d'une salle à une autre, tout le monde a pris l'habitude depuis des mois de le traverser : les adjoints, les intendants, les dirigeants, les kinés, etc.

Balerdi a alors simplement fait remarquer que c'était le seul lieu où les joueurs pouvaient être vraiment entre eux. Bob Tahri, le coordinateur sportif aux multiples casquettes, avait répondu qu'il allait s'occuper de ce dossier. Fin de l'histoire ? Pas vraiment.

Visiblement furieux de voir ce sujet revenir dans les discussions au Koweït, Benatia a alors interpellé Balerdi, en se redressant sur sa chaise : « Dis-moi Léo, c'est toi qui payes le loyer du vestiaire ? » À au moins trois reprises, le directeur du football de l'OM a répété cette phrase devant un Balerdi estomaqué. C'est finalement Geronimo Rulli qui a écourté l'échange en rappelant qu'il fallait garder de l'énergie avant le grand match qui les attendait, en l'occurrence le Trophée des champions.

Benatia et Greenwood s'ignorent au quotidien

Cette réunion, même anecdotique, confirmée par le club mais limitée à des propos sportifs et sans conséquence sur la suite selon ce dernier, témoigne du fossé qui s'est creusé au fil des derniers mois entre le dirigeant et le groupe, où certains ne cachent même plus leur indifférence à son égard, à commencer par Mason Greenwood.

Benatia et l'Anglais s'ignorent ouvertement au quotidien la plupart du temps, le premier n'hésitant jamais à souligner les manquements du second sur le terrain et en dehors, comme l'été dernier quand l'ancien de Manchester United avait décidé de zapper une obligation commerciale sans s'inquiéter d'une quelconque répercussion.

Le cas d'Arthur Vermeeren est également éloquent. Le milieu international belge vient de passer les trois derniers matches, parmi les plus importants de la saison, sur le banc, sans entrer, dans un contexte qu'il connaît pourtant bien et dans une nouvelle soirée où le milieu marseillais s'est retrouvé noyé.

Sa situation est d'autant plus paradoxale qu'il avait gagné sa place dans le onze sur la première moitié d'exercice et que ses dirigeants lui avaient dressé un bilan positif en fin d'année, se projetant au-delà de la saison. Quelques semaines plus tard, le discours de la direction sportive a radicalement changé : son temps de jeu sera désormais réduit et son option d'achat (environ 20 M €), incluse dans son prêt depuis Leipzig, aura de moins en moins de chances d'être activée.

Sans grandes justifications, si ce n'est son expulsion face à Nantes. Ces relations de plus en plus tendues pourraient-elles inciter Benatia à écourter sa mission à l'OM, comme il l'a déjà lui-même suggéré à plusieurs reprises publiquement ? Il ne cesse de répéter ce message en privé tout en promettant qu'il faudra comparer son bilan avec celui de son futur successeur pour vraiment le juger.


https://www.lequipe.fr/Football/Article ... en/1637721
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar Ryo Saeba » 30 Jan 2026, 11:49

Merci pour les articles.
Le match de Paris fc est déjà demain à 17h sur bein. Heureusement j’ai pas la chaîne, ça permettra de ne voir que le score et le récit par texte.
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar Pancho11 » 30 Jan 2026, 11:55

En France des qu'il y a de l'exigence ça part en vrille. A l'étranger les mêmes la ramènent pas
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar spy » 30 Jan 2026, 12:03

L’article est écrit depuis une dizaine de jours, ils attendaient le bon moment pour le balancer. Ces sacs à merde nous détestent plus que toi. Acheter leur quotidien, aller sur leur chaîne, c’est les aider à nous pourrir
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge 3-0 OM

Messagepar fourcroy » 30 Jan 2026, 12:55

L'article décrit un personnage à la communication interne très maladroite.

Concernant Rulli, tout le monde a vu que, sur le premier but, il a la main en guimauve, mais il faut ajouter que ce n'est pas de sa faute si le type qui l'allume est entièrement seul dans la surface. Il n'est pas le seul responsable de cette entrée en matière catastrophique.
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge 3-0 OM

Messagepar Ryo Saeba » 30 Jan 2026, 13:13

Exact , rulli est un maillon de la chaîne qui se casse, mais c’est loin d’être le plus coupable.
Je lui en veux plutôt sur ses relances au pied qui tout au long de la saison sont compliqués et permettent à l’adversaire d’avoir des occasions sur ses pertes.

Aguerd doit prendre l’autorité sur ses défenseurs, et je trouve qu’il subit plus qu’il s’impose ces derniers temps.
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge 3-0 OM

Messagepar spy » 30 Jan 2026, 16:00

fourcroy a écrit:L'article décrit un personnage à la communication interne très maladroite.

Concernant Rulli, tout le monde a vu que, sur le premier but, il a la main en guimauve, mais il faut ajouter que ce n'est pas de sa faute si le type qui l'allume est entièrement seul dans la surface. Il n'est pas le seul responsable de cette entrée en matière catastrophique.

Non ce n'est pas le seul mais en terme il a une grosse part de responsabilité. Le tir est quand même excentré et sur lui .
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge 3-0 OM

Messagepar Serber » 30 Jan 2026, 16:23

Je me demande si il n’est pas surpris de l’avoir autant sur lui ce ballon, là où l’adversaire en ouvrant le pied aurait davantage été chercher le petit filet.
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge 3-0 OM

Messagepar Shakarf^ » 30 Jan 2026, 17:12

Rabiot...
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Kondogbia le mix parfait entre Mandanda et Brandao.
Il y a du talent dans cette équipe c'est ça qui est rageant mais ça manque clairement de leadership.
J'ai encore du vomi dans la bouche
Bernard Tapie : "J’avais dit que Papus Camara rejouerait au football quand il pleuvra de la merde, je me suis trompé: il a plu des Zubar".

LUCHO: Si on est champions, j’aurai un Tatouage de l'OM. Promis...
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge - OM

Messagepar Serber » 30 Jan 2026, 19:34

Dragan a écrit:
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Les coulisses d'un voyage en enfer
La Provence

Spoiler: montrer
Retour sur le déplacement en Belgique, pourtant présenté comme "historique" pour les hommes de Roberto De Zerbi, éliminés de la C1 après le coup de sifflet final. Joueurs, entraîneur, dirigeants, tous ont été minables…contrairement à leurs supporters. Récit

Comme un mauvais présage, ils ont ouvert leur séjour brugeois (très) en retard. Une heure en leur défaveur, ce mardi jour d'obligations médiatiques, mais pas assez pour s'excuser en débarquant au stade Jan-Breydel. En retard, les Olympiens le sont restés jusqu'à leur départ, définitif, de la désuète enceinte, logés dans le rétroviseur de Benfica. Cette fois couverts de honte, tout vient à point, ils ont "demandé pardon".

Pardon d'avoir entaché la gloire de l'OM au fil d'une campagne européenne, in fine, lamentable. Pardon aux 1500 courageux qui ont sacrifié leur temps et argent pour assister à ça, un pitoyable spectacle, un crachat au visage. Des joueurs, mauvais, au coach, largué, sans oublier les dirigeants, indignés, tous ont contribué à écrire l'histoire. La mauvaise. Tous responsables. Merci patrons…

Des joueurs guère concernés

"On est con les gars, on a fait les cons !" L'on a craint un instant avoir perdu Facundo Medina, lorsque l'Argentin badin s'est mué en moine bénédictin en conf', la veille. Mais le naturel est revenu au galop. Certains seront peut-être ravis d'apprendre qu'une cuisante élimination, conjuguée aux tortures de Carlos Forbs, ne lui a pas coupé le sifflet, ni son appétence pour la vulgarité. Malgré l'escorte d'un attaché de presse, craignant que la horde de journalistes ne saute sur lui, "Fac" a crié son dépit en zone mixte. "Il va falloir faire preuve d'humilité", glissait aussi le sage Geoffrey Kondogbia, en pointant les mêmes maux, avec d'autres mots. La mentalité douteuse de cette équipe.

Bien qu'ils ne soient pas seuls, les joueurs sont les premiers responsables de ce fiasco. Ce sont eux, les acteurs principaux sur lesquels repose le scénario. Des comédiens dont le jeu, pour certains, est plus habile en coulisses, où il a fallu feindre l'affliction, que sur le terrain, ballon au pied. À l'issue du bal des déçus, ouvert par le pauvre Geronimo Rulli, suivi des recrues Nwaneri et Timber, d'humeur légère, puis des aimables "Auba" et Gouiri, qui ont posé avec un supporter tandis que Matt O'Riley a préféré refuser ("Désolé, pas après ce qui vient de se passer"), l'oscar revient à Pierre-Emile Hojbjerg, la mine grave et le pas lourd sur le chemin du retour. "Si je fais attention à mes sentiments, ce sera difficile de retourner à l'entraînement (aujourd'hui)", avouait "Kondo", avant de se rendre à Clairefontaine.

Si, au moins, ils avaient tout donné. Sans doute auraient-ils moins de regrets. Les énièmes bourdes de Rulli et Balerdi, les limites du tandem Hojbjerg-Kondogbia, la maladresse d'"Auba" et Gouiri… Bien que regrettable, tout cela est entendable. Au contraire d'un investissement défaillant. Qu'il soit dû à leur nature ou à un mauvais encadrement, le résultat est le même. Cette équipe est capable du meilleur comme du pire. Cette saison, surtout du pire.

"Certains n'ont pas mesuré l'événement, ils ont marché. Moi, je ne peux pas l'accepter. C'est une faute professionnelle. J'espère que ça va avoir des conséquences, qu'ils vont se poser entre eux les bonnes questions", grondait Medhi Benatia, mécontent de la motivation des hommes qu'il a recrutés. Ces mêmes joueurs qui l'attendaient alors dans le froid brugeois, l'air perdu sur le parking de Jan-Breydel… comme sur le terrain.

Un entraîneur fragilisé

Roberto De Zerbi a l'air tout aussi perdu malgré les louanges appuyées de tous ses confrères entraîneurs. Accusant le coup, il n'a d'ailleurs pas dirigé la séance d'entraînement hier à Clairefontaine, où l'OM prépare le match contre le Paris FC, samedi. Mais comme Arne Slot, le coach de Liverpool qui lui a passé 3-0 la semaine passée au Vélodrome, Ivan Leko, large vainqueur sur le même score avec Bruges, a aussi salué "l'un des meilleurs entraîneurs du monde". Il ne s'agit pas de douter de la qualité du technicien transalpin, reconnue de tous, mais plutôt d'observer ses limites, à l'image de sa gestion des émotions, et de décortiquer ses lubies, comme son irrépressible envie de réinventer le football.

Agité devant son banc, voire surexcité, le Lombard diffuse une nervosité évidente à ses hommes, et pas seulement dans ses gestes ou ses paroles. Mercredi soir, dans le brouillard brugeois, il a par exemple aligné sa trentième composition d'équipe différente en… 30 matches, toutes compétitions confondues (17 victoires, 2 nuls, 11 défaites). C'est pourtant le premier à regretter le manque de constance de sa formation alors qu'il crée lui-même les conditions de cette instabilité, avec des choix parfois étonnants et des changements en cours de match rarement judicieux. Mais il ne faut surtout pas le dire, au risque de vexer la diva de Brescia.

"J'ai honte", s'est-il borné à dire après l'élimination "très moche" de l'OM, avouant ne pas avoir d'explications mais invitant le club dans son ensemble à faire son "examen de conscience". Ce que soulignaient des proches de joueurs dès hier, abasourdis devant l'absence de stratégie et les lacunes défensives du "Mister" De Zerbi, et ce malgré un staff qui n'a jamais été aussi pléthorique. Il doit donc s'inclure dedans et arrêter de se focaliser sur les critiques dont il fait l'objet.

L'entraîneur olympien dresse d'ailleurs souvent le même constat que les observateurs, mais il affiche une susceptibilité excessive mâtinée de paranoïa alors que ses joueurs lui manquent bien souvent plus de respect que les journalistes. Mais il préfère faire croire que les médias sont trop durs avec lui à cause de sa nationalité. C'est dire le niveau du débat…

Des dirigeants excités

Derrière un Medhi Benatia tout-puissant et un Pablo Longoria qui semble aux abonnés absents mais qui reste bien présent, l'OM navigue à vue dans les hautes sphères. Il fallait voir le directeur sportif converser jusque tard dans la nuit sur le parking du stade avec son président, tapes sur l'épaule à l'appui, après cette "soirée de merde", selon ses mots. Pendant ce temps, le directeur de cabinet gardait les valises et le responsable de la performance orchestrait le ballet des vans, tandis que le directeur de la communication, à moitié déçu (le PSG est qualifié), cherchait désespérément des toilettes. Comme sur le terrain, personne n'avait l'air à sa place.

Un laps de temps pendant lequel il a même refusé une photo à deux pauvres supporters, envoyant un membre de la sécurité pour les houspiller, alors qu'il venait de leur "demander pardon" quelques minutes plus tôt, devant les caméras, dans les entrailles du Jan-Breydel Stadion.

"C'est une faute professionnelle. J'ai rarement ressenti autant de honte dans ma carrière. On aurait quand même pu se qualifier en bon dernier, mais même ça on ne l'a pas mérité", pestait-il encore. Pas tendre avec les joueurs qu'il a lui-même recrutés, un comble, le Franco-Marocain, inlassable bosseur au vaste réseau et au carnet d'adresses étoffé, en a même invité à quitter l'OM. "Certains étaient en train de marcher... Je ne peux pas l'accepter. La porte est grande ouverte pour ceux qui ne veulent pas se battre de la 1re à la 90e minute", tonnait "Bena", un de ses surnoms, dans un numéro de stand-up qui aurait sa place sur les scènes du Vig's ou du Comédie Club Vieux-Port.

"Moi j'ai perdu beaucoup de matches, mais j'ai rarement ressenti autant de honte", appuyait-il avant de prolonger : "Il faut prendre ses responsabilités, moi je les prends, encore une fois". Une illustration parfaite du sobriquet dont certains l'ont affublé dans le vestiaire et dans le milieu, où ses détracteurs l'appellent "Moi-Je" pour sa propension à tout ramener à lui et à sa carrière passée. Mercredi encore, c'était le premier à réclamer de "l'humilité". Presque cocasse.

Des supporters bafoués

De Madrid mi-septembre, à Bruges fin janvier, près de 10 000 fidèles, en cumulé, auront sillonné l'Europe (de l'ouest) pour la gloire de l'OM et pousser dans ses derniers retranchements, cette équipe qui ne les mérite pas. Si le pire a souvent été redouté par les autorités locales, qui ont sorti l'artillerie lourde pour encadrer leurs déplacements, notamment en Belgique, les supporters marseillais se sont tenus à carreau. Hormis quelques petites frictions, ci et là, et les classiques coups de matraques des policiers espagnols, rien à signaler du mauvais côté…

De l'autre ? Des chants qui ont égayé les centres-villes, parfois deux soirs avant le jour J, des bruyants cortèges pour faire grimper la température et des parcages déchaînés. Dans le mythique Bernabeu, l'on a entendu qu'eux. Idem au Lotto Park, où ils se sont régalés en chantant "Vamos a la playa" pour chambrer les Saint-Gillois. Mercredi soir encore, après s'être réchauffés à la lumière des fumigènes, les 1500 Marseillais ont retourné le stade Jan-Breydel, sans jamais s'arrêter alors que les Flamands rossaient leurs protégés.

Malgré leur inébranlable foi, ils ont accusé le coup quand la mauvaise nouvelle est parvenue de Lisbonne, aux alentours de 23h05. Les plus anciens, malgré une solide expérience des désillusions, étaient encore hantés hier matin par ce final à l'Estadio da Luz, "regardé en boucle" sans arriver à y croire. Les aînés avaient la main de Vata, les nouveaux traumatisés auront la tête de Trubin.

La comparaison avec la main de Vata est absolument ridicule. De la déception ok, mais quel traumatisme? Il y avait une place en finale en jeu mercredi soir?
Les mecs de La Provence ont écrit cela la bave aux lèvres. Même la presse locale est à gerber. Mais c’est pour le bien de l’OM évidemment, ceux là même qui érigeraient une statue à Rolland.C…
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge 3-0 OM

Messagepar D-Dro » 30 Jan 2026, 22:39

J'avais oublié que même Brest est sorti des poules l'an dernier. :|
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Re: [2025/26 - UCL - J8] Club Brugge 3-0 OM

Messagepar Serber » 30 Jan 2026, 23:00

D-Dro, ouais, mais t'as vu leur tirage et contre qui ils gagnent? Et puis pour se prendre un 10-0 en barrages...
Ensuite, l'ordre des matchs a une incidence énorme. Bodo Glimt, pour ne citer qu'eux, prend les 2/3 de ses points sur les 2 derniers matchs en affrontant de belles équipes, certes, mais pour le moins démobilisées
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