EL (groupes) | RBS-OM : l’EL leur donnera-t-elle des ailes ?

L’OM a désormais rendez-vous sur la scène européenne deux semaines après la réception de Konyaspor. En attendant de confirmer un éventuel redressement sportif en championnat, les joueurs ont l’occasion de bonifier en Europa League et en Autriche, face au Red Bull Salzburg, la victoire acquise lors du premier match officiel de cette compétition.


Veni, vidi, vici ?

L’OGC Nice n’avait pas réussi à remplir les travées de la Red Bull Arena lors de sa confrontation face à cette même équipe la saison passée. À ce propos, espérons que les Phocéens parviendront à dépasser les Niçois au moins au niveau de l’affluence. Il serait de bon ton pour la renommée du club de continuer à attirer les foules, notamment à l’extérieur…

Cher président, voyez comment remplir un stade…

Pour autant, les joueurs de Lucien Favre avaient quitté la ville natale de Mozart avec trois points dans la besace et c’est le minimum que l’on sera en droit d’attendre des Marseillais. Une victoire permettrait, en effet, d’apaiser le climat moribond qui règne au sein de l’institution olympienne et d’éviter de donner trop de grain à moudre aux médias…

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En outre, un succès à Salzburg offrirait à l’OM cinq points d’avance sur ce concurrent et serait de bon augure pour les seizièmes de finale. Par conséquent, n’ayons pas peur de gagner des matches !

L’OM favori ? Pas si sûr…

Avant d’opposer son style de jeu, l’Olympique de Marseille pourrait faire prévaloir son palmarès, comme le font souvent les fans pour témoigner de la grandeur de leur club.

Une splendeur qui se mesure aujourd’hui à l’aune d’une génération et si les Autrichiens peuvent se vanter d’avoir participé à une finale de la Coupe de l’UEFA (en 1994 face à l’Inter Milan), ce parcours remonte également à une époque où le principal club de la ville de Salzburg n’avait pas encore été racheté par la firme Red Bull.

Toutefois, pour rééditer la performance des joueurs azuréens, il faudra se retrousser les manches ! Bien que le Red Bull Salzburg ne compte pas parmi les équipes européennes habituées à se distinguer sur la scène internationale, cette formation est d’un niveau supérieur à celui du précédent adversaire de l’OM. Quadruple champion en titre, le club autrichien domine ainsi allègrement les joutes nationales depuis quelques années.

La Corée aurait prévu de nouveaux essais de missiles jeudi soir à la Red Bull Arena.

Ces prestations constantes témoignent de l’apport considérable de l’attaquant espagnol, Jonathan Soriano, devenu meilleur buteur de l’histoire du club lors de son passage entre 2012 et 2017. Fort heureusement pour la bande à Rudi, le joueur a quitté les verts pâturages autrichiens pour la Chine.

Le coréen Hwang Hee-Chan semble néanmoins constituer une réelle menace et à ce titre, devra être surveillé comme le lait sur le feu si l’on en croit les observations sociologiques de Jean-Michel Larqué : « Attention, ils sont véloces ces Coréens ! »

Musique, maestro !

Personne ne sait encore si l’on pourra compter sur Kostas Mitroglou : ni les supporters mal informés par le club ni les journalistes qui supputent plus qu’ils ne savent. Cependant, selon certains observateurs, il se pourrait que la dernière recrue estivale intègre le groupe dans les jours qui viennent. Par ailleurs, il serait accompagné de Steve Mandanda et d’Aymen Abdennour.

« À deux mètres, au prochain plot, tournez à gauche. Il ne vous restera plus que 1673 kilomètres pour rejoindre Salzburg »

Ces retours de blessure sont attendus et espérés. Une aubaine pour le chef d’orchestre ? Pas forcément, sachant qu’il ne sera plus question pour lui de s’adapter en fonction de l’état de forme des joueurs, des absences ou de l’adversaire. Au contraire, le moment sera venu d’accorder les violons et de prendre une décision sur l’orientation à donner à son équipe !

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Pourra-t-il aligner Mandanda alors que Yohan Pelé se montre presque irréprochable sur le terrain quand on fait appel à lui ? Dans quelles conditions titularisera-t-il Mitroglou ? Quelles seront les conséquences de ce choix sur le temps de jeu et l’utilisation de Valère Germain ? L’animation offensive sera-t-elle repensée afin de faire évoluer deux attaquants ensemble ? Quel sera l’impact de ce choix sur l’organisation du milieu de terrain et sur le rôle de Dimitri Payet ?

Ces questions vont empêcher Rudi Garcia de dormir dans les prochains jours, car les réponses qu’il formulera devront non seulement lui permettre de bien négocier cette rencontre d’Europa League, mais aussi et surtout, de prouver qu’il est capable d’assumer les ambitions affichées en début de saison par Jacques-Henri Eyraud.

Mieux vaut prendre le taureau par les cornes…

La Coupe d’Europe est une petite musique entraînante. Face à une équipe joueuse, il serait regrettable de ne pas fredonner une partition à même de réveiller les ruelles de la vieille cité autrichienne au rythme des symphonies qui ont jalonné son histoire.

Quoi qu’il en soit, les Marseillais devront déployer des ailes pour être enfin à la hauteur de ce qu’on attend d’eux !


 

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A propos de Chris Red


Rédacteur pour le plaisir et passionné de l'OM, je suis également auteur de romans et de nouvelles SF/Fantastique et traducteur novice dans le même domaine.
Article lu 1214 fois, écrit le par Chris Red Cet article a été posté dans Avant-match et taggé , , . Sauvegarder le lien.

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