(F) Résultats et analyse de la 9e journée

Lyon remporte le match au sommet face au PSG (1-0). Montpellier, qui s’impose à Marseille (3-0) et Bordeaux vainqueur à Metz (4-0) continuent de se marquer à la culotte pour la 3e place. Reims l’emporte une nouvelle fois à l’extérieur, à Soyaux (1-0), Fleury et Dijon ne peuvent se départager (1-1), tandis que Guingamp se paie le PFC (2-0) avec un but superbe d’Oparanozie.

Samedi 16 novembre

Metz 0 – 4 Bordeaux
Soyaux 0 – 1 Reims
OM 0 – 3 MHSC
Fleury 1 – 1 Dijon
Lyon 1 – 0 PSG

Dimanche 17 novembre

Guingamp – Paris FC

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 METZ  0 – 4  BORDEAUX

 Pas de miracle pour les dernières de la classe qui courent toujours après un premier succès dans ce championnat. Pire même, la réception des Bordelaises s’est soldée au final par une douloureuse correction. Les Lorraines n’ont pu résister à la puissance offensive girondine. C’est Inès Jauréna qui allumait la première mèche avec la complicité malheureuse de la gardienne messine et des Bleuettes Justine Lerond. Le tir lobé de l’ancienne joueuse du PFC trouvait la barre, rebondissait sur la tête de la gardienne et allait au fond (23e, 0-1)…
Il fallut attendre la deuxième période pour voir les joueuses locales lâcher définitivement prise. Ce fut tout d’abord l’internationale jamaïcaine Khadija Shaw au bout d’une action Asseyi-Lavogez (53e, 0-2) qui fit le break. Puis Metz craqua, encaissant deux nouveaux buts en l’espace de six minutes : on retrouvait dans un premier temps le même trio infernal, Asseyi au départ de l’action, Shaw à la passe décisive et Claire Lavogez à la conclusion, du point de pénalty (78e, 0-3). Puis Khadija Shaw y allait de son doublé en reprenant de la tête un centre de Chatelain, inscrivant par la même occasion son 8e but de la saison (84e, 0-4).

Metz reste dernier à cinq longueurs de l’OM et sept de Dijon avant de recevoir Fleury, puis d’aller à Lyon. La situation s’aggrave de journée en journée…
Bordeaux, de son côté, demeure dans le sillage de Montpellier, un petit point derrière et revient à quatre longueurs seulement du PSG. Prochains rendez-vous des Girondines : nouveau déplacement, au Paris FC cette fois, et réception de Reims…

Buts : Justine Lerond csc (23e), Khadija Shaw (53e, 84e), Claire Lavoge (78e).

Spectateurs : 153

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SOYAUX  0 – 1  REIMS

Soyaux n’a toujours pas gagné à domicile cette saison, et Reims a remporté sa troisième victoire à l’extérieur. Voilà les enseignements de cette rencontre qui aura donc confirmé les dispositions des promues champenoises hors de leur base, après leurs précédents succès à Marseille et Metz. Il aura suffi comme en Lorraine d’un seul et unique petit – mais ô combien précieux ! – but, signé cette fois par la Costaricienne Melissa Herrera, après un service de la jeune Naomie Feller, qui avait récupéré un ballon perdu par la capitaine de l’ASJ Anna Clérac (21e, 0-1).
Les Sojaldiciennes peuvent avoir des regrets, le match nul leur ayant échappé dans le temps additionnel avec un pénalty (très généreux) envoyé sur la barre par Laura Bourgouin, laquelle eut d’ailleurs plusieurs occasions d’égaliser…

Dans la continuité de sa lourde défaite à Bordeaux (1-4), Soyaux marque le pas, après être resté invaincu six matchs. La réception de Lyon la semaine prochaine a peu de chances de voir les Charentaises l’emporter enfin chez elles. Il faudra alors compenser ce qui risque bien d’être une série de trois défaites de rang par une performance à Marseille lors de la dernière journée de la phase aller…
Reims fait évidemment une excellente opération, mettant la zone rouge de relégation à quatre points et rejoignant au classement leurs vaincues du jour. D’autant plus précieux que les deux prochaines rencontres s’annoncent bien difficiles, face au PSG et à Bordeaux…

Buts : Melissa Herrera (21e).

Spectateurs : 363

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OM  0 – 3  MHSC

Les jours et les matchs passent, les résultats et surtout l’incroyable fragilité défensive de l’OM demeurent. Un simple coup d’œil aux buts encaissés face au MHSC ce samedi et leur mise en comparaison avec ceux des matchs précédents, le démontre aisément. Toujours les mêmes erreurs de placement, toujours la même passivité et la même naïveté, toujours la même impression de n’importe quoi. Face à des attaquantes aussi performantes que celles du MHSC, il ne fallait donc pas espérer un miracle qui n’a effectivement pas eu lieu.
C’est l’internationale Valérie Gauvin qui ouvrit le score, bien lancée de loin par l’Autrichienne Puntingam. L’avant-centre des Bleues n’eut aucun mal à battre Blandine Joly de près, le marquage sur elle étant inexistant (29e, 0-1).
Dès la reprise, on eut droit à ce qui est désormais un grand classique des buts encaissés par l’OM à chaque match : celui du second poteau. Gauvin se faisait passeuse pour la tête de l’Allemande Lena Petermann, au second poteau donc (48e, 0-2). On peut quand même s’interroger sur la répétition de ces buts à l’identique…
Le troisième but à un quart d’heure de la fin intervint comme à la parade et face à une défense une fois de plus aux abonnées absentes. Petermann rendait la politesse à Gauvin en lui délivrant à son tour un bon centre devant le but, que la joueuse formée au TFC n’eut même pas besoin de contrôler pour l’expédier au fond des filets (76e, 0-3).

L’OM reste relégable avec désormais 1 point de retard sur  Dijon, précisément là où les Olympiennes se rendront la semaine prochaine pour un match crucial dans l’optique du maintien. Une défaite les condamnerait d’ores et déjà à terminer la phase aller dans la zone rouge, quel que soit ensuite le résultat face à Soyaux…
Le MHSC, grâce à cette victoire, revient à trois longueurs de la 2e place et du PSG, tout en en conservant une d’avance sur Bordeaux. Après la réception de Guingamp, ce sera justement au PSG que se rendront les Pailladines pour boucler la phase aller…

[Une analyse détaillée des buts sera publiée ultérieurement]

Buts : Valérie Gauvin (29e, 76e), Lena Petermann (48e).

Spectateurs : 126

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FLEURY  1  – 1  DIJON

Deux adversaires à la dynamique positive se rencontraient en Essonne et le match a débouché sur un nul qui, naturellement, fait davantage le bonheur de Dijon que de Fleury. Le tableau d’affichage a bougé deux fois en l’espace de cinq minutes et avant que la demi-heure de jeu ne soit atteinte. Puis plus rien.
Ce sont les Floriacumoises qui ouvraient le score par leur buteuse patentée Marina Makanza qui profitait d’une mésentente entre la gardienne dijonnaise et sa défenseure centrale Cuynet pour inscrire son 4e but de la saison (25e, 1-0).
Le FCF91 n’eut pas beaucoup le temps de fêter ce but, car le DFCO égalisa moins de cinq minutes plus tard, bénéficiant d’un pénalty pour une main de Sissoko, suite à un centre de Declerq. La capitaine Élise Bussaglia ne laissait pas passer l’occasion (29e, 1-1).
Plus rien ne devait être marqué pendant l’heure restante et ce partage des points fait rater à Fleury une belle occasion de se hisser à la 5e place du classement, le laissant à la 7e. Ce sera peut-être pour la prochaine journée, lorsque les Essonniennes se rendront chez la lanterne rouge Metz, avant de recevoir le Paris FC pour le grand derby départemental.
Dijon met un petit point d’écart entre lui et la ligne de relégation, occupée justement par son prochain adversaire, l’OM, que les Bourguignonnes accueilleront samedi prochain, un rendez-vous de la plus haute importance, et que le DFCO abordera en confiance, surfant sur sa série en cours de 5 matchs sans défaite (1 victoire, 4 nuls).

Buts : Marina Makanza (25e) / Élise Bussaglia s.p. (29e).

Spectateurs : 174

Vidéo des buts à venir

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OL  1 – 0  PSG

Comme d’hab… Lyon s’est une fois de plus imposé devant son seul rival national, le PSG, et une fois de plus depuis un certain temps (et à l’exception néanmoins notable du 5-0 de la saison dernière) par la plus petite des marges. Un but a suffi aux Fenottes pour faire un pas important vers un 14e titre consécutif. On restera tout de même prudent, car il reste 13 matchs à jouer dont, surtout, la confrontation retour entre les deux formations. Mais il faudra alors au PSG l’emporter par deux buts d’écart pour coiffer les Lyonnaises au poteau… et sans oublier qu’il lui sera nécessaire de gagner ses 12 autres matchs, car c’est sans doute ce que fera l’OL. Or, Paris n’a jamais battu Lyon par un tel écart (toujours 1-0). On voit donc l’importance du résultat de ce samedi.

Le match offert par les deux équipes au Groupama Stadium devant une foule record pour une rencontre de D1 avec ses 30 000 spectateurs tint assez largement ses promesses en termes d’engagement (sans excès, et on s’en réjouira) et d’intensité. Si, au final, la victoire lyonnaise est assez logique, on fut loin des schémas attaque-défense que ces OL-PSG nous offraient régulièrement il y a encore deux ou trois ans. Olivier Echouafni avait prévenu que son équipe se déplacer pour gagner, et elle le prouva d’entrée de match, ce qui donna une belle première demi-heure. Petit à petit, la machine lyonnaise – privée en défense de sa capitaine Wendie Renard, suspendue, puis de son attaquante Eugénie Le Sommer après une demi-heure, sortie sur blessure – se mit en marche. Mais lorsqu’intervint la pause sur un score nul et vierge, tout semblait encore possible d’un côté comme de l’autre.

Lyon a l’habitude de marquer en début et en fin de périodes, là où ça fait mal à l’adversaire, puis d’enchaîner très vite les buts. Il ne dérogea pas à la première partie de la règle en ouvrant le score moins de cinq minutes après la reprise. Un corner parfaitement tiré par Dzsenifer Marozsan de la droite était repris d’une tête puissante par la capitaine des Nadeshiko japonaises Saki Kumagai qui devançait dans les airs la Brésilienne Formiga. La gardienne chilienne Christiane Endler n’avait pas esquissé le moindre geste (49e, 1-0).

À partir de là, Lyon maîtrisa les quelques velléités parisiennes de revenir au score, surtout dans les dix dernières minutes. Pas mal de joueuses, des deux côtés, ne furent pas tout à fait au niveau espéré pour un tel sommet, peut-être fatiguées par les divers rendez-vous internationaux de la semaine précédente.
À Lyon, Bronze ou Henry (qui n’avait pas joué avec les Bleues) furent bien en deçà de leurs performances habituelles, tandis que Majri ou Cascarino brillèrent moins qu’avec l’EdF, sans pour autant rater leur match. Hegerberg, qui ne joue plus en sélection norvégienne et n’était donc pas activement concernée par la trêve internationale, fut plutôt discrète. À l’inverse, Marozsan et Kumagai, par leur impeccable justesse technique et leur vision du jeu offrirent une très belle prestation.
Côté parisien, la défense souffrit beaucoup des approximations de la Polonaise Dudek qui, certes, ne ménagea pas ses efforts, mais fit trop souvent montre d’erreurs techniques et de relances sur l’adversaire. L’Allemande Däbritz fut quasiment invisible toute la partie, ne pesant jamais sur le jeu de son équipe. Si l’on vit davantage la Danoise Nadim, son activité resta peu productive. Les latérales Glas (bien moins performante qu’avec sa sélection de Suède) et à un degré moindre Morroni n’arrivèrent jamais à apporter le plus nécessaire en attaque. Kadidiatou Diani, incertaine au coup d’envoi (elle n’avait pu jouer avec les Bleues) dût sortir à 25 minutes de la fin, précisément quand sa présence était plus que jamais nécessaire pour revenir au score. Visiblement diminuée (peut-être comme Henry, du reste), son match fut un peu en dents de scie. Marie-Antoinette Katoto, elle, fit son match. Très précieuse pour son équipe par son jeu dos au but et ses conservations de balle, elle pâtit cependant des sous-performances de Däbritz, Nadim et, en partie, de Diani, se trouvant trop isolée pour faire la décision. Enfin, Grace Geyro confirma son très bon match avec les Bleues, surtout lorsque son coach la libéra enfin de son rôle très défensif et qu’elle put se projeter vers l’avant.
Un mot sur l’arbitre pour dire que ce sommet aurait mérité meilleure prestation que celle offerte par Victoria Beyer.

Il reste pour l’OL, avant la trêve des confiseurs, à aller à Soyaux (qui n’a pas encore gagné à domicile), recevoir la lanterne rouge Metz, et recevoir Dijon, actuel premier non relégable qui avait eu l’outrecuidance de lui prendre deux points à l’aller (0-0). Une fin d’année tranquille, a priori…
Le PSG, lui, va se déplacer à Reims (là aussi, comme Soyaux, aucune victoire à domicile), recevra le MHSC, 3e, avant de finir l’année 2019 chez le voisin du PFC pour un derby qui lui réussit en général assez bien.

Buts : Saki Kumagai (49e)

Spectateurs : 30 661

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EAG  2 – 0  PFC

Avant la rencontre, le PFC devançait l’EAG d’un petit point. A l’issue de celle-ci, les Bretonnes sont passées devant  et les Parisiennes accusent deux longueurs de retard. On mesure donc l’importance du match de ce dimanche.
Il fallut attendre longtemps pour voir la situation se débloquer. Ce n’est en effet qu’à l’entame du dernier quart d’heure que Guingamp ouvrait le score par Louise Fleury qui tirait profit d’une passe en retrait mal ajustée de la Finlandaise du PFC Sallström pour marquer du bout du pied son 4e but de la saison, une belle manière de célébrer son récent appel chez les Bleues (76e, 1-0).
Le match était d’ores et déjà plié, puisqu’il ne restait plus que quelques secondes à jouer dans le temps additionnel, lorsque l’international Nigériane Désirée Oparanozie, quelque peu discrète depuis le début de saison, offrait au public présent un but en forme de chef-d’œuvre avec une frappe surpuissante de 40 mètres qui lobait Pecharman en se logeant sous sa barre (90+2e, 2-0) !

Outre la bonne opération au classement (l’EAG grimpe à la 5e place, en tête du « 2e championnat »), les Bretonnes remportent leur 4e victoire et peuvent se targuer d’avoir battu Bordeaux et le PFC et tenu en échec le PSG chez lui. Pas mal ! Feront-elles aussi bien la semaine prochaine à Montpellier ?
Grosse déception en revanche pour le PFC qui continue d’alterner le chaud et le froid et n’a pu aligner une seconde victoire consécutive après celle à Reims (1-0). Le PFC recevra Bordeaux la semaine prochaine, avant d’aller à Fleury pour le derby.

Buts : Louise Fleury (73e), Désirée Oparanozie (90+2e)

Spectateurs : 427

Vidéo des buts à venir

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Crédit vidéo : FFF

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A propos de Philippe Serve


Supporter de l'OM depuis sa finale victorieuse en Coupe de France en 1969. Tombé amoureux du foot féminin, un peu d'abord en 2007 et 2008, définitivement en 2011. Ai suivi pendant 4 ans au plus près l'OM féminin via mon site Olympiennes et Marseillaises. Assume complètement d'être supporter à la fois de l'OM ET de l'OGCN, club de ma ville natale ! Informe au quotidien sur tout le foot féminin, mais aussi sur l'actualité la plus diverse via mon compte perso Twitter @Olympiennes
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