sillicate a écrit:Elle a pu se tromper sur son analyse d'Eichman, et c'est là que Lanzmann la critique. Mais sur son idée de banalité du mal, elle a toute mon approbation :gaby:
Si j'ai bien compris, en résumant énormement et avec mes mots, l'être humain est faible, et il se laisse aller à faire le mal par facilité, pour ne pas se prendre la tête.
Que son analyse d'Eichmann soit erronée, cela reste à prouver ! La banalité du mal n'est pas une question de facilité, mais d'universalité. C'est l'analyse de la Shoah qui est en jeu. Il s'agit du mal radical, absolu. Ce mal est-il le fait d'hommes aussi mauvais que le mal qu'ils ont commis est inouï ? Arendt dit que non. Que la plus complète ignominie a quelque chose d'universel, potentiellement. La monstruosité est humaine, bêtement humaine, tapie chez beaucoup, la plupart, en fait, et prête à s'éveiller par bassesse, par intérêt, par bêtise, par identification avec une idéologie. Cela est vérifié scientifiquement (expérience de Milgram).
En fait, j'en parlais juste pour rebondir sur l'accusation de trollisme de Peezee. Hannah Arendt est un bon filon en la matière. Philosophe juive honnie par une partie de la communauté juive, spécialiste du totalitarisme et de l'antisémitisme, sioniste critique, femme libre, etc.












