J 24 | DFCO-OM : le goût de la victoire

Le Dijon Football Côte-d’Or, DFCO c’est leur vrai nom je vous assure, accueille l’Olympique de Marseille en ouverture de la 24e journée de Ligue 1 ce vendredi 8 février. L’occasion pour les Olympiens de tourner la page d’un mois de janvier calamiteux.

Prenez-en de la graine !

Chez MassaliaLive on pense sérieusement que Rudi a dû lire la prise en main musclée de l’équipe par Ragnarok, pour l’avant-match de OM-FCGB, et s’en inspirer. En effet, après une interminable et sinistre série de revers et de résultats négatifs, l’OM a ENFIN retrouvé la victoire, sans faire de bruit, ce mardi contre les Girondins de Bordeaux !

Alors certes, on était loin du Bordeaux Grand Cru, on frôlait la piquette avec des joueurs déjà accablés de leur récente défaite en demi-finale de Coupe de la Ligue. Bordeaux a quand même bu le calice jusqu’à la lie en s’effondrant au Stade Vélodrome pour ce match en retard. Mais ils ont surtout permis aux Olympiens de relancer la machine malgré un effectif amoindri et un groupe qui faisait tout de même peur à voir.

C’était pas bon, mais on l’a bu quand même !

Ce « match des bannis » a permis de savoir que Duje Ćaleta-Car et Gregory Sertic étaient toujours vivants, le ciel soit loué ! L’ancien bordelais a même réussi à prendre un carton en cinq minutes. Une belle preuve d’engagement pour son club. Ok mais s’il te plaît, pars ! Loin… loin… À noter qu’il s’agissait cette saison de la première victoire de ces deux joueurs qui commençaient sérieusement à ressembler à des chats noirs.

Cette Bérézina a surtout obligé le fin tacticien qu’est Rudi Garcia a finalement faire jouer son équipe avec deux attaquants. Il aura donc fallu attendre qu’il n’y ait plus personne pour tester ce schéma et que Valère Germain puisse être placé dans les meilleures dispositions ?

La preuve d’un renouveau dans les tâtonnements tactiques me direz-vous. À force de chercher, Rudi aurait-il enfin trouvé un système de jeu qui sublimerait ses joueurs ? On se prendrait presque à rêver d’une association Balotelli/Germain qui pourrait être diablement complémentaire.

Notre futur duo d’attaque ?

Tout le monde sur le pont

L’équipe de vendredi risque néanmoins de ne pas avoir beaucoup de similitudes avec sa devancière. Une étrange habitude chez Rudi Garcia qui n’a jamais aligné le même onze deux fois d’affilée cette saison. Contre Dijon, l’OM va donc retrouver Thauvin, Strootman, Luiz Gustavo, Balotelli,  tous de retours de suspensions ou de blessures. Payet et Rami étant espérés plutôt pour la semaine suivante.

Ces  joueurs font figures de tauliers au sein de l’effectif et on attend d’eux qu’ils retrouvent leur niveau en même temps que leurs responsabilités. Si les protagonistes sont placés à leur poste de prédilection, cela pourra déjà être un bon début. Il va surtout falloir que les actes soient joints à la parole. Garcia clamait l’été dernier qu’il possédait un groupe de grands compétiteurs et qu’il était le coach le plus ambitieux de Ligue 1. On attend encore de savoir de qui il parlait…

Costa ConGarcia : ça penche un peu, mais rien de grave ! Revenez !

Mine de rien, si l’OM venait à gagner ce vendredi, ce coach en sursis aura presque sauvé sa peau, tout en relançant son équipe. Pile au moment où on commençait à parler d’ultimatum. Curieuse coïncidence avec cette équipe qui ne joue que par soubresauts. Le capitaine du navire a décidément beaucoup d’influence !

Le DFCO est quant à lui sur une bonne dynamique, malgré une piteuse défaite en terre angevine le week-end dernier. Les Dijonnais sont passés sans encombre en quart de finale de Coupe de France contre des amateurs, ce mercredi et sont sur une série de quatre victoires, un nul et deux défaites en 2019 dont un festival à Geoffroy Guichard (6-2). Julio Tavares est toujours dangereux et Mehdi Abeid ou Naïm Sliti n’ont plus à prouver leur qualité technique.

Belle volée de bois vert !

Les Dijonnais ont cependant le profil type de la victime. Les locaux n’ont jamais battu l’OM à Gaston Gérard et présentent un bilan très négatif avec une victoire et un match nul en huit confrontations. Ce n’est pas le portrait d’un méchant ogre. Même si les phocéens n’avaient dû leur salut qu’à Adil Rami au match aller. Ce match où on se rappellera longtemps ce raté de Mitroglou sur une remise d’Ocampos. Nous avons cependant bon espoir que Super Mario ne se fera pas prier pour transpercer les filets si une telle offrande se présentait à nouveau.

Ça part de là

L’OM tient en Bourgogne l’un des derniers espoirs de sauver sa saison. Une défaite condamnerait l’OM a un sans-faute pour espérer l’« Europa League Project ». En cas de victoire, le club remonterait à une quatrième place provisoire qui redonnerait un bel élan aux phocéens. Au delà du résultat on espère surtout voir cette équipe jouer DEUX périodes et pas quinze minutes par-ci par-là. Il faudra vite enfoncer le clou si l’avantage venait à être pris, et nous n’en avons plus vraiment l’habitude.

C’est vrai qu’c’est bon !

Ce match sent pourtant le nul à plein nez et les Dijonnais s’en contenteraient certainement, eux qui flirtent avec la zone de relégation. On dit que « l’appétit vient en mangeant », alors quoi de mieux que de se baffrer un bon bœuf bourguignon pour retrouver le goût de la victoire ? On entend les joueurs et leur coach nous parlent sans cesse de série à faire pour inverser la tendance. Ça tombe bien, l’OM n’avait pas eu l’occasion d’enchaîner un semblant de série avec deux victoires en novembre dernier et un doublé Dijon-Amiens.

Et devinez donc qui vient au vélodrome samedi ?

Et bon appétit bien sûr !

Allez l’OM !

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A propos de Louis Gustave


Mieux vaut éviter les tacles à la gorge, ça s'appelle une cravate et c'est bien trop sérieux.
Article lu 582 fois, écrit le par Louis Gustave Cet article a été posté dans Avant-match et taggé , , . Sauvegarder le lien.

Une Réponse pour J 24 | DFCO-OM : le goût de la victoire

  1. Ah, le coup du bateau, morte de rire, merci , mec, tu as illuminé mon triste week end , bises