J 9 | Amiens-OM : quand la musique est bonne

Avec ce match, voici l’occasion de vous entraîner avec moi dans une chronique quelque peu débridée. Histoire d’aborder joyeusement un match somme toute loin d’être une affiche mais qui peut nous rapporter trois points ! Ainsi, comme vous l’aurez certainement deviné, cet avant-match se veut musical !

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De la musique, quelle idée saugrenue, n’est-il pas ? Eh bien pas tant que ça… En effet, suite au dernier match contre les Rennais, et à la sortie prématurée (mais Ô combien réjouissante) de l’Holothurie occupant habituellement notre couloir gauche (ne me forcez pas à écrire son nom, j’en ai des vertiges !) mon esprit tortueux s’est, à mon corps défendant, amusé à imaginer une musique d’entrée personnalisée pour chacun de nos joueurs.

Ça peut paraitre étrange, mais il est des thèmes musicaux, ou parfois des textes que l’on imagine assez bien correspondre à l’état d’esprit d’un être humain, en un lieu et une circonstance précise, alors, avant de passer à une analyse (qui sera succincte et totalement dénuée d’objectivité) du match à venir, je vais vous faire une composition maison à coup de tubes, de bizarreries et de choses inavouables que les lois célestes de la musique réprouvent !


Steve Mandanda : Eye of the Tiger (Survivor)

Quoi de mieux pour Steve, que l’on croyait définitivement K.O. après sa saison précédente dont on se demande bien si l’on doit la qualifier de « catastrophique » ou « pachydermique » que cet hymne à la renaissance qui a vu Rocky Balboa venir à bout de Mister T dans Rocky III.

Hiroki Sakaï : Don’t worry, Be happy (Bobby McFerrin)

Hiroki et sa bonne humeur qui paraît si indéboulonnable que l’on croit dur comme fer que le jour où il rejoindra le paradis des guerriers, il le fera le sourire aux lèvres. Il ne pouvait décemment pas ne pas avoir ce classique dans sa playlist !

Lucas Perrin : Mrs Robinson (Simon and Garfunkel)

Dépucelé à la dure, et un peu par la force des choses, il fallait bien se rappeler, qu’avant lui, dans « Le Lauréat » Dustin Hoffman avait aussi eu droit aux honneurs de jouer un peu plus vite que prévu en première division !

Duje Caleta-Car : Rock ‘n Roll Part 2 (Gary Glitter)

Duje ne ressemble pas cette chanson, il est cette chanson ! Une espèce d’étrangeté fabriquée sous acide, dont la cohérence ne peut se percevoir que dans un état second, et qui vous arrache parfois avec brutalité à l’harmonie des choses. Difficile de dire qui des ascendants du footballeur ou du musicien à eu cette idée saugrenue le premier, mais force est d’admettre que c’est quand même curieux !

Bouna Sarr : Nowhere to run (Martha and the Vandellas)

On ne sait pas trop ni où il court, ni après quoi il court (et lui non plus d’ailleurs). C’est parfois un peu lourd, mais généralement c’est funky, et pire que tout, il arrive même que ça fonctionne (parfois) !

Valentin Rongier : J’ai pas l’temps (Faf Larage)

Loin de la madeleine de Proust pour les moins jeunes qui commencent à se rappeler que la première diffusion de Prison Break remonte à bientôt quinze ans, mais plutôt en hommage à l’opiniâtreté dont Valentin à fait preuve pour, enfin, réussir à s’échapper des griffes de Waldemar « Bellick » Kita !

Maxime Lopez : Petit Frère (IAM)

Lui aussi il a voulu grandir un peu trop vite, mais il assure. Il ne devra cependant pas oublier que son talent lui ouvrira les portes sur un ciel azur aussi facilement que son pied droit casse les serrures !

Morgan Sanson : Seras tu là ? (Véronique Sanson)

Bon, déjà, rien que pour l’homonymie j’étais obligé, mais ce petit caprice n’est pour autant pas dénué de sens. Parce qu’au fond, à chaque fois que l’on voit son nom sur la feuille de match, c’est un peu le même refrain qui revient chez nous  : sera-t-il là ? Va-t-il apporter, enfin, ce que l’on attend de lui ?

Nemanja Radonjic : It Wasn’t me (Shaggy)

Shaggy ne se doutait certainement pas, le jour où il a sorti ce tube, qu’il rendrait, pratiquement vingt ans plus tard, hommage à un être humain dont on ignore la fonction exacte en ce bas monde : car, si sur les terrains de la Commanderie il régale, dès que l’enjeu et le public sont là, on a l’impression que tout son corps hurle « C’était pas moi ! ».

Valère Germain : U can’t touch this (Mc Hammer)

Allez savoir comment, allez savoir pourquoi, mais l’an dernier, si j’avais du faire un avant-match comme celui-ci, j’aurai probablement accompagné les pas de Valère avec « Bidon » d’Alain Souchon. Même si je ne suis pas spécialement amateur de bashing, il fallait bien avouer qu’il était tout de même compliqué de lui trouver des qualités, mais depuis, il semble s’être trouvé, depuis son aile droite, un déhanché digne de McHammer, so, it’s Valère Time !

Dario Benedetto : Push it to the limit (Paul Engemann)

Avec sa dégaine de Bad Boy, son histoire un peu torturée, et son envie d’aller toujours plus haut, comment ne pas associer l’image de Dario à celle du sulfureux Tony Montana en réécoutant ce tube qui fleure bon les eighties et qui nous file la pêche à chaque fois qu’on l’entend ! Alors, celle-là Dario, elle est pour toi, n’hésite pas à sortir la tronçonneuse à chaque fois qu’il le faudra !

AVB : Heart of courage (Two Steps From Hell)

Parce qu’il en fallait, du courage, pour reprendre une équipe pareille, après une saison pareille, et dans des conditions pareilles. Alors André méritait bien qu’on lui rende un vibrant hommage à coup de musique épique, donc plutôt que de se souvenir de ce morceau comme hymne de l’Euro 2012 qui n’avait pas laissé un souvenir impérissable, léguons le à notre coach qui, à force de bonne volonté, finira bien à nous réconcilier avec notre OM et le football !

Bonus-Jordan Amavi : Cold Song (Klaus Nomi)

Parce que je ne pouvais décemment pas le rater, je dois avouer que vu le ressentiment que nous avons pour lui depuis plus d’un an, si une musique se joue dans la tête de Jordan au moment où il franchi la distance séparant le vestiaire du bord de la pelouse, ça ne peut, finalement être que celle-ci. Parce que la perspective de voir sa moindre erreur se transformer en but adverse, et d’être maudit pour ça, est finalement à peine moins rassurante que le lyrisme étrange de cette chanson aussi bouleversante qu’angoissante que le non moins étrange Klaus Nomi emprunta, en son temps, à Purcell !


L’adversaire : When you cry (Tito&Tarantula)

Sur huit matchs, Amiens n’a remporté la victoire qu’à deux reprises (à domicile contre Lille et à Metz), et a subi quatre défaites (contre Nice, Nantes, Toulouse et Bordeaux). Pointant actuellement à la 16e place de Ligue 1, avec un goal-average négatif, neuf buts encaissés pour juste quatre marqués. Dur, dur pour Amiens qui n’a que ses yeux pour pleurer en ce début de championnat. Sans compter que pour recevoir l’OM, l’entraîneur a du mal à savoir qui pourra tenir sa place. En effet Serhou Guirassy, Bakaye Dibassy (souffrant d’une légère entorse du genou), Christophe Jallet et Quentin Cornette sont tous incertains pour vendredi soir.
Sachant que l’OM voyage plutôt bien, on ne va pas se plaindre qu’Amiens pleure… when you cry… it’s like a butterfly…


Le match : We will rock you (Queen)

Pas la peine d’y aller par quatre chemin, après trois résultats en demi-teinte, il n’est plus question de faire les choses à moitié, alors souhaitons que cette chanson résonne dans les crânes de nos joueurs au moment de monter sur le terrain, et que la seule volonté qui les anime soit celle de gifler (au figuré naturellement, nous avons assez d’absents comme ça…) les Amiénois si fort que ces derniers n’aient même pas le début d’un embryon d’idée de rébellion !

Allez l’OM, et bonne écoute à tous !

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A propos de Ragnarok


Juriste de raison, confiseur de métier, ancien habitant du bassin parisien repenti en Marseillais pur sucre qui n'a toujours vibré que pour l'OM. Joueur occasionnel au Z5 (option « pieds carrés et contrôles aléatoires » incluse), et désormais fier rédacteur de MassaliaLive !
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Une Réponse pour J 9 | Amiens-OM : quand la musique est bonne

  1. Etienne ! Etienne ! Etienne ! oh ….. oui, tu les tiens bien, bravo !

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