Roberto De Zerbi : Mes joueurs m’ont toujours suivi. Ils m’ont toujours suivi avec leur caractère, qui peut être différent du mien. Hier soir, j’ai parlé avec sept ou huit joueurs, les plus expérimentés, et ils sont tous avec moi. Il n’y a pas de fracture, pas de dissension. Quand ils ne m’ont pas suivi sur le terrain, c’était d’un point de vue football, pas mental.
Comment expliquez-vous que la passion ne se retrouve pas toujours sur le terrain ?
RDZ : Il y a des joueurs qui jouent moins, qui voudraient jouer davantage, et c’est normal qu’ils ne soient pas toujours heureux. Mais j’ai toujours eu, ici à Marseille comme ailleurs, de très bonnes relations avec mes joueurs, basées sur le respect. Je les défends toujours et je continuerai à le faire. C’est une grande équipe, avec de grands joueurs, mais qui joue ensemble depuis trop peu de temps. Si on change sept, huit, dix joueurs chaque saison, si on fait une chasse aux sorcières à chaque difficulté, on a du mal à devenir compétitifs pour ce que Marseille veut et mérite.
Est-ce une critique de la stratégie de l’OM sur le marché des transferts ?
Quand on perd, tout le monde perd. L’entraîneur, les joueurs, le staff, le club. Il n’est pas question de pointer quelqu’un plus qu’un autre. Tout le monde a sa part de responsabilité. C’est une réalité, comme l’est le fait que nous avons perdu 3-0 à Bruges. Une équipe très forte a été construite. Des joueurs ont été vendus, d’autres de haut niveau ont été achetés. C’est un fait. Mais le football se joue à onze, et si les onze se connaissent bien, ça aide énormément. Notre histoire récente montre que cette alchimie demande du temps.
Que dites-vous à vos joueurs pour repartir de l’avant ?
RDZ : Parfois, il n’est même pas nécessaire de parler. Les joueurs savent très bien ce que nous avons fait à Bruges. Ils sont aussi touchés que moi. Je préfère préparer le match d’un point de vue football. Beaucoup de fois, parler n’est pas nécessaire. J’ai la force pour rester encore cinq ou six ans à Marseille. Parce que j’aime ce club, parce que c’est ma passion. Ce n’est pas la passion qui me manque, c’est l’impuissance face à certaines défaites et au manque de régularité. Mais je sais que nous avons la force pour nous relever.
Êtes-vous satisfait des performances de Geronimo Rulli ?
RDZ : Rulli a toujours été l’un des joueurs les plus positifs depuis mon arrivée à Marseille. Nous sommes arrivés ensemble. Il a fait de très bonnes choses. Oui, il a aussi commis quelques erreurs, parfois dans des matchs importants, mais cela ne change en rien la confiance que nous avons en lui. Demain, il joue. De Lange est aussi un très bon gardien. Je n’aime pas trop faire de l’alternance chez les gardiens, mais je suis chanceux d’en avoir deux de très bon niveau. On verra ce que l’avenir dira. Pour l’instant, j’ai confiance en les deux.






