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Sans haine ni violence : arrivée de N’Koulou

Il n’est pas forcément simple de retracer la carrière d’un joueur aussi jeune que Nicolas N’Koulou. Tâchons tout de même de cerner un peu mieux les contours de ce talent camerounais, qui ne demande qu’à éclore.
Portrait du nouveau défenseur central de l’OM.

Son histoire :

Les boîtes servent aussi à jouer au football dans les pays africains. Et Nicolas, dès son plus en âge, n’est pas en reste lorsqu’il s’agit d’aller « taquiner la boîte », avec les copains, sur le terrain en terre battue du coin. Ca lui plait bien le football au petit Nicolas, et puis il est plutôt habile de ses 2 pieds alors en 2000, à l’âge de 10 ans, il suit le chemin des bons footballeurs camerounais, tracé pas des prédécesseurs comme Eto’o et entre à la Kadji Sport Académie de Douala. Nicolas Alexis Julio N’Koulou N’Doubena, de son nom complet, y fait gentiment ses classes, avant de tenter le grand saut en décembre 2007 et de réaliser son rêve de gosse : rejoindre un club pro français. C’est à l’AS Monaco qu’il débarque, sans repère et un peu désorienté, pour faire un essai. « Grâce à Dieu », il réussit l’essai et intègre la CFA du club de la Principauté. Champion des réserves professionnelles 6 mois plus tard, N’Koulou signe son premier contrat pro et est convoqué dans la foulée par l’équipe nationale camerounaise pour les JO 2008. Il y dispute 3 rencontres, dont un ¼ de finale durant lequel il est chargé de contenir Ronaldinho.
Après la sélection jeune, place aux A ! Convoqué fin 2008 pour disputer son premier match avec le maillot des lions indomptables de Samuel Eto’o, N’Koulou ne va plus quitter la sélection. Le fan de Laurent Blanc dispute avec son pays la CAN 2010 et la Coupe du Monde 2010, devenant même vice-capitaine après la retraite de Rigobert Song, le tout à à peine 20 ans !
Du côté de l’ASM, il s’impose dans l’équipe première, d’abord en charnière centrale, puis à un poste de milieu défensif sous les ordres de Guy Lacombe.
Il ne peut néanmoins pas empêcher la relégation de son club à l’issu de la saison 2010-2011. Ses bonnes prestations ont tapé dans l’œil des dirigeants marseillais qui ne laissent pas ce petit bijou en L2 et le font venir à l’OM.

Son football :

Nicolas N’Koulou fait partie de ces bons joueurs africains, formés à l’école de la rigueur et du « savoir jouer ». Athlétique, c’est un grand défenseur, par la taille, qui a également l’avantage de pouvoir jouer en milieu défensif. S’il « n’aime pas courir », il est très efficace dans le marquage individuel et excelle, comme son idole Laurent Blanc, dans la défense « debout ».
Titulaire et vice-capitaine de l’équipe du Cameroun, apparemment gentil et humble, ce bon joueur a semble t-il toutes les cartes pour devenir un grand défenseur. Son association avec M’bia en charnière centrale, ce qui est déjà le cas en équipe nationale, pourrait être très intéressante.
Une bonne recrue low cost comme il est de bon ton dans ce mercato estival.

Ses ambitions :

Sa seule ambition connue était de jouer dans un club de l’élite en France, ambition qu’il a réalisée. On imagine comme la plupart des footballeurs qu’il rêve maintenant de jouer dans les plus grands clubs européens. Mais contrairement à d’autres camerounais qui foulent nos pelouses marseillaise, Nicolas sait bien la chance qu’il a de jouer en professionnel et nul doute qu’il donnera tout à l’OM avant de partir tenter sa chance ailleurs. L’OM n’est pas un « tremplin » pour lui, et ça, c’est quand même sympa !

Pourquoi il fallait le prendre :

– Un mec qui a un tatouage « Maman » sur l’avant bras, ça ne peut pas être un mauvais mec.
– Parce que Lacombe, Bernard de son prénom, le voulait aussi.
– Parce qu’un camerounais humble, ça ne court pas les rues. Ca peut valoir très cher dans très peu de temps.
– Parce qu’il pourra apprendre à Valbuena sa devise : « Toujours se relever quand on a trébuché »

Pourquoi il ne fallait pas le prendre :

– Parce qu’avoir la défense centrale complète d’une équipe larguée en éliminatoires de la CAN 2012, dans un groupe avec l’île Maurice et le Congo, ce n’est pas rassurant
– Parce qu’un mec qui a sur son CV : 2010-2011 : relégation, ça fait tâche
– Parce que c’est une idée d’Anigo.

 
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L’affaire Morel

Après Morgan Amalfitano, la seconde recrue olympienne de cet été 2011 se nomme Jérémy Morel. Non, Christian Gourcuff n’a pas remplacé Didier Deschamps en catimini. L’OM a simplement décidé de faire confiance a une valeur sure de la Ligue 1, dont le recrutement rappelle celui de Laurent Bonnart.

Fiche d’identité

Jérémy Morel
né le 2 avril 1984 à Lorient
1m72
71kg
Arrière gauche
12 buts en 233 matchs

Son parcours:
Lorientais pur sucre, Jérémy Morel n’a connu que son club formateur, dont il est devenu l’un des cadres au fil du temps, sur le terrain comme en dehors.
Attaquant à ses débuts, puis ayant évolué en tant que milieu défensif au cours de sa formation, Morel se fixe finalement au poste de latéral gauche, qu’il n’a plus quitté depuis, bien qu’il présente un profil plutôt polyvalent puisqu’il est également capable de jouer un cran plus haut sur la gauche mais aussi en défense centrale en cas de besoin.

Après des débuts professionnels en 2003, il gagne rapidement sa place dans le 11 lorientais et participe activement à la remontée du club en Ligue 1 en 2006. Il est depuis l’un des artisans de la solide installation des merlus au sein de l’élite.
Ses prestations solides finissent par être remarquées, et Lille est à un moment tout proche de le faire signer, mais est alors refroidi par la condition physique du joueur, qui a connu plusieurs blessures handicapant sa progression. Il rempile finalement à Lorient, où il réalise lors du dernier exercice une saison de qualité, qui ravive l’intérêt des Nordistes mais aussi et surtout de Rennes, à qui il donne son accord de principe avant de changer d’avis suite à l’offre de l’OM.

Son jeu :

Joueur vif, solide dans les duels, prompt à apporter le surnombre et doté d’une bonne technique, son profil rappelle à bien des égards celui de son prédécesseur Taye Taiwo. S’il n’en a pas les qualités athlétiques et physiques, ce qui reste d’ailleurs la principale inconnue concernant son recrutement dans un club jouant la Ligue des Champions, il est en revanche à priori doté d’une meilleure intelligence tactique, école Gourcuff oblige.
Soyons clairs : s’il n’apparaît pas que cette arrivée renforce l’effectif de manière spectaculaire, l’OM tient néanmoins avec Morel une recrue dont on a toutes les raisons de penser qu’elle fera le job, et qu’elle le fera bien.

Si son futur statut à Marseille est encore un peu flou et dépendra sans doute de la suite du recrutement de l’OM et de la concurrence qu’il affrontera sur son côté gauche, Morel s’est déjà affirmé, à 27 ans, comme l’un des meilleurs joueurs du championnat de France à un poste de latéral gauche où les éléments de qualité sont une denrée rare. Son intégration à l’effectif phocéen ressemble donc fortement à un bon coup, d’autant plus que son arrivée s’est conclue à un tarif abordable compte tenu des prix actuels du marché. L’OM a en effet déboursé moins de 3 millions d’Euros, bonus inclus, pour convaincre les dirigeants Bretons de lâcher le Réunionnais. On peut noter que les joueurs ayant le mieux réussi à Marseille ces dernières années sont d’ailleurs rarement ceux qui ont été acheté au prix fort…

Ses ambitions :

Alors qu’il devait signer à Rennes dans les prochaines heures, après son retour des Etats-Unis où il était en vacances, Morel s’est rétracté à la seconde où José Anigo, qui suit le joueur depuis longtemps, est revenu vers lui avec une offre ferme. Morel répète depuis de longues semaines que le challenge olympien est son premier choix, et sa motivation ne semble faire aucun doute, qu’elle que soit sa situation hiérarchique en début de saison.

A l’OM, il retrouvera Morgan Amalfitano, mais également André Ayew, et, s’il reste au club, André-Pierre Gignac, qui ont porté les couleurs lorientaises. Gageons que cela facilite son adaptation, qui devra être rapide : si Didier Deschamps a donné son feu vert à la concrétisation d’un dossier qu’il ne jugeait pas forcément prioritaire au départ, c’est sûrement en partie parce qu’il souhaite pouvoir bénéficier d’un latéral gauche le plus tôt possible dans un secteur de jeu en reconstruction où les automatismes sont particulièrement importants.
Il nous reste donc à souhaiter à Jérémy Morel la bienvenue, en espérant qu’il s’inspire de Fabrice Abriel à son arrivée, et en souhaitant que la suite de sa carrière olympienne soit par contre autrement plus sérieuse…

L’arrivée de Morel en images :

Morel va finalement peut-être aller à Rennes…pour prendre l’avion jusqu’à Marseille.


L’arrivée peu onéreuse de Morel est une bonne nouvelle au moment où l’OM tente de réunir l’argent nécessaire au versement de la première semaine du futur salaire d’A.Diarra

Pourquoi il fallait le prendre :

– Parce que ça fait chier à la fois Rennes et Bordeaux
– Parce que dans un contexte financier délicat, on s’assure un renfort intéressant à moindre coût.
– Parce qu’avec son gabarit de poche, on a peut-être trouvé un ami à Valbuena, ce qui permet d’espérer une fermeture de son site internet

Pourquoi il ne fallait pas le prendre :

– Parce que José Anigo le voulait absolument
– Parce qu’Antonio Pintus pense qu’on le recrute pour les moins de 16 ans compte tenue de sa morphologie
– Parce qu’il a le potentiel pour remplacer Julien Rodriguez dans le cœur des kinés du club, et que ça nous effraie un peu.[/info]

 
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Les notes de la saison

Les gardiens :

Mandanda : le chef d’orchestre

Propulsé capitaine avec le départ de Mamadou Niang en début d’exercice, le gardien international de l’OM n’a pas failli à son devoir. Irréprochable sur et en dehors des terrains, il a souvent permis à l’OM de ne pas repartir bredouille. Si sa fin de saison fut un peu plus compliquée, certains buts encaissés lui étant reprochés, il reste néanmoins le grand bonhomme de cette saison marseillaise. Il s’agit d’une de ses deux meilleures saisons depuis qu’il est à l’OM et devrait continuer avec l’OM.

Andrade : dans la fosse

Jamais aligné en championnat, le gardien brésilien a du se contenter des pauvres miettes laissées par le titulaire du poste. Et ce n’est pas pour nous déplaire ! Toujours aussi folklorique lorsqu’il fut aligné en Coupe, Andrade a su à merveille faire passer des frissons d’angoisses, tel un Edel au sommet de son art. L’OM cherche d’ores et déjà un second gardien pour la saison prochaine.

Les défenseurs

Azpilicueta : la corde qui lâche

Recruté à grand frais, l’international espoir espagnol suscitait toutes les curiosités au démarrage de la saison. Joueur doté d’une vraie technique, il peinait néanmoins à s’imposer sur son côté droit, que ce soit défensivement ou offensivement. Plus incisif au fil des mois, il marquait même son premier but en coupe, à Monaco, avant de subir une rupture des ligaments croisés du genou. Absent toute la fin de saison, il devrait revenir la saison prochaine à moins qu’une des rumeurs de départ ne se concrétise.

Taiwo : la grosse caisse

Pour sa dernière saison, Taiwo nous a fait du Taiwo. Toujours aussi foufou sur son côté gauche, toujours aussi subtile dans ses interventions et dans ses frappes, le nigérien a effectué une saison quasi pleine, ponctuée ça et là des erreurs de placement habituelles. Envolé pour Milan en fin de saison, il a su également nous faire rire en balançant à l’endroit des parisiens, après la finale de la Coupe de la Ligue qu’il offrit à l’OM d’une frappe détournée, un peu approprié « les marseillais sont à Paris… » qui le priva de l’ovation qu’il méritait au Stade Vélodrome. Après 7 ans de bons et loyaux services, Goldorak nous quitte pour les rossoneri. Bon vent l’ami !

Hilton : non noté, absence justifiée par un mot de la maman

Très rarement aligné, le brésilien n’a pas eu l’occasion de briller ou de ne pas briller.

Heinze : l’homme orchestre

Au four, au moulin, en défense centrale, à gauche, aux coups francs, l’argentin n’a une nouvelle fois pas ménagé sa peine cette année. Pas toujours à la fête au niveau vitesse, il a cependant continué de briller dans les duels grâce à sa hargne et sa volonté. Décisif face aux buts dans les moments très chauds, il nous a gratifiés encore cette saison de superbes coups-francs. Après 2 ans années de très loyaux services, il nous quitte pour raisons personnelles. L’OM perd plus qu’un joueur, il perd un vrai gagneur…

Diawara : à bout de souffle

Après un exercice 2009-2010 de très belle facture, le sénégalais a connu une saison 2011 beaucoup plus compliquée. Handicapé par une blessure en début de saison, Diawara n’est jamais parvenu à retrouver un niveau digne de ce nom. C’était également sans compter sur les absences répétées d’Mbia qui n’ont pas permis à l’OM d’aligner sa jolie garde noire. Il ne devrait pas faire de vieux os et pourrait même rejoindre son ami Mamadou à Fenerbaçe.

M’bia : la fausse note

Comme son compère de l’attaque, le camerounais a été beaucoup moins reluisant que la saison dernière. Blessé ou suspendu, il n’a pu participer qu’à 25 matchs de championnat et n’a jamais semblé vraiment dans le rythme cette saison. Positionné de temps en temps au milieu de terrain, il n’a pas là non plus réussi à s’imposer réellement, s’offrant d’ailleurs à chaque fois le luxe de tenter des gestes peu recommandés à ce poste. On attend beaucoup de lui la saison prochaine.

Fanni : plus vite que la musique

Arrivé durant le rigoureux hiver pour remplacer au pied levé Azpilicueta, Fanni a su rendre une copie tout à fait convenable pour ses 6 mois à l’OM. Pas de période d’adaptation qui tienne, en avant la musique. Titularisé en défense centrale face à l’OL pour son premier match, l’ancien rennais n’a pas eu peur. Il a continué sur sa lancée, en faisant montre de jolies qualités offensives. Difficile de dire ce qu’il se passera la saison prochaine avec deux arrières droit de qualité. A moins que le dernier en question bascule dans l’axe…

Les Milieux

Cissé : pisser dans un violon.

Toujours aussi sympathique, Cissé n’a jamais réussi à s’imposer footballistiquement au milieu de terrain cette saison. Léger dans les duels, lent à la récupération et même non motivé en fin de saison, demandant même à être sur le banc, Edouard a sans doute vécu sa dernière année à l’OM, année terne et sans relief. Il reste malheureusement le symbole d’un milieu marseillais point noir de l’équipe.

Kaboré : on connait la chanson

Les années semblent n’avoir sur Charles absolument aucune emprise. Pas d’améliorations, pas de changements, pas d’évolution. Kaboré reste Kaboré, point barre ! Utilisé avec parcimonie par le coach, il a à chaque fois montré du bon et du moins bon, avec comme ressenti final toujours plus de moins bon. Ce joueur semble ne jamais pouvoir franchir de cap. Des clubs anglais s’intéressent à lui, et l’OM cherche un milieu défensif. En voilà des bonnes nouvelles !

Benoît Cheyrou : tambour battant

Relégué sur le banc en début de saison pour d’obscures raisons, le Cheyrou qu’on aime a su rétablir l’évidence en deuxième partie d’exercice. Prenant en charge quasiment toute l’animation offensive, il a pesé de tout son poids en fin de saison, permettant à l’OM de rêver au titre jusqu’au bout. Il finit d’ailleurs meilleur passeur de l’OM. Sans doute rassuré par le maintien de Deschamps, il devrait poursuivre la saison prochaine et faire cette fois ci une saison complète.

Lucho Gonzalez : bruit de fond

C’est dur à dire pour un joueur de son talent mais c’est presque une évidence : Lucho n’a jamais évolué, durant la saison écoulé, au niveau qui était le sien à Porto ou à l’OM la saison dernière. Souvent emprunté, rarement décisif, il est apparu à la peine physiquement dans bien des matchs, laissant même échapper de trop nombreux ballons pour un joueur de sa classe. Le départ de Niang lui a fait du mal, la non entente avec les nouveaux attaquants aussi. Le contexte marseillais semble ne pas lui convenir, le championnat français non plus. Un sentiment de gâchis au final, qui devrait être le sentiment final puisqu’un départ est plus qu’à l’ordre du jour.

Valbuena : sans tambour ni trompette

Après une fin de saison 2010 tonitruante et une Coupe du Monde qu’on connait, Valbuena était attendu comme le loup blanc. Autant dire tout de suite que cette saison fut une petite déception. Finalement, on ne sait pas vraiment quoi dire sur le joueur qui laisse le sentiment de ne pas avoir participé au dernier exercice. La faute à une vilaine blessure qui l’a laissé éloigné des terrains plusieurs mois et qui l’a privé de forme pour la fin de saison. On espère juste qu’il sera beaucoup plus présent la saison prochaine.

Abriel : le chant du cygne (non noté)

Après une première saison honorable, l’ancien lorientais a vu son temps de jeu fondre comme neige au soleil la saison passée. Ne jouant que lorsqu’aucune autre solution n’était disponible, il est alors difficile de se montrer sous son meilleur jour. Ayant clamé son envie de rester, il pourrait intégrer le club des préretraités de l’OM, présidé par Julien Rodriguez.

Attaque :

Brandao : la flûte du camp d’été

Brandao n’a pas brillé sur les terrains en cette saison 2010-2011. Toujours aussi maladroit, il n’en finissait plus de rendre dingue le supporter, à chaque fois persuadé, à juste titre, de pouvoir faire mieux que ce grand échalas. C’est donc avec joie que nous accueillîmes, au mercato d’hiver, la nouvelle de son départ au Brésil, après avoir, selon les soupçons, strausskhaniser une jeune fille en boîte de nuit.

Gignac : le couac

Qu’il faut avoir les épaules solides pour subir ce que ce joueur à subit. Amoureux déclaré de l’OM, André Pierre avait pour lourde charge de justifier un transfert exorbitant pour un joueur de son calibre et de remplacer Mamadou Niang. Difficile, trop difficile peut être. Handicapé par un léger surpoids, en méforme suite à une saison toulousaine quasi blanche, Gignac n’a jamais réussit à lancer sa saison. Auteur de jolis buts, 8 au total, mais aussi de matchs insipides, il n’a pas su trouver son football et encore moins les mots. Recruté comme attaquant de pointe, mais « préférant être remplaçant que de jouer dans l’axe », il a semble t-il été gêné par une pubalgie en fin de saison.
Une saison à oublier mais pas à jeter au feu comme bon nombre se plaisent à le faire.
En revanche la saison prochaine devra être celle de l’explosion, sous peine de rapidement retrouver un club de seconde zone.

Rémy : Chi va piano, va sano

Débarqué lui aussi en grandes pompes et pour une somme quasi similaire à celle de son compère d’attaque, Loïc eu d’abord du mal à se mettre dans le bain. Positionné sur le côté droit, il alternait le bon et le moins bon, sans décevoir pour autant. Replacé dans l’axe aux dépends de Gignac, il a finit la saison en boulet de canon avec notamment 6 buts lors des 5 derniers matchs et un total de 15 buts pour la saison. En espérant qu’il continue sur sa lancée dès le mois d’août !

André Ayew : le soliste

La révélation de l’année côté marseillais ! Revenu d’un prêt en L2 à Arles-Avignon et d’une superbe Coupe du Monde avec le Ghana, l’aîné des frères Ayew, qui ne savait pas de quel temps de jeu il disposerait, avait déjà des envies d’ailleurs. Deschamps ne l’entendait pas de cette oreille et le conservait coûte que coûte pour en faire au final l’olympien ayant disputé le plus de matchs cette saison (50 matchs joués dont 42 en tant que titulaire). C’est difficile il est vrai de se passer d’un joueur aussi généreux, qui a compris ce que mouiller le maillot signifie. Techniquement souvent irréprochable, il a joué à tous les postes d’attaque sans jamais rechigner, finissant même la saison avec 13 buts au compteur, lui qui n’est pas buteur !
Bien aidé par ses gènes, ce pur produit de la formation marseillaise devrait poursuivre l’aventure, à moins que les cambriolages à répétition dont il est l’objet ne l’en dissuade.

Jordan Ayew : l’accord parfait

Certes, un tien vaut mieux que deux tu l’auras. Mais, deux Ayew de qualité, valent mieux qu’un seul. Peu utilisé en début de saison par Deschamps, le jeune Ayew prenait son mal en patience avant d’accueillir avec joie la nouvelle de la petite sauterie de Brandao, qui lui laissait alors champs libre pour s’exprimer. Beaucoup plus utilisé en fin de saison, il en profitait alors pour faire montre d’un talent indéniable et faire envisager des lendemains qui chantent à l’OM. Son sens du but, sa technique et l’entente avec son frère, qui n’en sont d’ailleurs qu’à leur prémices pourraient être des éléments majeurs dans les années à venir. On ne demande qu’à revoir encore et encore !

 
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La gazette du mercato : épisode 1

Le mercato n’a débuté que depuis une semaine mais déjà l’intersaison olympienne a été mouvementée. La mise à l’écart de Dassier et Veyrat et la prolongation d’un Deschamps aux pouvoirs renforcés risque de modifier l’image du mercato que les supporters se faisaient il y a quelques semaines. Au milieu de ces rumeurs, OMLive vous propose d’y voir plus clair : c’est la 1ère gazette de ce mercato 2011 !
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L’OM change de peau : le dossier d’OMlive

Quelques jours après JC

Tout juste deux ans après sa nomination en remplacement de Pape Diouf (le spécialiste du trésor de guerre), Dassier a été remercié. Malgré ça, l’ancien homme fort de l’information de TF1, notamment dans le domaine de la communication (sic) s’en va avec un palmarès qui ferait rougir la totalité de ses prédécesseurs depuis Tapie : deux Coupes de la Ligue et un trophée de Champion de France. Quelles sont les véritables raisons de son éviction ?
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Départ de Gabriel Heinze : retour à l’anormal

Véritable incarnation d’un OM qui regagne, Gabriel Heinze ne défendra plus les couleurs phocéennes la saison prochaine. Il ne lui aura fallu que deux saisons pour rentrer dans l’histoire du club : en éclaboussant le Stade Vélodrome de sa classe, de sa rage de vaincre et de son professionnalisme obsessionnel. Merci Monsieur.

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Départ de Taye Taiwo : la fin d’une époque

Ce n’est pas sans un petit pincement au cœur que l’histoire entre l’OM et Taye Taiwo s’achève. Dernier rescapé d’un renouveau qu’il incarne pleinement, entamé il y a quelques années de cela, son départ tourne définitivement une page de l’histoire du club.
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