D1 féminine : présentation de la 3e journée

On enchaîne avec la 3e journée de D1 Arkema ce week-end. Une grosse affiche avec la rencontre opposant deux prétendants au podium, Bordeaux et Montpellier. L’OM tentera de remporter une seconde victoire consécutive à la maison face à l’autre promu, Reims.

Samedi 13 septembre

Bordeaux-Montpellier
Marseille-Reims
Guingamp-Soyaux
Paris FC-Metz

Dimanche 14 septembre

Lyon-Fleury
PSG-Dijon

[Résultats et analyse de la 2e journée]

Après deux journées de championnat seulement, les quatre candidats aux… quatre premières places trustent déjà le haut du tableau avec autant de victoires que de matchs joués, et pas mal de buts inscrits (39 à eux quatre). Et l’affrontement entre deux d’entre eux, Bordeaux et Montpellier, sera clairement le match à ne pas manquer ce week-end… Le PSG et Lyon devraient poursuivre leur sans-faute, après une parenthèse européenne pour leur entrée en lice en 16e de LdC prolifique en buts pour les représentantes françaises.  Reste à savoir qui marquera le plus de buts ce dimanche pour ces deux équipes… Rencontre entre les deux promus à Marseille, où l’OM aura l’occasion de mettre Reims à six points… Soyaux tentera de décrocher ses premiers points à Guingamp, tout comme Metz au Paris FC…

Samedi 3 septembre

14h30 – Stade Sainte Germaine 1 – Foot+
BORDEAUXMONTPELLIER

Il aura fallu attendre la 3e journée pour avoir sous les yeux la première véritable grosse affiche de cette édition 2019-2020, opposant les quatrièmes et troisièmes de la saison passée. Des Girondines de plus en plus ambitieuses et qui visent le podium, à des Pailladines rêvant de reconquérir une deuxième place synonyme de Ligue des Championnes…
Le FCGB a fait forte impression lors de ses deux premiers matchs où ses adversaires ont été expédiées (Fleury 4-1, Dijon à l’extérieur 3-0). Toujours sans Claire Lavogez (en reprise), l’équipe entraînée désormais par l’Espagnol Pedro Martinez Losa peut s’appuyer sereinement sur l’efficacité de la nouvelle terreur des surfaces de D1, la star jamaïcaine Khadija Bunny Shaw, déjà deux doublés à son actif. Sa puissance se double désormais de celle d’une autre recrue, l’internationale française Ouleymata Sarr, auteure de son premier but à Dijon…
Le MHSC, au sujet duquel on pouvait se poser pas mal de questions légitimes après le départ de plusieurs joueuses-cadres (Sembrant, Jakobsson, Torrecilla, Murphy, Cayman) et de son changement d’entraîneur, Jean-Louis Saez ayant laissé son siège à Frédéric Mendy, a rassuré ses supporters. Après une entame en demi-teinte face aux championnes de D2, Reims (2-0), les Montpelliéraines se sont imposées sur le terrain de Fleury (3-1). La recrue allemande Lena Pettermann en a profité pour inscrire ses deux premiers buts de la saison… Question : Maëlle Lakrar fera-t-elle enfin partie du groupe convoqué par Frédéric Mendy ?
La rencontre devrait être de qualité entre deux équipes joueuses, et celle qui l’emportera ne prendra pas que trois points sur son concurrent direct, mais aussi un avantage psychologique non négligeable…

Arbitre : Camille Soriano.

À noter :
– Après s’être révélée à Hénin-Beaumont, Claire Lavogez a évolué 4 saisons au MHSC. Avant de rejoindre le FCGB la saison dernière, elle était passée entre temps par Lyon (3 ans) et Fleury (1 an).
– Viviane Asseyi, elle, a joué 7 ans au MHSC, avant de partir deux saisons à l’OM, puis de rejoindre Bordeaux lors de l’exercice précédent. Elle avait inscrit un doublé contre son ancien club la saison dernière lors du match à domicile…
– Bordeaux n’a jamais réussi à s’imposer à domicile face au MHSC depuis son accession en D1 (1 défaite, deux nuls).

Les deux derniers Bordeaux-MHSC :
2018 : FCGB 2-2 MHSC
2017 : FCGB 0-0 MHSC

Prono : Bordeaux

———————————

14h 30 – Stade Paul Le Cesne 1 – Multisports 2
OMREIMS

Voilà une affiche « secondaire », mais non négligeable, entre les deux promus de la saison. Paradoxe : les Rémoises (championnes de France de D2 2019) ont offert de meilleures prestations que les Olympiennes lors des deux premières journées, mais se retrouvent à zéro point au compteur, tandis que les Marseillaises en comptent trois. Mais faux paradoxe en réalité, lorsque l’on constate que les Chamepnoises ont dû affronter le MHSC (0-2), puis l’invincible OL (3-8), tandis que l’OM, après avoir joué ces mêmes Lyonnaises (0-6), a reçu Guingamp le week-end dernier (2-1)… Inexistantes et très passives à Lyon, les Olympiennes ont donc pris leurs premiers points de la saison face à un adversaire direct pour le maintien, grâce à un sublime doublé de leur jeune pépite Sarah Zahot (18 ans). Mais tout fut loin d’être parfait, et il faudra montrer un autre visage contre Reims, plus cohérent, avec moins de déchets techniques, un jeu offensif plus construit, et une défense bien plus sereine. A ce sujet, les Olympiennes récupèreront Amandine Blanc, qui a purgé son match de suspension et qui sera utile en défense centrale. Car les visiteuses ne viendront pas en victimes, mais bien en conquérantes. Séduisantes contre Montpellier, elles ont réussi l’exploit de passer trois buts à la défense lyonnaise, ce qui n’était pas arrivé à celle-ci depuis 10 ans ! La jeune et toute récente championne d’Europe U19 Naomie Feller (17 ans) y allant même d’un beau doublé. Si l’OM a sa pépite, le SdR également, et elle sera à surveiller comme le lait sur le feu au sein d’une attaque virevoltante et dynamique, avec en sus de Feller, la Costaricienne Melissa Herrera et la jeune Jessy Danielle Roux, prêtée cette saison par l’OL.

Arbitre : Salvina Elbour.

À noter :
– Les deux équipes ne se sont jamais rencontrées depuis la recréation de la section féminine de l’OM en 2011 et celle de Reims en 2014. Leur dernier affrontement remonte à… 39 ans, le 8 juin 1980, en 1/2 finale du championnat de D1 ! Reims, entraîné par son mythique coach Pierre Geoffroy, avait battu les Olympiennes de Laurent Gombert 2-1 au stade Auguste Delaune. Marie-Françoise Sidibé avait ouvert le score pour l’OM sur pénalty (24’), mais Reims avait renversé la vapeur en trois minutes à l’entame de la seconde période par Nicole Abar (47’) et la future sélectionneuse des Bleues Élisabeth Loisel (50’)…

Les deux derniers OM-EAG :
1977 : OM 2-1 Reims (1/4 de finale aller en championnat).
1976 : OM 0-5 Reims (1/4 de finale aller en championnat).

Prono : nul

——————————–

14h 30 – Stade centre formation EAG 1 – Multisports 3
GUINGAMPSOYAUX

La saison dernière, Soyaux avait devancé Guingamp au classement final d’une place (6e et 7e) et de 3 points… pris notamment par les Sojaldiciennes sur le terrain des Bretonnes à l’antépénultième journée (0-1). L’EAG a donc une revanche à prendre, mais doit aussi se ressaisir après sa déconvenue marseillaise de samedi dernier (1-2). Sana Daoudi et ses coéquipières doivent certainement espérer un retour de leur capitaine et buteuse Désirée Oparanozie dont l’absence sur blessure pesa très lourd contre l’OM…
Mais la formation de Frédéric Biancalani n’aura pas la partie facile face à une équipe de Soyaux à la recherche de sa première victoire. Écrasées au PSG (0-7), les Charentaises n’ont su profiter de jouer à 11 contre 10 pendant plus d’une heure devant le PFC, se contentant d’un match nul et vierge (0-0). Il est temps pour Laura Bourgouin, Sarah Cambot ou Kimberley Cazeau de marquer pour éviter que le doute s’installe…

Arbitre : Maika Vanderstichel.

À noter :
– Guingamp n’a remporté qu’un seul de ses 5 derniers matchs à domicile face à Soyaux (1 v, 1 n, 3 d).

Deux derniers Guingamp-Soyaux :
2018 : EAG 0-1 Soyaux
2017 : EAG 1-0 Soyaux

Prono : nul

———————————-

20h30 – Stade Charléty – C+ décalé
PARIS FCMETZ

Le PFC, qui souhaite retrouver une place sur le podium en fin de saison a pas mal commencé le championnat avec une victoire (Dijon, 3-1) et un nul (à Soyaux, 0-0), mais a perdu son emblématique capitaine Gaétane Thiney, expulsée en Charente. Les Essonniennes ont néanmoins prouvé leur solidité en tenant le nul, bien que jouant pendant plus d’une heure en infériorité numérique. En l’absence de l’internationale aux 162 sélections (et 58 buts), d’autres joueuses devront prendre leurs responsabilités et assurer l’animation offensive, telle Clara Matéo par exemple… Le FC Metz avec, déjà, le dos frôlant un peu le mur suite à deux échecs (Guingamp, 0-2 et le PSG à domicile 1-6), tentera de décrocher ses premiers points.

Arbitre : Solène Bartnik.

À noter :
– Metz n’a jamais battu Juvisy ou le PFC en 6 matchs (1 nul, 5 défaites).

Les deux derniers PFC-Metz :
2018 : PFC 2-2 Metz
2016 : Juvisy 6-0 Metz

Prono : PFC

———————-

Dimanche 14 septembre

16h30  –  Stade Groupama Training Center – C+ Sport
LYONFLEURY

Le FC Fleury 91 était parti à l’attaque de ce championnat avec des ambitions, à savoir entrer dans le Top 5. Si elles ne peuvent avoir disparu après seulement deux matchs joués, le démarrage est néanmoins plus difficile qu’attendu. Deux nets échecs contre des prétendants aux places d’honneur (Bordeaux 1-4 et MHSC 1-3), juste avant d’aller à Lyon, voilà qui risque fort d’entraîner un zéro pointé après trois journées. Et sachant que les Floriacumoises enchaîneront avec un nouveau déplacement risqué à Reims avant de recevoir le PSG, on n’est pas loin de la soupe à la grimace…
Côté lyonnais, on pensera surtout à bien récupérer du long déplacement de mercredi en Ligue des Championnes du côté de Ryazan (Russie), avec une large victoire à la clé (9-0) et une qualification déjà en poche. Il sera intéressant de voir si Jean-Luc Vasseur fait tourner son effectif ou pas, surtout après les ratés défensifs affichés à Reims où, pour la première fois depuis 2009 l’OL a encaissé trois buts, conséquences d’un mélange d’erreur (3e but), de laxisme (1er) et de suffisance (2e). Mais la puissance offensive des Lyonnaises est telle que nulle mauvaise surprise n’est à craindre pour elles avant ce match…

Arbitre : Jennifer Maubacq.

À noter :
– La récente championne d’Europe U19 (et internationale U20) Melvine Malard a été prêtée cette saison par l’OL à Fleury. Le prêt est intervenu lors de la trêve internationale et Malard a pu effectuer ses débuts avec le FCF91 contre le MHSC.
– Fleury est une des rarissimes équipes à avoir accroché un point face à l’OL en championnat ces dernières années. C’était l’an passé, à domicile (1-1). Le FCF91 a d’ailleurs pris l’habitude de marquer contre les Lyonnaises : 3 buts en 4 matchs joués depuis son arrivée en D1 !

Les deux derniers Lyon-Fleury :
2018 : OL 4-1 Fleury
2017 : OL 5-0 Fleury

Prono : Lyon

————–

16h30 – Stade Jean Bouin – Foot+
PSG  –  DIJON

Tout roule pour les Parisiennes en ce début de championnat. Une première place au classement devant l’OL qui, si elle ne relève que de l’anecdote à ce stade de la compétition, peut aussi être vu comme un symbole de l’ambition du PSG de détrôner enfin les championnes en titre (depuis 13 ans) et ce, notamment grâce à un secteur offensif de feu. Les 13 buts inscrits lors des deux premières journées, le quadruplé de Kadidiatou Diani à Metz samedi dernier (6-1) faisant suite au doublé de Marie-Antoinette Katoto face à Soyaux (7-0) et le poids dans le jeu de la recrue internationale allemande Sara Däbritz, tout pousse à un légitime optimisme. Comme pour Lyon, le PSG bénéficie d’un calendrier très favorable, les choses sérieuses commençant à la prochaine étape (28 septembre) avec la réception de Bordeaux. Et, là encore comme pour Lyon, il s’agira ce dimanche de gérer l’éventuelle fatigue du déplacement en LdC, moins lointain cependant, puisque les Parisiennes ont joué au Portugal, à Braga. L’effectif est suffisamment large pour tourner… d’autant que les joueuses n’ont pas eu trop à forcer pour ramener un 7-0 déjà qualificatif de Braga…
À l’inverse, pour le DFCO, cette entame de championnat est bien ardue. Se déplacer au PSG après deux défaites initiales (PFC 1-3, Bordeaux à la maison 0-3) et avant d’aller à Montpellier, voilà qui, vulgairement parlant, n’est pas du gâteau. Il faudra donc serrer les dents et tout donner, en se disant « Qui sait, après tout , un match de foot n’est jamais joué d’avance ! » Enfin… Presque…

Arbitre : Florence Guillemin.

À noter :
– Élise Bussaglia, Dijonnaise depuis la saison dernière, a évolué trois ans sous les couleurs du PSG. Elle y avait été élue Joueuse de l’année en D1 en 2011.
– Solène Barbance, arrivée cette saison seulement au DFCO en provenance de Bordeaux, a joué une saison au PSG (2011-2012), mais avec seulement trois petits matchs joués en D1, dont aucun titulaire.
– Autre « Bourguignonne » ancienne joueuse du PSG, Léa Declerq y est restée 3 saisons (2013-2016), mais avec peu de temps de jeu (dû aussi à une longue blessure).
– Arrivé la saison dernière en D1, le DFCO y a perdu ses deux premiers matchs contre le PSG sur le même score : 0-2.

Deux derniers PSG-Dijon :
2018 : PSG 2-0 DFCO.
2017 : Dijon en D2.

Prono : PSG.

Vous avez apprécié l'article ? Partagez-le...
avatar

A propos de Philippe Serve


Supporter de l'OM depuis sa finale victorieuse en Coupe de France en 1969. Tombé amoureux du foot féminin, un peu d'abord en 2007 et 2008, définitivement en 2011. Ai suivi pendant 4 ans au plus près l'OM féminin via mon site Olympiennes et Marseillaises. Assume complètement d'être supporter à la fois de l'OM ET de l'OGCN, club de ma ville natale ! Informe au quotidien sur tout le foot féminin, mais aussi sur l'actualité la plus diverse via mon compte perso Twitter @Olympiennes
Article lu 610 fois, écrit le par Philippe Serve Cet article a été posté dans Avant-match, Féminines et taggé , , . Sauvegarder le lien.

Les commentaires sont clos.