fourcroy a écrit:Je n'aime pas trop cette idée de responsabilité collective. T'es musulman, tu vis ta foi pépère, t'es pas antisémite. Que veux-tu faire si d'autres musulmans propagent la haine et la destruction ?
Sinon, côté Islam, il semble y avoir des tendances géopolitiques lourdes pas rassurantes.
Je parle surtout des leaders communautaires, de ceux qui en font leur principale activité professionnelle et militante, les imams et de tous ceux qui détiennent un certain poids au sein de la communauté musulmane française hétérogène et fragmentée.
Ils étaient très proactifs pour aller au tribunal pour défendre les valeurs de l'islam contre les caricatures de Mahomet. Il serait temps qu'ils soient aussi actifs pour dénoncer ceux qui sèment la violence de façon opportuniste au même nom de l'islam. Ce sont ces individus responsables d'attentats qui selon moi desservent largement la foi religieuse de 6 millions de Français. Ces mecs donnent du pain à tous ceux qui assimilent l'immigration à l'insécurité et l'islam au terrorisme.
Petite anecdote, juste avant de savoir l'identité du tueur, je discutais avec une amie musulmane qui justement me disait: "j'espère vraiment que ce n'est pas un musulman car avec les élections à venir, ça va faire mal"..
Montrer de quel côté se situent les leaders communautaires permettrait de savoir où leur coeur (ou intérêt) penche: vers la république et société française, ou vers un idéal communautaire.
Au-delà de cela, je serai très enchanté de voir des associations religieuses s'associer en signant des communautés condamnant la violence politique sous toutes ses formes et dans toute circonstance. Voir un imam, un rabbin, un prêtre et un pasteur autour d'une même table après ce type d'évènements aurait une symbolique forte (peut-être moins en France).
Enfin, voilà une partie de ma vision des choses, je pourrais disserter dessus pendant des heures. Au final, je n'ai pas de solution miracle, mais simplement qu'une prise de conscience active serait bienvenue dans notre société où certains préjugés ont de beaux jours devant eux.










